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mercredi 16 août 2017
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Financement des projets liés aux changements climatiques: les acteurs édifiés sur les enjeux et les opportunités

Confronté au défi que constituent les changements climatiques du fait de leurs effets néfastes déjà perceptibles sur les systèmes naturels économiques et humains, notre pays tente de limiter cette vulnérabilité et de l’anticiper à travers des approches adaptatives et innovantes.  C’est dans ce cadre que s’est tenu, hier jeudi, à l’Agence de l’environnement pour le développement durable, un atelier de formation d’un seul jour sur les généralités sur les changements climatiques, le mécanisme du développement propre, le marché volontaire, etc.

Avec ses énormes potentialités, le Mali peut tirer profit du marché carbone pour accroître les investissements notamment dans les secteurs de l’Agriculture, la conservation des forêts et la lutte contre la déforestation. Mais pour y arriver, il est indispensable d’informer et de former les acteurs clés tant au niveau national, régional que local afin de renforcer leurs capacités à réagir positivement aux opportunités liées aux changements climatiques. D’où la tenue hier d’un atelier dans ce sens.

Organisé par l’Alliance globale de Changement climatique, en partenariat avec  l’Agence de l’environnement pour le développement durable (AEDD), l’atelier, prévu pour être animé par l’Assistant technique international dont le contrat a pris fin, aura été conduit par un facilitateur.

Il est destiné à une quarantaine de participants parmi lesquels : des représentants de services techniques des départements ministériels ; de l’Agence nationale désignée (organe interne et externe) ; des organismes de la société civile, ainsi que des porteurs de projets innovants.

Par cette rencontre, il s’agissait pour les initiateurs d’informer les acteurs concernés sur les perspectives du Marché du carbone /MDP par rapport à l’évolution des négociations internationales sur le climat (de Doha à Varsovie).

Il ressort des présentations faites que pour réussir l`accès du Mali à cette nouvelle économie et au Marché du carbone qui l`accompagne, notre pays a mis en place dès 2003, l’organisation institutionnelle exigée des pays en développement ayant ratifié le Protocole de Kyoto (PK) pour pouvoir bénéficier de mécanismes financiers comme le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP): L’Autorité Nationale Désignée du MDP (AND MDP).

Dès 2003, le Secrétariat Technique Permanent du Cadre Institutionnel de la Gestion des Questions Environnementales (AEDD actuelle) rattaché au Ministère de l`Environnement et de l`Assainissement du Mali, a été désigné en tant qu`AND MDP au Mali, avec pour objectif de saisir au mieux les opportunités de développement propre pouvant être offertes par le MDP. Un point focal national chargé du MDP a aussi été nommé la même année. Le 9 mars 2006, le Ministre de l`Environnement et de l`Assainissement a créé par décision une commission technique pour soutenir l`AND MDP dans la réalisation de certaines de ses missions.

S’agissant des procédures d’approbation du marché carbone, il ressort des explications de Boubacar Sidiki DEMBELE, Directeur général adjoint de l’AEDD, que chaque promoteur de projet MDP doit contacter l’Autorité Nationale Désignée (AND) et faire évaluer son projet sur la base des critères de développement durable spécifiques que le Mali a adopté. Aussi, et pour rendre cette étape organisée et transpirante, le Mali a adopté une procédure nationale d`approbation des projets MDP potentiels.

Un autre objectif de l’atelier était  de présenter, non seulement, l’organisation institutionnelle actuelle de gouvernance des aspects carbone au Mali et les procédures y afférentes, mais également les généralités sur les changements climatiques, le marché volontaire, les NAMAs (Nationally Appropriate Mitigation Actions).

Les NAMAs (Nationally Appropriate Mitigation Actions), d’après les explications techniques, sont des projets lancés par des pays en développement et visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces projets doivent répondre à des principes fondamentaux (à défaut de critères précis), tels que le respect des principes du développement durable, intégrer des activités de transfert, de technologie, de renforcement de capacités et de financement… Ils se caractérisent par l’importance donnée à la transparence de l’information et à la nécessité de mettre en place un système de monitoring, rapportage et évaluation.

La différence entre CDM et NAMA est que si le mécanisme CDM a été conçu pour permettre aux pays industrialisés de remplir leurs obligations en termes de réduction d’émissions, l’idée des NAMAs est de permettre aux pays du Sud de réduire leurs émissions de manière volontaire en bénéficiant d’appuis (financiers, techniques…) pour le faire. Par ailleurs, si les projets CDM concernent surtout des projets portés par le secteur privé, les NAMAs doivent impérativement impliquer les pouvoirs publics.

A l’ouverture des travaux, le Directeur général adjoint de l’AEDD a indiqué que l’atténuation des émissions mondiales de gaz à effet de serre est plus que jamais un enjeu fondamental que l’humanité doit considérer avec urgence pour lutter contre le réchauffement climatique.

C’est pourquoi, confronté au défi que constituent les changements climatiques du fait de leurs effets néfastes déjà perceptibles sur les systèmes naturels économiques et humains, notre pays, a soutenu M. DEMBELE, tente de limiter cette vulnérabilité et de l’anticiper à travers des approches adaptatives et innovantes.

 

Par Mohamed D. DIAWARA

 




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