Financement du développement national: ce que propose le mouvement Vert-Jaune-Rouge

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Dans une lettre ouverte au président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, en date du 13 août 2016, signée par son président, Yagaré Baba Diakité, le Mouvement Vert-Jaune-Rouge invite les autorités nationales à exploiter judicieusement la richesse immense de notre pays pour faire face aux défis du développement, dont celles de l’équipement de notre armée. Dans un contexte de crise et de conjoncture internationale, le Mouvement Vert-Jaune-Rouge juge reste convaincu que notre pays doit d’abord compter sur ses propres forces. Parmi ces voies et moyens, il propose de réunir rapidement les experts pour réfléchir sur l’institution d’une nouvelle taxe sur la propriété. En effet, de Kabala, dans le Mandé, à Moribabougou, en longeant les deux rives du fleuve Djoliba à Bamako, il n’y a que de grosses villas. L’État doit amener ces riches propriétaires à payer convenablement la taxe sur leurs propriétés. En plus d’une gestion rationnelle des ressources déjà disponibles, notre pays ne doit plus tendre la sébile pour prendre en charge ses dépenses de souveraineté. Lisez plutôt les propositions du Mouvement-Rouge !

Monsieur le Président,
Dans cette lettre ouverte, le Mouvement Vert-Jaune-Rouge voudrait partager sa conviction avec vous.

Monsieur le Président, nous sommes convaincus qu’aucun « pays mendiant » ne peut avoir une armée digne de nom et de son époque.

Monsieur le Président,
Au-delà de l’effort inscrit déjà dans le budget national, nous vous proposons de nouvelles sources de financement pour l’équipement de notre armée nationale.
Nous ne doutons pas de la coopération internationale. Mais, le contexte dans lequel notre pays se trouve, nous doutons que des nations, notamment les puissances internationales, soient prêtes à nous assister pour doter notre armée nationale d’une flotte aérienne qui va énormément aider notre pays à faire face à la menace djihadiste.
Donc, face à cette conjoncture internationale, il est temps que nous comptions sur nous même pour équiper notre armée nationale.

Monsieur le Président,
En plus de la mobilisation des Maliens pour contribuer à l’effort de guerre, le pays pourra instituer de nouvelles taxes sur la propriété pour la mobilisation des ressources financières pour la défense nationale.
Au-delà de la capitale Bamako, il va falloir répercuter cette mesure sur l’ensemble des grandes villes du pays où l’État peut délivrer un titre de propriété.
Vous convenez avec nous que depuis que le Mali s’est installé dans cette crise, rien n’a pratiquement changé dans la façon de vivre et dans la façon d’être des Maliens, du citoyen lambda aux plus hautes autorités du pays.

Monsieur le Président,
Il est inadmissible de continuer à se voiler la face. Aucune politique de l’Autruche ne mettra notre pays à l’abri de la menace terroriste. Donc, il faut se ceindre les reins et faire face de manière courageuse à ce que nous vivons et à ce qui nous attend.

Monsieur le Président,
Nous vous implorons de réunir rapidement les experts en la matière pour réfléchir sur l’institution d’une nouvelle taxe sur la propriété.
L’État du Mali n’est pas pauvre. Il y a tellement de sources de revenus qui ne sont pas exploitées à hauteur de souhait, sans compter la mauvaise gestion des ressources nationales.
En plus de la bonne gestion des ressources nationales mobilisées, la nouvelle taxe sur la propriété, pourra être une aubaine pour notre pays afin de financer rapidement l’équipement de notre armée nationale.

Monsieur le Président,
Il est temps, grand temps que les grosses fortunes maliennes contribuent, à hauteur de leur richesse, à l’effort de guerre.
De Kabala dans le Mandé à Moribabougou, en longeant les deux rives du fleuve Djoliba à Bamako, il n’y a que de grosses villas. L’État doit amener ces riches propriétaires à payer convenablement la taxe sur la propriété.
Il y a aussi le cas de ces milliers de Maliens qui se donnent le luxe d’avoir des titres fonciers sur des milliers d’hectares. Avec la levée de la suspension sur l’acquisition des terres, si une taxe annuelle était appliquée sur ces terres, à défaut de renflouer la caisse de l’État pour l’effort de guerre, elle aura le mérite de mettre un coup de frein à la course aveuglée et éhontée de s’approprier les terres communautaires.

Monsieur le Président,
Notre souhait est de voir l’État malien faire payer, de façon convenable, une taxe conséquente à tous les acquéreurs de terrains. Et, si des dispositions sont prises pour la bonne gestion des ressources qui seront mobilisées par la perception de ces différentes taxes, l’État du Mali n’aura aucun problème à se doter d’une armée digne de nom, qui pourra lui assurer un sommeil tranquille.

Monsieur le Président,
Dans la prise en charge de la menace djihadiste et des velléités sécessionnistes sur son territoire, le Mali ne doit pas tendre la sébile.
Nous avons suffisamment de ressources non mobilisées ou mal mobilisées pour rendre à notre armée toute sa dignité.
En donnant à l’armée malienne, les moyens en hommes et en armes, il n’y a aucun doute, la dignité et l’honneur du Malien seront restaurés.

Bamako, le 13 août 2016
Yagaré Baba Diakité
Président du Mouvement Vert-Jaune-Rouge

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