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mercredi 14 avril 2021
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Flambée du prix des denrées de première nécessité: plusieurs manifestations prévues ce week-end

Depuis quelques jours, les prix des denrées de première nécessité ont progressivement flambé sur les marchés de Bamako et environs. Une miche de pain est passée de 250 FCFA à 300 FCFA. Au même moment, le litre d’huile est passé de 900 à 1000 F CFA (voir 1 100 FCFA par endroit) ; et un Kilogramme de viande précédemment cédé à 2 200 FCFA revient 2 500 FCFA à la ménagère. Le constat est le même à l’intérieur du pays. Pour dénoncer ces problèmes, des organisations de la société civile regroupées en un front veulent faire une démonstration de force, ce week-end, dans des lieux stratégiques de Bamako.

Cette situation de flambée des prix est dénoncée par les consommateurs. Pour dire non à cette flambée, en cette période particulièrement difficile pour le pays en raison de la pandémie à Coronavirus, des associations de consommateurs prévoient d’organiser des manifestations, ce week-end, pour inviter les plus hautes autorités du pays à prendre des dispositions afin de revoir les prix de ces denrées à la baisse.
C’est le cas du Front populaire contre la vie chère (FPCVR) qui regroupe une dizaine d’associations et d’organisations de la société civile qui prévoit d’organiser une manifestation au cours du week-end.
Une inquiétude d’autant plus justifiée, puisque le mois de Ramadan pointe à l’horizon (mois d’avril). Or, cette période de Ramadan connaît, généralement au Mali, une hausse des prix des denrées alimentaires. Une hausse sans cesse décriée par les Maliens.
Dans un entretien qu’elle nous a accordé, la présidente du FPCVR, Mme Mariam KONE, a dénoncé le silence des Associations de défense des droits des consommateurs, légalement reconnues, à l’image du l’ASCOMA, du RECOMA, de l’ALCOM, etc. face à la situation qui prévaut.
Elle a rappelé que le coût de la vie a été l’une des raisons pour lesquelles l’ancien régime a été combattu. Aujourd’hui, dit-elle, elle regrette de constater que la situation ne s’améliore guère pour la ménagère, dont le panier devient de plus en plus vide à Bamako, dans l’indifférence générale.
En plus des associations de consommateurs, elle a interpellé les associations et organisations de femmes qui n’ont pas aussi osé lever le petit doigt. Pire, même les responsables du mouvement de contestation qui a mis fin au régime précédent semblent ne pas être dérangés par cette situation.
Pour Mariam KONE, journaliste de son état, la plupart de ces augmentations ne se justifient pas ; d’autant plus que le Gouvernement a pris plusieurs mesures visant à stabiliser le prix de ces denrées.
Au passage, elle a invité les autorités à rendre opérationnels les comités de veille. Pour le cas de la viande, la seule explication valable à ses yeux pour l’augmentation du prix du kilo étant l’exportation abusive de notre bétail vers les pays voisins, où la viande revient finalement moins chère que chez nous.

Par Abdoulaye OUATTARA




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