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lundi 20 août 2018
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Fluidité sur les corridors des pays d’Afrique sans littoral: les pistes de solutions de la rencontre de Bamako

Dans le cadre de la relance de ses activités, l’Association des acteurs du transport des pays sans littoral de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (ATPSL/AOC) tient, depuis hier jeudi, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, sa 4e rencontre statutaire qui sera sanctionnée par le renouvellement de son bureau.

Placée sous le patronage du président de l’ATPSL/AOC, le Nigérien Hervé Sébastien ILBOUDO, la cérémonie d’ouverture de la rencontre de deux jours s’est déroulée en présence du président du Conseil malien des chargeurs, Ousmane Baballaye DAOU ; du directeur général du Conseil centrafricain des chargeurs ; le représentant de la directrice générale du Conseil nigérien des utilisateurs des transports publics.
On y notait aussi la présence d’une délégation du Burkina Faso, les représentants de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’UE, de la Banque mondiale, de la BAD, du Patronat, des membres des chambres consulaires, etc.
Selon Ousmane Baballaye DAOU, la création de l’Association des acteurs du transport des pays sans littoral de l’Afrique de l’Ouest et du Centre découle d’une réflexion des pays membres ayant les mêmes difficultés, sans occulter leurs spécificités.
Son objectif, soutient le président du CMC, était non seulement d’avoir un cadre pour mieux discuter avec les ports de transit, mais également d’évoquer les questions de fluidité et d’échanger sur l’état des routes, les tracasseries routières, les passages portuaires, ainsi que les problèmes douaniers et administratifs, etc.
Le président du CMC, Ousmane Baballaye DAOU, s’est réjoui de la présence d’autant de personnalités et d’opérateurs économiques qui partagent cette vision, à savoir des pays de l’inter-land plus forts et plus dynamiques, où un chargeur pourrait facilement d’un point à un autre transporter sa marchandise avec des économies à tous les niveaux.
La présente rencontre statutaire a pour objectifs de partager les préoccupations des pays membres sur l’évolution récente des échanges dans les corridors et d’étudier la nature et l’ampleur des obstacles aux échanges intercommunautaires.
Aussi, vise-t-elle, à amener particulièrement les participants de la réunion de Bamako à définir les pistes de solution afin de rendre plus fluides nos corridors.
Par ailleurs, dira M DAOU, cette rencontre leur permettra de faire l’état de mise en œuvre des actions engagées en vue de l’atteinte des recommandations adoptées lors de la 3e réunion.
Sur un tout autre plan, l’ATPSL/AOC, a expliqué M DAOU, se veut surtout une force de négociation, sans pourtant occulter son rôle de veille, d’écoute, de proposition et de relais.
En conclusion, le président du CMC s’est dit convaincu de leurs échanges sortiront des recommandations pertinentes qui permettront de booster positivement leurs échanges.
Quant au président de l’ATPSL/AOC, il a rappelé les raisons qui ont surtout motivé sa création.
« Après tant de péripéties que nos différents pays ont traversées, il s’avère nécessaire que les membres de l’Association dont les pays ont été durement éprouvés par les aléas climatiques et les crises politico-économiques et sociales se retrouvent pour créer l’Association des acteurs du transport des pays sans littoral de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (ATPSL/AOC) en octobre 2007 », a déclaré M ILBOUDO.
Pour lui, l’objectif de leur Organisation qui est d’instaurer un cadre de concertation sur les transports et la logistique pour la promotion du commerce extérieur des pays sans littoral de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, reste toujours d’actualité.
Ainsi, la rencontre de Bamako est l’occasion pour les participants de partager leurs expériences, leurs difficultés et de se pencher sur la vie future de leur association afin de relever les nombreux défis.
L’ATPSL/AOC, reconnaît volontiers son président, a connu quelques difficultés de fonctionnement ces dernières années. Alors, à son avis, il importe que ces membres resserrent leurs rangs, dans la mesure où les pays membres en raison de leur enclavement subissent un coup énorme pour leur intégration au marché mondial.
Toutefois, M ILBOUDO s’est félicité de quelques activités à l’actif de leur association, il s’agit, entre autres, de sa participation aux assemblées générales de l’Alliance en 2016 et en 2017, respectivement à Cotonou et Ouagadougou ; sa participation contre les tracasseries routières sur les différents corridors. L’Association a également entrepris des négociations avec les autorités portuaires.
Conscient du rôle combien important de leur Association, son président a invité tous ses membres à redoubler d’efforts pour débarrasser leurs échanges commerciaux des pratiques anormales et assurer un approvisionnement régulier à leur pays respectif. C’est pourquoi, a-t-il conseillé, il est important qu’ils élargissent leur champ d’actions de leurs activités en portant à un niveau plus élevé auprès des organisations sous régionales et internationales les problèmes spécifiques des pays sans littoral. Ils doivent également se donner les moyens pour réaliser leurs ambitions, avec le soutien et l’accompagnement des plus hautes autorités des États respectifs.
En tout cas, le rendez-vous de Bamako se veut un cadre de concertation, de mise en cohérence des politiques et stratégies et de défense des intérêts et droits des pays sans façade maritime.

Par Sékou CAMARA




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