Fondation Mali vert: nobles ambitions pour le Mali

Lancée pour une durée maximum de 99 ans, l’objectif affiché de la Fondation Mali vert, de Cheicknè KAGNASSY, est de planter un million d’arbres durant les quatre premières années de son existence (2015-2018), en vue de contribuer au programme de développement du président de la République.
Explication du Secrétaire général, Bouya KAGNASSY, fils du fondateur…

La crise écologique est désormais reconnue comme crise profonde mettant en jeu l’équilibre des sociétés. C’est une crise globale qui engage le devenir de l’humanité et la possibilité d’une vie humaine et sociale sur la planète. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) considère comme quasiment certaine l’hypothèse d’un réchauffement climatique qui ne serait pas dû seulement à des cycles naturels, mais également à des causes humaines. Cette crise reste pourtant souvent invoquée comme menace anonyme, voire comme une punition qui exigerait une mobilisation de tous sans distinction pour « sauver la planète «.
À l’instar des autres pays du monde, le Mali est loin d’être épargné par les revers climatiques. Le changement climatique qui est depuis des années une des principales préoccupations du monde entier ne fait qu’empirer davantage avec son corollaire de la déforestation qui est un phénomène très répandu sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui n’est pas de nature à conforter convenablement les efforts déployés par les autorités pour la lutte contre les changements climatiques, la désertification et l’érosion des terres. Vu l’ampleur du phénomène, l’implication de chaque citoyen est importante, non seulement pour un changement de comportement, mais aussi, pour l’amélioration de notre cadre de vie à travers la régénération de nos forêts.
Un geste et une action citoyenne auxquels la Fondation Mali vert de l’opérateur économique de renom, le Doyen Ckeickna KAGNASSY, a décidé de faire siennes depuis deux en orientant ses actions dans le domaine de l’environnement. Et pour preuve : la jeune organisation qui a été créée, pour contribuer au programme de développement du président de la République, entend apporter sa pierre à l’édifice national en engageant une implacable lutte contre la déforestation. Ce combat salutaire, contre la désertification et le changement climatique, la famille KAGNASSY le mène avec brio et ce, à la grande satisfaction des populations bénéficiaires et des autorités du pays.
« C’est la première fois au Mali qu’on assiste à une initiative citoyenne d’une telle ampleur », a souligné un haut responsable du ministère de l’Environnement en relevant que l’opération va contribuer au projet de la Grande muraille verte qui ambitionne de dresser un rempart vert contre le désert dans la bande sahélo-saharienne jusqu’à la Mer Rouge
Le premier acte posé dans ce sens aura été, selon le Secrétaire général de la Fondation Mali vert, Bouya KAGNASSY, le projet « Koulikoro vert » dont l’opération a été lancée en 2015.
Des explications fournies par ce dernier, c’est à partir d’un certain nombre de constats, notamment la dégradation progressive de l’environnement, que ce projet baptisé « Koulikoro vert » a été initié pour la région de Koulikoro.
L’initiative qui s’étale sur 4 ans (2015-2018), laquelle est à mettre au crédit du Doyen Ckeickna KAGNASSY, soucieux de l’avancée inquiétante de la désertification dans notre pays, consiste, selon les prévisions faites, à planter, dans la région de Koulikoro, un million d’arbres.
Pour la première phase (2015) de cette belle initiative patriotique, il a été boisé plusieurs hectares avec 100 000 plants de différentes espèces.
Cette année, la Fondation Mali vert, selon toujours son responsable, a fait nettement mieux en multipliant ce chiffre (100 000 plants) par trois et en ajoutant de nouvelles espèces.
Ainsi, 300 000 plants sont mis à la disposition des populations lesquels sont composés de Baobabs, de Tamariniers, d’Acacia-Sénégal, de Nîmes, de Moringas.
Ces espèces, dont le choix a été avalisé par les services techniques, notamment la Direction nationale des Eaux et forêts, répond aux exigences du sol, seront plantées suivant les normes garantissant leur survie.
Sur ce nombre de 300 000 plants, 400 plants ont été plantés sur une superficie clôturée d’un hectare dans la forêt de Tienfala, à l’occasion du lancement de la deuxième édition de l’opération de reboisement de la Fondation Mali vert sous le parrainage du président du Haut conseil des collectivités, Mamadou Satigui DIAKITÉ.
Les deux prochaines années (2017 et 2018) verront également la Fondation, nous rassure son Secrétaire général, produire 600 000 plants, soit 300 000 chaque année, avant de les mettre à la disposition des populations, des services techniques de l’État ou des privés qui veulent les planter.
Autre révélation, autre motif de fierté : tous ces plants sont produits par la Fondation elle-même dans différents lieux, notamment, à Banamba, à Missabougou, à Faladié et près du pont Fahd.
Certains pourraient se demander pourquoi un opérateur économique s’investit-il dans un tel projet, s’est interrogé Bouya KAGNASSY. Sa réponse a été claire : « notre action n’a aucune arrière-pensée politique. Elle s’inscrit dans la politique de développement du cercle de Banamba et du Mali, conformément au programme de développement des autorités du pays qui consiste à mettre fin à l’avancée progressive du désert dans notre pays par des actions de régénération de nos terres et de reverdissement du pays ».
Pour KAGNASSY fils, tous les Maliens doivent prendre part à la lutte contre la désertification qui menace la sécurité alimentaire et même notre propre existence.
Voilà pourquoi la Fondation qui ambitionne exister pendant 99 ans, prévoit d’étendre ses actions environnementales sur toute l’étendue de la région de Koulikoro en tablant sur la prise de conscience et l’engagement des populations bénéficiaires dans le domaine de l’entretien et du suivi des arbres plantés.
D’ores et déjà, la jeune organisation caritative, dont les actions s’inscrivent dans la durée, a approché des structures spécialisées, plus précisément, la Station de recherche de Sotuba, pour la production et la mise à disposition des plants d’arbres capables de résister dans les zones arides. L’objectif étant non seulement de vulgariser ces plants à travers le pays, mais surtout de faire contribuer la jeunesse à travers des techniques de démultiplication. Toute chose qui va concourir, selon Bouya KAGNASSY, à lutter contre le chômage des jeunes.
Si une chose est de planter des arbres, une autre est d’en prendre soin. C’est pourquoi KAGNASSY fils a vivement sollicité l’apport des populations pour l’entretien des 1 million de plantes qui seront mis en terre dans les 4 années à travers la région de Koulikoro.

Par Mohamed D.DIAWARA

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