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mardi 12 décembre 2017
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Fonds national pour l’éducation non formelle: yeelen Bulon prépare la mise en place des organes

Le Réseau Yeelen Bulon, structure faîtière regroupant 73 ONG nationale, qui signifie en bamanankan «le vestibule de la lumière», en partenariat avec DVV International, a organisé, hier jeudi, dans la salle de réunion de AMALAN (ex- DNAFLA), l’atelier préparatoire de l’Assemblée générale de mise en place des organes du Fonds d’appui au développement de l’éducation non formelle au Mali (FADENF/Mali).

L’objectif général du présent atelier était d’informer et de sensibiliser les acteurs, les services techniques de l’État, les partenaires techniques et financiers évoluant dans le secteur de l’éducation non formelle sur les démarches entreprises en faveur d’un mécanisme propre de financement du sous-secteur accepté de tous.

La cérémonie d’ouverture de la journée était placée sous la présidence du conseiller technique,  Abou DIARRA, représentant le ministre de l’Éducation nationale. Il avait à ses côtés, le président du Réseau, Ibrahim Ag IDBALTANAT; le directeur de l’ONG DDV International, Mahamadou DIAGNE; ainsi que le modérateur, l’ancien ministre, Adama SAMASSEKOU.

On y notait également la présence de plusieurs responsables d’organisations, membres du Réseau.

Le président du Réseau Yeleen Bulon a rappelé que la société civile malienne, de 1990 à nos jours, s’était investi activement dans le champ de l’alphabétisation, à travers la mise en place et l’animation de nouvelles structures telles que les Centres d’éducation pour le développement (CED); les Centres féminins d’apprentissage (CAFé) et les Centres de formation professionnelle, destinés aux néo-alphabètes en milieu péri-urbain.

Cependant, a-t-il fait savoir, les résultats de l’enquête, ELIM 2006, relèvent que 26% seulement de la population malienne sont alphabétisés (47% pour le milieu urbain contre seulement 15% pour le milieu rural). Ce taux, à son avis, cache des disparités effrayantes: Bamako a le taux le plus élevé (52%), suivi de Kidal (26%) pendant que Kayes ferme la marche avec seulement 19%.

Selon le sexe, les hommes sont plus alphabétisés que les femmes (34% contre 18%).

Actuellement, l’éducation non formelle, qui englobe l’alphabétisation, a-t-il indiqué, se caractérise par un taux d’alphabétisation, estimé à 35% seulement pour la tranche d’âge de 15 à 55 ans dont 65,08% pour les hommes et 34,01% pour les femmes. Et un très faible financement qui a évolué de moins de 1% à environ 3%, de 2001 à nos jours.

Devant ce constat, un changement de paradigme s’impose pour trouver les ressources nécessaires pour le financement de l’éducation non formelle, en vue de l’atteinte de l’EPT (Éducation pour tous) qui y sont liés.

Conscient de cet état de fait, le réseau Yeleen Bulon a amorcé une dynamique tendant à la création d’un fonds national pour l’éducation non formelle, a soutenu le président. Au nombre des actions entreprises, il a cité, entre autres, la visite d’échange, effectuée par le Réseau au Burkina, en avril 2011 pour s’enquérir des expériences burkinabé en la matière; la réalisation d’une étude nationale sur la faisabilité d’un fonds national pour l’éducation non formelle (juillet et août 2012); la tenue d’un atelier d’élaboration des documents de base du fonds (Statuts), ainsi que la tenue d’un atelier de validation des Statuts et règlement intérieur du fonds.

Le directeur de DVV international s’est réjoui de la tenue de cet atelier; et a réitéré le soutien et l’accompagnement de son organisation pour la promotion de l’éducation non formelle au Mali.

Quant au représentant du ministre de l’Éducation nationale, il a vivement félicité et remercier le Réseau Yeleen Bulon pour son engagement en faveur de la promotion de l’éducation non formelle au Mali.

Pour preuve, il a cité, les différentes campagnes de plaidoyer pour la création du fonds  national pour l’éducation non formelle et la présente journée, relative au mécanisme de financement du sous-secteur.

En conclusion, M.DIARRA, fervent défenseur et expert de l’éducation non formelle, a réaffirmé l’accompagnement et le soutien de son ministère au Réseau Yeleen Bulon qui se bat au quotidien pour la promotion de l’éducation non formelle, facteur de lutte contre la pauvreté, le sous-développement et l’ignorance.

Par Sékou CAMARA

 




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