Formation des jeunes enseignants: le SNEC fidèle à sa tradition

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Le vendredi dernier, le Syndicat national de l’éducation et la culture (Snec) a procédé à la cérémonie de clôture d’une série de formation de jeunes enseignants contractuels qui évoluent dans les écoles publiques et privées. La cérémonie a enregistré la présence de M. Mouloud Ben Khatra, secrétaire général du SNEC et non moins secrétaire général adjoint de l’UNTM ; M. Alpha Djiteye, conseiller technique du ministère de l’Éducation nationale, les formateurs et les jeunes enseignants bénéficiaires de ladite formation.

Apprendre aux jeunes enseignants des techniques d’enseignement au niveau fondamental et la maitrise des outils didactiques, tels étaient les objectifs de cette série de formations qui a duré un mois. Le centre de formation continue et de perfectionnement du SNEC a servi de cadre pour cette formation qui a regroupé plus de 100 participants et 30 formateurs de l’enseignement fondamental.
Selon M. Ben Khatra, ce centre est le fruit de la collaboration entre le SNEC et la coopération suisse. Il a, à cet effet, expliqué que les diplômés ayant opté pour la profession d’enseignante et ceux qui sont sortis des Instituts de formation de maîtres qui évoluent dans les écoles privées et communautaires ont un besoin criard de formation pédagogique. Ainsi, pendant un mois, les participants ont été formés à la maîtrise de la fiche des préparations, les nouvelles méthodes de la pédagogie et d’autres matières indispensables pour un enseignement de qualité, a indiqué M. Ben Khatra. Ainsi, le SNEC, en s’impliquant dans la formation des enseignants et à l’amélioration de la performance des enseignants, aide l’État à relever le défi de la restauration d’une école digne de nos enfants face aux défis du développement. Il a par ailleurs salué l’assiduité des stagiaires avant de remercié le courage des formateurs : « je tiens à vous remercier pendant les 4 semaines de votre disponibilité, témoignage de votre assiduité, de votre ponctualité, de votre amour et je tiens à remercier l’équipe de formateur qui, sous la pluie, le vent, malgré leur contrainte s’est donné le meilleur de lui-même pour vous donner le peu de connaissance infiniment. Au nom du bureau exécutif, je tiens à vous remercier très sincèrement, camarades formateurs », a-t-il dit.
Quant à Mamadou Koïta, porte-parole des jeunes enseignants, il a remercié le SNEC et ses collaborateurs : « après un mois jour pour jour, nous avons appris comment enseigner une discipline de l’enseignement fondamental. Cette formation va sans doute permettre aux promoteurs des différentes écoles privées et communautaires de Bamako et alentours ou d’ailleurs de trouver au sein de leur établissement des enseignants de qualité », a-t-il dit. Signalons que depuis 40 ans, le SNEC et ses partenaires organisent ces séries de formations à Bamako et à l’intérieur du pays. Faut-il rappeler que le syndicat des enseignants de la Suisse Romande finance une partie de cette formation. Mais l’arbre ne devant pas cacher la forêt, M. Ben Khatra révèle que les financements sont de plus rares cette année. Pour ce fait : « le SNEC en voulant rester autonome pédagogiquement, financièrement a eu l’initiative de créer un centre pour permettre une autogestion avec des ‘’ressources internes propres à nous-mêmes’’. Le centre nous permettra d’accompagner les enseignants des écoles privées, des écoles communautaires et de touts autres diplômés qui désirent faire carrière dans la profession enseignante en tapant à la porte des écoles privées », a-t-il rassuré, avant de promettre que l’année prochaine, les jeunes formateurs qui auront cette année leur diplôme, s’ajouteront aux autres formateurs pour servir sur l’ensemble du territoire national, à travers une gestion dudit centre.
Signalons que cette année, le SNE a formé 284 jeunes enseignants, dont174 femmes sur toute l’entendue du territoire national.

Christelle KONE

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