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vendredi 22 septembre 2017
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Forum sur la santé communautaire au Mali: les députés à l’ecoute des professionnels

La Commission Santé, Développement social et Solidarité de l’Assemblée nationale du Mali, en partenariat avec la National Democratic Institute (NDI), avec l’appui technique de l’USAID, a organisé, le samedi dernier au Grand Hôtel de Bamako, un forum thématique sur la santé communautaire qui a pour but de renforcer les capacités de l’Assemblée nationale, dans son rôle législatif et de contrôle du secteur de la santé.

Placées sous le patronage du 1er vice-président de l’AN, l’honorable Mamadou TOUNKARA, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président de la Commission Santé, Développement social et Solidarité de l’AN, l’honorable Kalilou OUATTARA ; le directeur NDI-Mali, le Dr Badiè HIMA ; le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’hygiène publique, Bakary DIARRA ; la directrice par intérim de l’USAID, Mme PACIFIC. On y notait la présence de plusieurs honorables députés et des responsables des services et structures intervenant dans le domaine de la santé.
Selon le directeur du NDI-Mali, c’est dans le cadre de son Programme de renforcement de la gouvernance au Mali, financé par l’USAID, que le NDI appuie techniquement la Commission Santé, Développement social et Solidarité a organisé ce forum sur la santé communautaire avec les organisations de la société civile du Mali, les ministères techniques et les partenaires techniques et financiers.
Aussi, a-t-il précisé, le présent forum thématique vise à renforcer les capacités de l’Assemblée nationale dans son rôle législatif et de contrôle de l’action gouvernementale du secteur de la santé.
De façon, spécifique, il vise à aider les députés à comprendre la politique sectorielle de santé et de population du Mali ; les problèmes liés à la gestion et au fonctionnement du système dans le domaine de la santé communautaire au Mali ; renforcer les liens entre l’Assemblée nationale et les organisations de la société civile en les amenant à avoir une compréhension commune et partagée sur les questions prioritaires de santé en vue de réduire les vulnérabilités liées aux maladies évitables sur toute l’étendue du pays. Enfin, le forum vise à formuler des recommandations pouvant servir à soutenir la politique nationale de santé et développement social en vue de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, néo natale et infantile et l’élaboration d’un plan d’actions opérationnel pour la Commission de la santé, le Développement Social et de la Solidarité.
Par ailleurs, soutient le Dr HIMA, en dépit de la volonté des collectivités à prendre en charge la santé communautaire, des nombreuses insuffisances quantitatives et qualitatives existent dans le secteur particulièrement celui communautaire. L’insuffisance quantitative est liée à plusieurs causes, entre autres, le non disponibilité de certaines compétences sur le marché de l’emploi, la réticence du personnel à travailler dans les zones difficiles et la problématique de la prise en charge des agents de santé par les collectivités.
Les centres de santé communautaire font face à la problématique d’un personnel de soin qualifié. Dans le Plan stratégique national pour le renforcement du système de santé (PSN- RSS) 2009-2015, il ressort que les CSCOM des régions les plus défavorisées n’ont ni médecin ni infirmier et ne sont tenus que par des auxiliaires de santé (25,5 % dans la région de Tombouctou et 16,15 % dans la région de Kayes).
Pour Mme PACIFIC, le domaine de la santé est l’axe d’intervention le plus important de l’USAID au Mali conformément à sa stratégie quinquennale dont l’objectif est « d’aider les Maliens à se forger un avenir démocratique, résiliant et prospère ».
Pour la période 2016-2020, l’USAID consacre 157 milliards de FCFA au secteur de la santé en vue d’améliorer les prestations de services au niveau local et de renforcer l’utilisation des services de santé à grand impact.
Selon une enquête réalisée en 2011 par l’UNICEF, rapporte-t-elle, le taux d’utilisation des services de santé était d’environ 35,2 % en milieu urbain et seulement 14,3 % en milieu rural.
Pour l’honorable TOUNKARA, les problèmes au niveau des CSCOM ont pour noms : l’accès aux médicaments, la qualité et la gestion des ressources humaines, les médicaments de contrefaçon, etc.
Par ailleurs, il a rappelé que conformément à ses missions de contrôle gouvernemental, la Commission Santé, Développement social et Solidarité de l’AN vient d’effectuer une mission dans les régions de Sikasso, Ségou et Mopti. À son avis, les conclusions de cette mission sont assez préoccupantes et les populations attendent beaucoup de la mise en œuvre de la politique nationale de la santé qui demeure une priorité.

Par Sékou CAMARA




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