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mardi 23 janvier 2018
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Forum sur l’investissement à Dubaï: IBK vante la destination Mali

En participant à cette conférence, en portant l’ambition que les entreprises étrangères sachent saisir les messages, qu’il a tenu à porter personnellement et à travers toute la forte délégation qui l’accompagne, le Président de la république, a après avoir mis en exergue les potentialités et des opportunités d’investissement qui existent au Mali dans les domaines des ressources minières et hydrauliques, de production d’énergie thermique, renouvelable et hybride, a invité les potentiels investisseurs, participant au Forum sur l’investissement à Dubaï, à parier sur la destination Mali, sur la destination Afrique, au bénéfice des opérateurs économiques ainsi que des populations.

Le Forum annuel de Dubaï sur les investissements se veut une plateforme dédiée à l’examen des mutations intervenues dans le marché financier et à la recherche de solutions pratiques de nature à relever les défis posés à travers des activités facilitant le contact entre les investisseurs et les décideurs et l’accès des porteurs de projets aux sources de financement.

Plaidoyer-lobbying
Les travaux, qui se sont ouverts hier matin à Dubaï et auxquels a pris part le Président IBK, a été l’occasion pour le locataire de Koulouba de faire un vibrant plaidoyer en faveur de la destination Mali en vue des investissements structurants dans plusieurs domaines du secteur du développement dans notre pays. Un exercice auquel le chef de l’État, en premier VRP de la promotion de l’image du pays, s’est exécuté de façon remarquée et remarquable, en invitant les potentiels investisseurs présents au Forum sur l’investissement à Dubaï, à parier sur la destination Mali. Un plaidoyer-lobbying qui a révélé non seulement le talent et l’art de convaincre du Président IBK, mais démontré si besoin en était encore son sens élevé d’homme d’État et surtout son souci pour le développement du pays et sa passion pour le Mali.
En faisant un parallèle entre la situation du pays en 2012 où peu de gens osaient parier sur le devenir économique du Mali, le chef de l’État a laissé entendre qu’en espace de quatre ans de sa gestion à la tête du pays, le cadre macroéconomique a été assaini et de nombreux indicateurs montrent des évolutions encourageantes. À titre illustratif, il a cité la performance du Mali qui enregistre un taux de croissance économique robuste avec une moyenne annuelle de l’ordre de 6 % ; le dynamisme entrepreneurial sans précédent des jeunes qui représentent 65 % de la population malienne et l’amélioration substantielle du climat des affaires qui place le Mali dans le peloton de tête des pays de l’UEMOA, avec des incitations fiscales très avantageuses ; un budget d’État qui priorise les secteurs moteurs de l’économie (agriculture, industrie, commerce), les dépenses en faveur des forces armées et de sécurité, le secteur social, notamment en faveur des couches les plus vulnérables et les investissements structurants pour booster l’économie ; et enfin des avancées notables au niveau du retour de la paix et de la sécurité à travers la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation.

Atouts et ambitions du Mali
Autre atout, autre prouesse que le président IBK a mis en exergue : la mise en œuvre d’un programme intense de réformes du climat des affaires par notre pays qui lui a valu cette année 2017 le classement de 1er pays meilleur réformateur de la zone UEMOA. De la révélation de l’invité d’honneur du Forum, ces réformes ont porté principalement sur la facilitation des procédures de création d’entreprises, l’obtention du permis de construire et le règlement de l’insolvabilité. À cela s’ajoute le fait que le Mali a décidé cette année, a-t-il insisté, d’allouer une grande partie du budget national à la réalisation d’infrastructures pour environ 175 millions d’euros (115 milliards de FCFA) et aussi adopter une Loi sur le Partenariat Public Privé (PPP) pour créer un cadre juridique favorable à l’investissement privé dans les secteurs des infrastructures.
Sommes toutes, ces décisions volontaristes ont conduit le pays à l’organisation prochaine d’un Forum International sur les Investissements « Invest in Mali » à Bamako du 7 au 8 décembre 2017. Ce forum vise, a justifié le Président, à mettre en lumière une économie et un Mali qui affirment une ambition forte : redevenir l’un des hubs économiques de la sous-région ouest-africaine et renouer avec l’esprit de conquête qui fonde et nourrit l’histoire du Mali.
En tout cas, les investisseurs, très nombreux à cette rencontre économique de Dubaï, ont été convaincus de réelles opportunités d’investissement qui existent au Mali comme le témoigne le potentiel considérable en ressources naturelles. Et pour preuve : le pays regorge de ressources minières et hydrauliques avec un potentiel irrigable estimé à 37 millions d’hectares. Sans compter le déficit énergétique actuel, de l’ordre de 300 MW et 2000 MW d’ici 2025, offrant des opportunités pour la production d’énergie thermique, renouvelable et hybride ainsi que les produits provenant l’or, du coton et du bétail qui sont faiblement transformés et s’exportent à l’état brut.

Opportunités d’affaires
À ces opportunités d’affaires, le Président IBK a informé également les hommes d’affaires de la libéralisation par le Gouvernement de plusieurs secteurs de l’économie (Banques, Télécommunications, Textiles) avec objectif d’inciter le secteur privé, dans un cadre de partenariat public-privé, à la réalisation d’infrastructures urbaines.
Autre ambition du gouvernement dévoilée au cours de ce forum : la mise en œuvre d’un projet d’aménagement des berges du fleuve Niger à Bamako et le lancement de la 4e licence de téléphonie mobile.
Convaincu que les rencontres d’affaires entre les acteurs clés de notre économie avec les partenaires régionaux et internationaux seront l’occasion de mieux appréhender et profiter des énormes opportunités d’affaires qui se feront jour dans le cadre d’un partenariat mutuellement profitable, IBK a également fait cas de bonnes perspectives d’investissement pour 2017 comme le témoignent les investissements nouveaux réalisés dans le secteur de l’énergie en partenariat public-privé. Il a cité notamment de l’investissement de la société française Akuo Energy à Kita pour l’installation de panneaux photovoltaïques d’une capacité de 50 MW et un coût d’investissement de 85 millions d’euros. De même que la société malienne Albatros Energy à Kayes avec la réalisation d’une centrale électrique de 90 MW et un coût d’investissement de 124 millions d’euros. Des projets qui contribueront, a-t-il espéré à l’augmentation de l’offre énergétique du Mali.

Les premières retombées
En tout état de cause, la participation du chef de l’État à ce rendez-vous économique mondial n’aura pas été qu’un déplacement touristique. Ce, d’autant plus que cette participation malienne a commencé déjà à produire ses fruits.
Ainsi, en marge dudit Forum, le ministre des Transports, Me Baber Gano, a signé, sous l’œil vigilant du président de la République, au nom du gouvernement du Mali, un Protocole d’Accord avec Mohammed Al Shaibani, le Directeur exécutif de Dubaï Port World (un fonds d’investissement). Ce Protocole s’intéresse particulièrement au secteur des Transports avec la facilitation du Commerce et le mouvement des marchandises entre le Mali et les autres pays.
De l’appréciation faite par le directeur exécutif de la DP World, le protocole, qui scelle désormais le partenariat entre son pays et le nôtre, est la preuve « de l’importance que nous accordons au Mali qui jouera un rôle central dans le développement des pays limitrophes et le commerce ».
Il a salué la vision du président IBK, « un homme préoccupé par le développement de son pays, passionné par son pays ». Il a estimé qu’il faudra rapidement traduire en actes concrets le protocole signé rassurant par la même occasion que l’équipe de DP World est prête à y aller.

Par Mohamed D. DIAWARA




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