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mardi 20 avril 2021
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Front social : du feu sous la cendre

Alors que les Autorités de la Transition font face à une véritable effronterie des terroristes avec le déplacement des attaques des axes routiers, des champs et des villages aux centres urbains, le front social se transforme en cocotte-minute pour la popote et autres revendications catégorielles. Ainsi, réunis au sein d’un front commun pour la défense de leurs droits légitimes, le Groupement des Syndicats des Transporteurs et Conducteurs Routiers du Mali (GSTCRM); le Collectif National des Acteurs des Marchés du Mali (CNAM-Mali); l’Association Nationale des Transformateurs de Bétail Viande du Mali (ANATRABEVIM); l’Association Libre des Consommateurs Maliens (ALCOM), dans un préavis de grève, daté de ce 3 mars, adressé au ministre du Travail et de la Fonction publique menacent : ‘’la non-satisfaction desdites doléances avant le 22 mars 2021, entraînerait immédiatement une grève de soixante-douze (72) heures allant du 23 au 25 mars 2021’’. Quelles sont ces revendications qui ? Lisez le préavis collectif de grève ?

I- Le Groupement des Syndicats des Transporteurs et Conducteurs Routiers du Mali (GSTCRM)
1. L’annulation du nouveau système de péage ;
2. L’annulation du pesage des bennes chargées de sable, de graviers, de banco et des marchandises locales sur le pont-bascule;
3. L’application Immédiate du PTAC ;
4. Le maintien de la validité des permis de conduire à cinq (5) ans ;
5. La réduction du coût de la vignette ;
6. La tracasserie routière par :
a. La Police ;
b. La Gendarmerie ;
c. La Douane ;
d. Les Eaux et Forêts.
II- Le Collectif National des Acteurs des Marchés du Mail (CNAM-Mali)
1. Attribuer à chaque marché un titre fonder ;
2. Annuler tous les contrats de bail et portant souvent la mention promesse de vente sur les marchés ;
3. Attribuer l’autorisation de construire et de gestion déléguée des marchés du Mali à CNAM-Mali ;
4. Réduire de 50% les droits de douane, établir un barème fixant le droit de tout article importé et la création d’un guichet unique ;
5. Cesser les tracasseries policières, douanières pour la circulation des marchandises à l’intérieur du pays d’un point à un autre.
III- L’Association Nationale des Transformateurs de Bétail Viande du Mali
1. Améliorer la qualité d’hygiène dans les abattoirs et améliorer la qualité du plateau technique en termes d’équipements ;
2. La formation en technique de découpe et en gestion entrepreneuriale ;
3. Accorder des facilités aux bouchers pour leur approvisionnement en bétail (subvention, crédits bancaires, etc.) ;
4. Diligenter la mise ne place de l’interprofession qui pourrait résoudre beaucoup de problèmes des différentes filières de profession bétail ;
5. Le processus de mise en place de l’interprofession qui a commencé il y a plus d’un an, n’arrive pas à être bouclé ; à cet effet, nous sollicitons l’appui des autorités pour la mise en place de l’interprofession filière bétail viande. Aussi, nous sollicitons que cette mission soit confiée à l’APCAM pour une question d’impartialité.
IV- L’Association Libre des Consommateurs Maliens :
1. Le non-respect de la circulation des personnes et de leurs biens dans l’espace CEDEAO;
2. La flambée des prix des denrées alimentaires dans les différents marchés du Mali et nous demandons leurs baisses et leurs homologations (le pain au prix de deux cent cinquante (250) FCFA pour 300g, l’huile, le ciment, l’oignon, la pomme de terre, etc.) ;
3. Le contrôle de la vignette par la Police doit se faire en présence de la Mairie du District par les autres Mairies des régions ;
4. La malversation sur les factures d’électricité des consommateurs entraînant son coût élevé et nous demandons de le réviser à la baisse ;
5. La subvention des aliments bétails ;
6. Instaurer le consommer malien sur toutes les denrées à grandes consommations ;
7. Faire un programme sur la création d’emplois des jeunes à travers la reprise de toutes les usines en arrêt de travail (UMPP, SEGMA, T AO, Cimenterie de Diamou, etc…) ;
8. Mettre les travailleurs de l’usine COMATEX dans leur droit qui sont à neuf (9) mois d’impayés de salaire et le personnel embauché s’élève cinq mille cinq cents (5500) personnes.




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