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samedi 17 avril 2021
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Front social: le pompier-pyromane

L’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) a reçu, ce jeudi après-midi, la Bourse du Travail, les présidents de plusieurs chambres et représentations dont : la Chambre d’Agriculture (APCAM), le Conseil malien des Chargeurs (CMC), la Chambre des mines du Mali CMM), l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (Apcm), le Conseil national du patronat malien (CNPM). L’objectif de ces faîtières était d’entreprendre une médiation auprès de la Centrale syndicale afin de la ramener à de meilleurs sentiments pour renouer le dialogue avec le gouvernement sur son cahier de doléances.
Après avoir expliqué le bienfondé de sa grève et surtout de la rupture de dialogue avec le gouvernement à ses hôtes, la Centrale a tenu à avoir des garanties, selon des sources syndicales, sur l’arrêt de toute provocation. Le Bureau exécutif de l’UNTM a déploré les propos du président, qui devrait être le premier conciliateur, au lieu d’être le pompier-pyromane. Les faîtières consulaires ont pris bonne note des préoccupations et de la bonne volonté et le leadership reconnu et incontournable de la centrale). Au terme de la rencontre, l’UNTM a accédé à leur demander de revenir à la table de négociation.
C’est dans ce cadre que le Bureau Exécutif, dans une lettre circulaire envoyée à tous les Secrétaires Généraux et des Syndicats Nationaux, des Unions Régionales et des Unions Locales de l’Union des travailleurs du Mali (UNTM), a informé de façon solennelle, de la reprise des négociations, ce vendredi 18 décembre 2020 à 10 h, avec le Gouvernement.
Dans la même correspondance, l’UNTM informe qu’après une journée de travaux (vendredi), la négociation a été suspendue pour permettre au Gouvernement d’aller à un conseil extraordinaire des ministres et d’apporter des éléments de réponse aux différents points du préavis.
Selon le secrétaire général de l’UNTM, qui est le signataire de cette lettre, la reprise des travaux est prévue, ce lundi 21 décembre à partir de 15 h.
Pour rappel, en marge de l’investiture du président Alassane Ouattara lundi dernier, le président de la Transition Bah N’Daw a rencontré la diaspora malienne d’Abidjan. Lors de cette rencontre avec la diaspora malienne d’Abidjan, le président Bah N’Daw s’est prononcé sur la situation du pays. Il a expliqué que la situation actuelle ne sied pas à la grève ; que les syndicalistes exagèrent, qu’il fallait perdre ses facultés mentales pour aller en grève…. Qu’à cela ne tienne, poursuit le président Bah N’Daw en bambara dans une vidéo virale sur les réseaux, s’ils croient qu’il va démissionner, ils se trompent, car il ne démissionnera pas cette fois-ci. Et en bonus un « An be nyogona » qui devient désormais le leitmotiv sur les réseaux.
Lors de sa rencontre avec la diaspora malienne en Guinée mardi dernier, le président Bah N’Daw a essayé de rectifier le tir dans son bras de fer avec l’UNTM qui a rompu toute négociation avec le gouvernement. Mais en bon chef militaire choisi par la junte pour diriger une transition militaire qui n’entend pas s’offusquer de chamailleries syndicales, Bah N’Daw ne se rebiffe pas et ne renie point ce qu’il a dit. Sans présenter ses excuses comme certains l’ont suggéré, le Colonel-major à la retraite qui reste droit dans ses godasses et qui n’entend point démissionner, a expliqué : « les propos tenus à Abidjan ne visaient qu’à expliquer le contexte et le moment mal choisi pour exiger des doléances que ne saurait combler une transition de 18 mois, au vu des missions principales qui lui sont assignées et de la situation sanitaire dégradante au Mali. En aucun moment, il n’a été question de l’illégalité de l’action ».

Par Sidi DAO




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