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samedi 17 avril 2021
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Frontières Mali-Guinée: recrudescence du vol de bétails

S’il y a un phénomène qui a atteint des proportions inquiétantes entre le Mali et la Guinée Conakry, c’est bien le vol de bétail. La sonnette d’alarme a été tirée par le SYNELPROV (Syndicat national des éleveurs laitiers et producteur de viande au Mali) ; au cours d’une conférence de presse animée par les responsables dudit syndicat à la Maison de la presse du Mali. Des différentes interventions, il ressort que plus de 600 têtes de bovins ont été volées du Mali vers la Guinée au cours du dernier mois.

Cette conférence était animée par le secrétaire général du SYNELPROV, Oumar Gueye FALL, communément appelé « Barou FALL ». Il était entouré, pour la circonstance, du vice-président du syndicat, le Dr Fama DOUMBIA, du secrétaire général, Boubacar DIALLO, du secrétaire aux relations extérieures, Ibrahima CISSE ; du secrétaire à la sécurité, Modibo BOLLY, etc.
Selon les conférenciers, plus de 600 têtes de bovins ont été volées du Mali vers la Guinée au cours du denier mois. Aussi, il ressort également que plus de 600 têtes ont aussi fait l’objet de razzia sur le territoire guinéen parmi les troupeaux maliens en transhumance dans ce pays voisin.
À l’origine de ces actes de banditisme, les éleveurs dénoncent un réseau de bandes organisées de part et d’autre de la frontière. Du côté malien, deux noms circulent, il s’agit de Samba Aya DIALLO et de Samba BAH, de prédateurs de bétail bien connus des services de sécurité qui continuent de déposséder les éleveurs de leurs animaux en toute impunité, a indiqué le conférencier.
Selon le secrétaire à la sécurité, Modibo BOLLY, tout se passe dans le cercle de Kéniéba, dans la commune rurale Sitakaly (zone minière), une localité frontalière avec la Guinée Conakry. Pendant cette saison sèche, plus de 75 % du bétail malien se trouve en transhumance dans les pays voisins, notamment en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry, faute de pâturage, a-t-il fait savoir.
Si tout se passe relativement bien en Côte d’Ivoire, du côté Guinéen le séjour se transforme souvent en cauchemar pour nos éleveurs qui sont régulièrement victimes de razzias et de vols de la part de bandits armés qui opèrent de part et d’autre de la frontière, a expliqué M. BOLLY.
« Si jamais vous tombez nez à nez avec ces bandits, ils vous demandent de faire le choix entre votre vie et votre troupeau », a-t-il dit.
À en croire Modibo BOLLY, la plupart des bandits appréhendés par les éleveurs ont des liens directs ou directs avec les deux « cerveaux du mal », à savoir : Samba Aya DIALLO et de Samba BAH qui vivent en pacha à Bamako.
Toujours selon le secrétaire à la sécurité du SYNELPROV, la plupart des bandits arrêtés par les éleveurs sont aussitôt relâchés par la gendarmerie sous la pression des deux parrains. Pire, les agents de sécurité n’hésitent pas à verbaliser la plupart des propriétaires de bétails qui se met aux trousses de voleurs aux motifs qu’ils n’en ont pas la qualité.

Par Abdoulaye OUATTARA




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