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samedi 5 décembre 2020
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Gao: Barkhane neutralise à nouveau des dizaines de terroristes

Dans la soirée du 6 novembre, à proximité d’In Tillit, une action coordonnée de la composante aérienne et du GTD Aérocombat a permis de neutraliser de nombreux groupes armés terroristes (GAT) et de saisir ou détruire leurs armements, leurs moyens de communication et une vingtaine de motos, selon une note sur le site du ministère des armées de la France.

Une semaine après qu’une patrouille de Mirage 2000D, un drone MQ-9 Reaper et les commandos de la task force Sabre aient neutralisé une cinquantaine de jihadistes d’Ansarul Islam, une autre mission de l’Opération Barkhane vient d’infliger de nouvelles pertes aux forces du mal. Cette mission s’est déroulée, selon l’état-major, dans la nuit du vendredi 6 novembre 2020, à In Tillit, dans la localité située à 90 km au sud de Gao.
Selon les informations de l’armée française, un drone Reaper alors en vol dans le Gourma est orienté pour caractériser un rassemblement suspect à proximité d’In Tillit. Cette opération de reconnaissance a eu lieu dans l’après-midi du vendredi. Après l’analyse des données, les renseignements ont confirmé un regroupement suspect de terroristes dans le nord de notre pays où ils opèrent, depuis des années.
Selon le récit de l’EMA, une frappe a immédiatement été ordonnée pour détruire la colonne des jihadistes rassemblés près de la ville de Gao. Mais l’opération va se dérouler nuitamment. Sur le terrain, elle a été exécutée en deux phases. D’abord, deux hélicoptères d’attaque et de reconnaissance Tigre ont engagé le combat tandis que les commandos de montagne, qui ont été embarqués, étaient déposés au sol pour ratisser la zone.
« Compte tenu de l’ampleur du rassemblement, un groupe de commandos de montagne embarqué sur Caïman et appuyé par deux hélicoptères d’attaque Tigre sont dépêchés sur place », précise l’état-major des armées qui précise par ailleurs que la mission a été concluante. Avant d’affirmer : « Cette opération coordonnée entre différentes composantes de la force Barkhane a permis de neutraliser de nombreux GAT et de saisir ou détruire leurs armements, leurs moyens de communication et une vingtaine de motos ».

Par ailleurs, selon le colonel Frédéric Barbry, le porte-parole de l’EMA, dont les propos ont été rapportés par le site Opex360, l’action a eu lieu dans une « zone de prédation » que se disputent l’État islamique au grand Sahara [EIGS] et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNI], c’est à dire les deux principales formations jihadistes au Sahel.
Cette action de Barkhane a été menée alors que l’opération Bourrasque vient de se terminer. Au cours de cette dernière opération, plusieurs accrochages sérieux ont opposé les militaires français et leurs partenaires locaux aux jihadistes.
Ces succès interviennent dans un contexte de débat en France sur la réduction de la capacité de Barkhane dans le Sahel. Ainsi, selon l’AFP, qui cite plusieurs sources concordantes, la tendance actuelle va vers un allégement du dispositif militaire français au Sahel, l’idée étant de revenir à la situation qui prévalait avant l’envoi des 600 soldats en renfort, en janvier dernier. Et selon des sources, il n’est pas exclu que l’Opération Barkhane revoie à la baisse son effectif, à partir de 2021.
Après sept ans de présence au Mali, Barkhane a subi un bilan humain très lourd et un coût financier important pour la France.

Par Sikou BAH




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