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mardi 12 décembre 2017
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Gestion du système éducatif: vers un mécanisme d’audit interne

Le personnel du ministère de l’Éducation nationale est en train de bénéficier, depuis hier lundi, au Centre du secteur privé, d’une formation de 13 jours sur les techniques de d’audit interne assurée par le bureau d’études, Nata Consult. La formation rentre dans le cadre de l’introduction de l’audit interne dans les services de l’éducation pour plus d’efficacité dans le système.

La mise en œuvre du système dans le département de l’Education a été confiée au bureau d’études Nata Consult qui tient cette formation à l’attention du personnel de l’Education nationale pour l’appropriation des techniques et de sa vulgarisation.

Le Secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Souleymane GOUNDIAM, a présidé la rencontre qui a enregistré la présence de plusieurs représentants de services dudit département de Bamako et des régions du pays.

La présente session a pour objectif la formation d’un certain nombre de relais dans les structures du ministère de l’Éducation nationale susceptibles d’assurer la fonction d’audit interne de ses services.

Il a introduit ses propos pour expliquer les raisons qui ont conduit à la mise en place d’un système d’audit interne aux services relevant du ministère de l’Éducation. Dans ses explications, il ressort que l’initiative fait suite à des constats relevés par l’administration elle-même qui ont été consignés dans un rapport avec des propositions de solution. L’audit interne est cité parmi les recommandations de ce rapport.

Cette formation, qu’il s’est réjoui de présider, est l’une des étapes de la mise en œuvre de la procédure pour rendre plus efficace la gestion du système de l’éducation dans notre pays, en réponse aux efforts financiers énormes qui leur sont faits.

Il soutient que cela est d’autant plus nécessaire au regard de l’intérêt accordé à ce secteur par les autorités politiques, à travers le budget national. Ainsi, la part allouée à l’éducation n’a cessé de croire et est évaluée à 37,26 % du budget national pour cette année.

Aussi, a-t-il poursuivi, en plus du budget d’État, le secteur de l’Éducation bénéficie d’importants flux financiers de la part des partenaires techniques et financiers.

Dans ce cas, selon M. GOUMDIAM, il leur faudra une gestion rigoureuse de tous ces flux financiers même si ce ne sont pas eux qui gèrent directement les fonds. Ceci constitue d’ailleurs, pour lui, le nœud de la complexité de gestion des fonds parce que 85 % de l’argent sont transférés aux collectivités territoriales et aux services décentralisés du département.

La maîtrise de la gestion des fonds importants mobilisés ainsi que le rapportage de leurs utilisations nécessite aujourd’hui la mise en place d’un contrôle complémentaire à celui des contrôles classiques exercés sur les ordonnateurs et les comptables publics permettant d’augmenter la transparence de la gestion et la confiance des partenaires.

Ainsi, pour rassurer ses collègues, il a indiqué que l’introduction de la méthode était justifiée pour mettre fin aux difficultés de gestion des différents services de l’éducation et non une méthode qui vise singulièrement une personne.

Par Sikou BAH et Mariama KABA (Stagiaire)




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