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lundi 19 avril 2021
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Gestion intégrée de l’eau: une police pour la protection des populations

Le Drissa SAMAKE, conseiller technique au ministère de l’Énergie et de l’eau, a présidé, jeudi dernier, un atelier d’identification et d’adoption du mécanisme de coordination de la police de l’eau. Ledit atelier s’inscrit dans le cadre du Programme conjoint d’appui à la gestion intégrée des ressources en eau (PCA-GIRE). C’était à l’Escale gourmande de Bamako, en présence de Yaya Boubacar, Directeur National de l’hydraulique et de Mme CISSE Youma COULIBALY, présidente du PCA-GIRE.

Aboutir à un choix consensuel sur le service qui sera chargé de la coordination de la police de l’eau et identifier les grandes lignes des éléments de stratégies de mise en œuvre de l’action 3.2 relative à l’élaboration et l’adoption d’un plan stratégique de mise en œuvre de la police de l’eau, tels étaient les principales activités qui ont marqué cette journée de séminaire.
Dans son allocution, M. SAMAKE a indiqué que durant les deux dernières années, le secteur de l’eau a connu des réformes importantes en matière de législation visant la mise en place d’une gestion durable et intégrée des ressources en eau, le code de l’eau entre autres. Ce qui a permis, poursuit-il, de poser les jalons d’une gestion intégrée et durable des ressources en eau de notre pays.
« Il s’agissait de fixer les principes fondamentaux de la gestion de l’eau, en consacrant les règles d’utilisation et de protection de l’eau et en mettant les premiers instruments de la gestion de l’eau. Il a ainsi déploré les insuffisances constatées de ces mesures qui sont notamment la non-prise en compte des orientations et les objectifs de gestion de l’eau fondée sur la GIRE. Il s’est avéré d’engager le processus d’élaboration d’une nouvelle loi sur l’eau pour doter notre pays d’un instrument juridique plus moderne et mieux ancré dans le GIRE », a-t-il rappelé.
Selon M. SAMAKE, il s’agit de la protection quantitative de l’eau et la protection des personnes et des biens contre les effets nuisibles de l’eau, en mettant un accent sur la police de l’eau. Il a indiqué qu’une police de l’eau fonctionnelle est un des éléments importants de la gestion de l’eau, afin de faire respecter les dispositions de la loi en matière d’usage et de protection des ressources en eau, à travers la prévention, la recherche, le constat et la sanction des infractions. Il a ainsi insisté que la police de l’eau fédère les interventions de la police administrative et de la police judiciaire, pour une protection des ressources en eau, en rassurant qu’un corps de police de l’eau sera mis en place, en s’appuyant sur l’ensemble des agents assermentés des différents corps de police de l’eau.
« Il est clair qu’un corps de police de l’eau ne va pas être constitué de toute pièce. Mais elle va s’appuyer sur l’ensemble des corps assermentés. La police étant une prérogative de l’État, il est normal que ce soit une administration publique qui assume cette coordination », a-t-il expliqué.
C’est sur cette base qu’une vingtaine d’experts ont travaillé pour produire un document qui apporte les réponses à diverses questions qui se posent pour avoir une police des eaux ; notamment qui les principaux agents qui la constitueront et surtout les besoins de formation le plan de déploiement entre autres.

PAR CHRISTELLE KONE




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