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mercredi 22 novembre 2017
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Gestion post-conflit: la CADHP réclame l’application de la loi sur l’indemnisation des victimes

À travers un point de presse, le jeudi dernier, les initiatrices de la rencontre de Bamako sur ‘’l’impact du conflit sur les droits des femmes et des filles au Mali’’ ont partagé les recommandations avec les hommes de média. C’était à l’hôtel Salam.

Le point de presse était animé par les commissaires de la Commission africaine des droits de l’homme et du peuple, Me Soyata MAIGA, et Reine Alapini GANSOU.

Dans son exposé, Me Soyata MAIGA a rappelé les différentes actions menées par la Commission africaine des droits de l’homme et du peuple (CADHP) pendant la crise au Mali. Il s’agit notamment des résolutions de la commission portant sur les exécutions sommaires et les disparitions forcées (5 novembre 2013); sur la situation politique (24 juillet 2013); sur la situation au Nord du Mali (2 mai 2012); sur les réfugiées et les personnes déplacées internes (19 février 2012); sur la situation des droits de l’homme dans le Nord du Mali (25 février 2012).

Aussi, du 28 au 30 octobre, la CADHP a écouté toutes les directrices régionales de la femme, de l’enfant et de la famille du Mali sur l’état des lieux des femmes victimes du conflit de leurs régions respectives.

Avant cette rencontre de Bamako, a rappelé Me MAIGA, une délégation de la CADHP a séjourné au Mali du 3 au 7 juin 2013 pour un constat de terrain.

La commissaire de la CADHP a soutenu que son organisme, siégeant à Banjul en Gambie, a un mandat de promotion et un autre de protection des droits de l’homme.

Selon la commissaire Reine Alapini GANSOU, le séminaire de haut niveau de Bamako sur « l’impact du conflit sur les droits des femmes et des filles au Mali » retient que plusieurs femmes et filles ont été victimes du conflit au Mali. Toutes ces violations ne sont pas répertoriées et ni réparées.

C’est pourquoi, le séminaire recommande à l’État de prendre des mesures pour la protection des femmes et des filles en période de conflit; déployer les autorités sécuritaires, judiciaires et administratives sur l’ensemble du territoire national; prendre des dispositions pour poursuivre les auteurs des violations; réparer les préjudices causés et prendre des initiatives pour la non-répétition des dites violations; mettre en application la Loi N° 025 du 12 juillet 2012 sur l’indemnisation des victimes; identifier et réinsérer les femmes et les filles victimes; déminer toutes les zones occupées par les groupes armés; impliquer les femmes dans le processus de gestion, de médiation et de négociation post conflits; faire adopter une loi contre les VBG et surtout les violences sexuelles pour lutter contre l’impunité d’ici la fin de la présente législature et en conformité avec les engagements internationaux du  Mali CEDEF/Maputo etc.; faire la cartographie de la situation des violences faites aux femmes et aux filles ainsi que la typologie de ces violences dans les trois régions du nord pour permettre d’évaluer les violences faites aux femmes/filles pendant la crise; mettre en œuvre la justice transitionnelle au Mali; renforcer l’assistance juridique aux femmes et filles victimes.

Aux organisations de la société civile, elle recommande de sensibiliser les populations sur les défis et enjeux de la situation des victimes VBG; entreprendre des études pour le développement de l’argumentaire, mais surtout pour disposer de données fiables pour le plaidoyer; favoriser la capitalisation et le partage des acquis; créer un partenariat avec les organisations intervenant dans l’humanitaire (CICR, HCR), etc.

 

Par Hamidou TOGO

 




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