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samedi 17 avril 2021
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Gouvernance de la défense et de la sécurité: les trois clés de voûte de la réussite

Promouvoir l’intégrité, la transparence et la redevabilité dans le secteur de la Défense et de la Sécurité par un renforcement de l’expertise du Forum des Organisations de la Société Civile-Défense et Sécurité (FOSC-DS) mis en place au cours de l’Assemblée générale constitutive, le Jeudi 10 Janvier 2019, tel était l’objet de la table ronde organisée par CRI-2002, Contact national de Transparency International, à l‘Ecole de maintien de la paix suivie d’une conférence de presse.

Les ministères de la Défense et des anciens combattants (MDAC), de la Sécurité et de la protection civile, et de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions ; l’État-major général des Armées ; le Commissariat à la Réforme de Secteur de la Sécurité ; le Haut Conseil des Collectivités ; les autorités traditionnelles y ont pris part.
La cérémonie d’ouverture, placée sous la présidence du ministre Secrétaire général du ministère de la Refondation de l’Etat, Abraham BENGALY, a tété émaillée de différentes interventions.
Le Président de CRI-2002, Dr Abdoulaye SALL, ancien ministre chargé des relations avec les institutions, a expliqué que l’ambition est de faire du présent projet un projet national pour que la société civile et les Forces de Défense et de Sécurité travaillent main dans la main pour la gouvernance du secteur de la Défense et de la Sécurité.
A sa suite El Hadj Bamoussa TOURE, Président du FOSC-DS, Coordinateur général des chefs de quartiers de Bamako, a fait savoir que la journée servait à renforcer les liens entre les Forces de Défense et de Sécurité et la Société Civile. Aussi, a-t-il rappelé que l’Armée vient du peuple et défend le peuple au prix de son sang. Et de souligner qu’une étape décisive est franchie avec cette table ronde sur le chantier de la gouvernance du secteur de la Défense et de la Sécurité.
Le Colonel Mahamadou DAO du MDAC, est resté dans le même sillon en saluant la pertinence de la rencontre au regard du contexte dans lequel opère l’Armée. Et d’assurer que les résultats seront mis à profit pour renforcer l’outil de défense.
M. BENGALY a porté un message d’encouragement et de soutien du ministre de la Refondation de l’État aux organisations de la Société Civile. Ce, d’autant plus que la gouvernance est au cœur des missions de son département dont il a décliné les principaux axes.
Pour terminer, il a livré les clés de la gouvernance de la Défense et la Sécurité : transparence, imputabilité, respect de l’État de droit, intégrité…
Le discours d’ouverture a été prononcé par le ministre conseiller à la Sécurité, à la présidence, l’Inspecteur général Ibrahim DIALLO.
La présence du FOSC-DS créé dans le cadre du Projet devrait permettre de renforcer davantage sa capacité et son expertise en matière de gouvernance dans le secteur de la défense, d’initier le dialogue avec les institutions du secteur de la défense, et d’assurer l’appropriation du Projet par la société civile malienne.
En rencontrant la presse, le Dr SALL a parlé des enjeux de la gouvernance, en faisant le distinguo qu’on gouverne et loin et qu’on administre de près. Aussi a-t-il exprimé sa préférence pour ‘’transformation’’ à ‘’changement’’ utilisé depuis 1960, sans grand succès, parce que c’est sur l’homme qu’il faut travailler.
Revenant aux enjeux, le Dr SALL estime qu’ils reposent sur la recherche de la connaissance et du savoir ; toutes choses qui sont indispensables pour contribuer au développement de notre pays. Que faudrait-il connaître ? C’est d’abord le Mali, ses valeurs et ses règles du jeu, répond-il. A cela, il ajoute l’honneur du nom de famille; le défi de la citoyenneté et du civisme.
Pour la gouvernance du secteur de la Défense et de la Sécurité, le Dr SALL est convaincu qu’il faut rentrer dans un dialogue constructif dont la clé de voûte réside dans 3 déclinaisons intrinsèquement liées : le dialogue civil (entre les citoyens) ; le dialogue technique (qui fait appel aux compétences) ; le dialogue politique.
Répondant à une question sur la gouvernance vertueuse, le conférencier assène : il faut partir de nos us et coutumes pour mettre en place un système de gouvernance en phase avec nous-mêmes et nous ouvrir aux autres. Cela n’implique pas, assure-t-il les négationnistes du passé, un retour; mais un recours à nos valeurs.
Par contre, souligne-t-il, il est indispensable d’actionner les leviers de la prévention, de l’anticipation, de la gestion (application des lois), de la non-répétition pour cette gouvernance.

PAR BERTIN DAKOUO




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