Gouvernance du système éducatif: les inspecteurs adaptent leurs outils de travail

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Dans le cadre de sa mission d’inspecter et de noter les enseignants, de contrôler l’exécution des programmes des établissements publics et privés et de produire des documents pédagogiques, l’inspection pédagogique régionale de l’enseignement secondaire de Bamako (IPRES-B) est à pied d’œuvre pour permettre à ses inspecteurs d’être à la hauteur de leurs missions.

Après deux ateliers portant sur ‘’l’Approche par compétence’’ (APC) et ‘’la formation des inspecteurs en administration scolaire et rédaction administrative’’, respectivement en août et en cette fin septembre, l’inspecteur coordinateur, le Dr Bakary Casmir Coulibaly, nous a bien voulu nous expliquer ce que vaut ces formations pour ses collaborateurs inspecteurs.
Selon lui, la formation sur ‘’l’Approche par compétence’’ visait à doter les inspecteurs pédagogiques régionaux de l’enseignement secondaire de Bamako de compétences en évaluation selon l’APC, améliorer le suivi et l’appui-conseil apporté aux enseignants de l’enseignement secondaire par les inspecteurs. Les participants se sont ainsi familiarisés avec les notions de ‘’perception’’, ‘’cadre de référence’’ et ‘’l’évaluation des apprentissages’’ qui se portait sur l’activation des connaissances antérieures, sur l’évaluation et sur la familiarisation avec la pratique de la remédiation. Il était enfin question de l’élaboration des épreuves d’évaluation sommative qui portait sur quatre activités : la différenciation entre situation didactique et situation d’intégration ; la transformation d’une question de niveau inférieur en une question plus élevé ; l’appropriation des notions de pertinence, de la validité et de la fiabilité.
Quant à la deuxième formation tenue du 15 au 20 septembre, qui a planché sur trois modules (aspects légaux de l’administration scolaire, principes et gestion de l’administration scolaire et la rédaction administrative), elle visait, selon l’inspecteur en chef, à renforcer les capacités des inspecteurs, à identifier les caractéristiques des documents administratifs courants et à maîtrise les techniques de rédaction de quelques documents administratifs.
Sur ces différentes formations, l’Inspecteur général en chef de l’inspection générale de l’éducation nationale, Mamadou Keita, pense que les inspecteurs occupent désormais une place importante en matière de gouvernance de notre système éducatif. Selon lui, ils doivent aussi relever un grand défi dans le cadre de l’organisation du Baccalauréat blanc en 2017 et en 2018, le Bac commun dans l’espace UEMOA. Dans ce cadre, il est impérieux que nos inspecteurs soient dans le dispositif de faire face à leurs missions.
Il est à noter que face aux difficultés rencontrées par l’Inspection de l’Enseignement secondaire (IES) créée par une ordonnance du 10 février 2000, le conseil des ministres réuni à Koulouba, le 7 mars 2012, a adopté le projet de textes relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de l’Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN), à la création et au cadre organique des Inspections pédagogiques régionales de l’Enseignement secondaire (IPRES).
Ainsi, il a été assigné à l’Inspection générale de l’Éducation nationale la mission principale de coordonner et de contrôler, sur les plans pédagogique, administratif, financier et matériel l’action de l’ensemble des acteurs du système éducatif. Quant aux Inspections pédagogiques régionales de l’Enseignement secondaire, elles sont chargées d’inspecter et de noter les enseignants, de contrôler l’exécution des programmes des établissements publics et privés et de produire des documents pédagogiques.
La mise en place d’une Inspection générale de l’éducation, dans notre pays, selon de nombreux observateurs, est un facteur déterminant pour renforcer l’amélioration de la qualité de l’éducation des enfants en exerçant son influence auprès des différents acteurs du système éducatif. Comme le dit ce penseur, ‘’Dans une époque où nous sommes tous en relation permanente les uns avec les autres, dans ce village mondial marqué souvent par l’intolérance, la violence, les responsables de l’éducation ont une contribution à apporter pour développer de nouvelles solidarités’’.

Par Sidi Dao

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