Gouvernance-prévention des conflits et des crises: l’USJPR explore des pistes de solution

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La gouvernance joue un rôle fondamental dans la paix et le développement durable. C’est conscient de ce constat que l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) en partenariat avec le projet recherche sur la prévention des conflits et la consolidation de la paix en situation de crise (WOSCAP), est depuis juin 2015, sur les pistes d’une paix durable. La restitution des premiers résultats de cette recherche a eu lieu, samedi dernier, dans la salle de réunion du rectorat de l’USJPB.

L’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Drissa Diallo, en présence de la présidente du Conseil de l’USJPB, Mme Diarra Fatoumata Dembélé. On y notait également la présence du vice-recteur et recteur par intérim de l’USJPB, non moins coordinateur du projet WOSCAP. À ses côtés, le recteur de l’USTTB, Adama Diama Keita ; le corps professoral mobilisé en grand nombre ainsi que des partenaires de l’Union européenne.
Cette journée de restitution des premiers résultats du projet de recherche WOSCAP, portant spécifiquement sur les interventions de l’UE au Mali, a été marquée par une présentation générale du projet par son coordinateur scientifique ; la présentation de l’axe «Diplomatie à voie», la présentation de l’axe réforme du secteur de la sécurité» et enfin une présentation de l’axe «Gouvernance».
Mme Diarra a souhaité la bienvenue aux participants avant d’émettre le vœu que cette initiative participe à la consolidation de la paix dans notre pays qui sort d’une crise multidimensionnelle ayant affecté tous les secteurs du développement.
Quant au secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, il a, lui aussi, salué l’initiative de l’USJPB et de ses partenaires ; avant de rassurer quant à l’accompagnement du département pour que nos universités contribuent efficacement au développement du pays, à travers les produits de leurs recherches.
En effet, le gouvernement, soutient-il, accorde une grande importance au secteur de recherche, conscient qu’elle a une valeur ajoutée certaine indispensable pour le changement de tout pays dans un monde en pleine mutation.
Aussi, des efforts, sont-ils en cours dans ce sens, pour que l’Université soit une locomotive du développement durable.
Selon le coordinateur du projet, la gouvernance a un rôle fondamental dans le développement. D’ailleurs, indique-t-il, parmi les causes de la crise de notre pays, la mauvaise gouvernance est fréquemment invoquée.
De même, la promotion de la gouvernance figure-t-elle depuis déjà plusieurs années parmi les exigences des partenaires au développement, dont l’UE.
Pour cerner le sujet, la principale problématique posée par cette étude est : « dans quelle mesure, les interventions de l’UE en matière de gouvernance contribuent effectivement à la prévention des conflits et à la consolidation de la paix » ?
À côté de cette question principale, plusieurs préoccupations relatives aux différents axes d’intervention de l’UE en matière de gouvernance et les principaux projets sont liés à : l’inclusivité des approches, l’appropriation locale, aux outils de la bonne gouvernance privilégiés par l’UE ; à la cohérence des interventions de l’UE avec celles d’autres acteurs ; aux limites et aux perspectives des principaux projets de l’UE en matière de gouvernances au Mali ; à la prise en compte du genre à la place des TIC…
Sur la question de la gouvernance, les principales interventions retenues sont relatives à la décentralisation et la réforme de l’État, l’appui aux OSC (Organisations de la société civile) et la mise en œuvre de l’accord.

Par Sidi Dao

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