Hommage de Tiégoum Maïga à Fatoumata Siré Diakité

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Tant qu’à se répéter, répétons nous. Surtout si ce que nous répétons est juste parce que vérité.
J’aurais pu me contenter d’un laconique «tout a été dit « et me soustraire à l’obligation de rendre hommage à Mme Fatoumata Siré Diakité. Je parle bien d’obligation de rendre hommage parce que la Dame a rempli son contrat.
Elle a été de tous les combats pour les libertés : libertés démocratiques, libertés pour les femmes, libertés pour les hommes. Elle était sur les remparts, debout, ne renonçant jamais.
Il n’y a que la mort qui pouvait avoir raison d’elle.
Que dis-je, même la mort ne peut se targuer de l’avoir vaincue. Oui, à la suite de l’autre je dis «mort où est ta victoire ?».
On pleure ceux qui ont vécu inutile. On pleure ceux que la mort fait disparaître, pour de bon.
Ceux comme Fatoumata Siré Diakité survivent à la mort, vivent après leur mort.
Ceux comme Fatoumata Siré Diakité sont célébrés parce qu’ils vivent à travers leurs oeuvres, leurs actes, leurs luttes, leurs combats.
Janjon à toi.
La République doit te célébrer.
La République te doit des funérailles à la hauteur de ton engagement militant, de ton dévouement pour toutes les causes ; et le Mali était de ces causes pour lesquelles tu pouvais t’oublier. 

Que Dieu t’ouvre les portes de Son paradis

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