Hydrocarbures: le plan machiavélique

Jamais une multinationale dans notre pays n’a été l’objet d’aussi longues cabales sans fin destinées à lui nuire. Victime de son succès et de son extension fulgurante au Mali et dans des pays de l’Afrique de l’Ouest, Oryx Énergies est devenue comme ce poussin qu’il faut étouffer dans l’œuf. Tout ou presque passe pour réussir cette entreprise machiavélique.

Oryx Énergies a été véritablement connue dans notre pays il y a juste quelques mois, lorsque son fondateur et président d’AOG, Jean Claude Gandur a séjourné à Bamako pour l’inauguration de 35 nouvelles stations d’essence. Il a promis de poursuivre l’extension du réseau à plus de 55 stations d’essence au Mali et de concentrer ses efforts sur d’autres pays de la sous-région. Toutes ces stations n’emploient que des Maliens. Il n’y a aucun expatrié. Oryx Énergies s’érige aujourd’hui en entreprise citoyenne, car elle a créé plus de 200 emplois directs autant d’emplois indirects et contribue pour des milliards de francs CFA à l’économie malienne.
Par cette embellie qui profite aux Maliens, Oryx Énergies n’a fait que s’attirer la colère de ses détracteurs. Certains qui sont dans le domaine des hydrocarbures craignent leur champ d’action annexé et ne dorment plus que d’un œil.
Pourtant, personne ne parlait d’Oryx qui n’avait que 3 à 6 stations à Bamako, il y a de cela un an. Le succès a ses conséquences positives et négatives, car il rend jaloux certains, qui refusent de se battre dans une concurrence saine et loyale. Mais bien avant de se lancer dans la vente de carburant au détail au Mali, la multinationale suisse est depuis plus de 30 ans l’un des gros fournisseurs de notre pays en hydrocarbures, à travers ses dépôts d’Abidjan, de Cotonou et de Dakar. Rien n’a filtré dans la presse en ce moment-là.
Son développement à pas de géant, à travers l’installation de stations-services ces derniers mois, dérange fortement. Dans l’immoralité la plus totale, les détracteurs sèment le doute dans l’esprit des Maliens en faisant croire tantôt que le député Karim KEITA, fils du président de la République serait actionnaire à Oryx Énergies ou que celui-ci lui aurait donné le marché d’hydrocarbures de l’armée. Une multinationale n’a pas besoin d’un marché de l’État pour qui connait le mode de paiement au trésor public qui fait ronger les freins. Des mensonges cousus de fil blanc. Pour se rendre à l’évidence et comprendre à qui appartient cette société, il suffit de chercher la copie de l’acte notarié des statuts mis à jour d’Oryx Énergies, suite à la modification décidée par ses actionnaires au cours d’assemblée générale en janvier 2015.
Dans cet acte notarié établi par Me Kanda KEITA, le total des actions s’élève à 2400. Il ressort le nom de deux actionnaires : il s’agit d’Oryx Energies-Sa avec 2397 actions et de Hilton Vaughan Gibson (un membre de son Conseil d’administration) avec 3 actions. Ces deux actionnaires sont tous suisses.
En dépit de la réalité de ces faits, des esprits malins ne cessent de tirer sur le baudet à boulet rouge. Il s’agit d’une part pour les adversaires politiques de l’honorable Karim KEITA de lui faire mal par ces fausses informations distillées à dessein et les détracteurs d’Oryx Énergies de faire d’elle une société-écran d’autre part.
Mais le mensonge a beau courir, la vérité finit toujours par le rattraper, dit l’adage.

Par Bertin DAKOUO

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