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mardi 12 décembre 2017
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IBAHIMA N’DAYE dit IBA «je ne suis pas venu à l’URD par calcul»

C’est désormais officiel. Le  1er vice-président du parti de l’Abeille, Ibrahima N’DIAYE dit Iba, quitte son parti d’origine pour regagner les rangs de l’URD. Ce choix, selon l’ancien ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, n’est pas le fait du hasard encore moins d’un calcul politicien. C’est celui de rester fidèle à une conviction et à un idéal de combat qu’il ne partage plus avec sa formation d’origine. D’où sa décision de quitter l’ADEMA pour continuer ce combat qu’il juge noble au sein du parti de Soumaila CISSE, compagnon de lutte avec qui les destins se sont croisés en 1991.

Depuis un certain temps, la cohabitation  était devenue difficile entre les Abeilles au  sein de la ruche, au point que le clash était inévitable entre Iba N’DIAYE et son parti d’origine. A l’origine de ce désamour : le choix du candidat du parti à l’élection présidentielle de 2013, mais surtout les orientations et les positionnements qui ont fragilisé la cohésion du parti. Après avoir pris le « recul au sein de la direction de l’Adema », à cause de ce qu’il considère comme un reniement d’un engagement souscrit, celui de soutenir le candidat FDR arrivé au second tour de la présidentielle,  le  désormais ex 1er vice-président du parti de l’Abeille, a finalement pris, selon lui, la décision qui s’imposait : quitter le navire Adema.

« En cet instant où le pays vit le drame, ou guerres, insécurités, maladies se conjuguent et avec elles de multiples conflits intérieurs et extérieurs, mes premiers mots sont pour toutes les victimes innocentes. J’ajoute ma prière à d’autres et exprime toute ma solidarité.

Je ne suis pas ici, faut-il le souligner, par calcul.

S’il s’agissait d’avantages multiples, d’argent facile, rapide et à la pelle, l’adresse est connue tout comme les numéros de téléphones et les contacts humains.

Je vous prie de me croire, car le lendemain du coup d’état militaire de mars 2012 nous aurions pu afficher d’autres choix et d’autres conduites.

Mesdames et Messieurs les membres de l’URD,

Mesdames et Messieurs les alliés politiques de l’URD,

Monsieur de président Soumaila CISSE, cher ami et camarade de lutte,

Je voudrais vous dire, il y a près de 24 ans que j’ai affirmé mon engagement  volontaire dans la lutte pour l’édification d’un état de droit, de démocratie et de liberté conquises. Cet engagement, je l’ai mis en œuvre aux côtés de bien d’autres dont certains ne sont pas dans ce monde. Bien d’autres sont heureusement dans ce monde  encore et même  devant moi dans la salle : je leur souhaite d’y être plus longtemps encore avec tout le bonheur possible.

Mon engagement que j’ai voulu volontaire se fonde sur des convictions profondes et soutenues par une certaine idée de l’épanouissement de l’homme dans la société malienne, une communauté d’hommes et de femmes réunie par un seul objectif : la construction d’un Mali indépendant et démocratique, fort et soucieux des plus vulnérables.

L’Adema parti comme l’Adema association ont représenté cet idéal que j’ai adhéré comme membre fondateur et y exercé toutes les responsabilités qui sont les miennes.

L’Adema a pensé, conçu et mis en œuvre des activités politiques au sein de plusieurs gouvernements qui ont fait le bonheur et la grandeur de notre pays.

L’Adema a aussi accompagné d’autres avec lesquels il a été en alliance.

L’Adema d’aujourd’hui est dans les liens d’une alliance qui porte préjudice à sa crédibilité.

Les dernières élections dans notre pays en crise après le coup d’état de mars 2012 ont  permis d’installer  à la tête de l’Etat un nouveau président de la république qui bénéficie d’une nouvelle majorité.

Le nouveau président n’a pas été soutenu par l’Adema qui avait opté d’aller en soutien avec le candidat du FDR qui serait qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle.

Le mieux placé à cette élection,  pour le compte du FDR, fut le président  soumaila CISSE.

C’est en tant que responsable du FDR, à l’époque, que j’ai donné mon soutien.

J’ai décidé donc de prendre du recul au sein de la direction de l’Adema pour couper court à tout et j’ai constaté effectivement que l’Adema est allé en alliance durable avec le président de la république et la majorité qui le soutient.

La situation de notre pays, grave à tout point de vue, laisse de mon point de vue, à une alliance qui passe à la trappe l’évocation simple de difficultés.

Le pays va très mal, les horizons se bouchent et l’avenir parait très incertain pour de nombreux Maliens à cause d’une gouvernance qui n’a pas son précédent.

De tout ce qui précède, mon choix s’est porté sur l’URD, membre fondateur de FDR, de l’opposition et deuxième force politique au Mali.

En même temps, le leader de ce parti fut le porte-étendard de notre plateforme commune aux dernières élections présidentielles.

Il a honoré notre combat et les électeurs maliens aussi : à part le premier rang, le deuxième, le troisième et le quatrième  étaient tous FDR.

Permettez-moi enfin d’ajouter que j’ai partagé avec la plupart des cadres de ce parti les plus belles pages de l’histoire de la démocratie au Mali. Ces moments historiques me resteront à jamais gravés dans la mémoire ».

Par Mohamed D. DIAWARA

 




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