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vendredi 20 juillet 2018
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IBK à Koulikoro:  » je ne cours pas après le pouvoir, mais après mes projets… »

Nullement intéressé par le pouvoir pour le pouvoir, après avoir occupé toutes les hautes fonctions au sein de l’État, IBK demande de noter les progrès réalisés en matière sécuritaire qui font qu’il n’a pas à raser les murs. Il a réaffirmé son ambition pour la jeunesse en qui il a toujours cru et dont il souhaite le développement du génie créateur pour qu’elle soit au rendez-vous de l’universel. Interview.

ARTE : Pensez-vous pouvoir remporter cette élection ?
(Question reformulée)
IBK : Ce sont les Maliens qui vont décider de cela. J’ai simplement le droit et la légitimité, si les Maliens le veulent, de faire un second mandat pour poursuivre ce que nous avons commencé. C’est l’Accord pour la paix et la réconciliation, le développement aussi. J’avoue que j’étais surpris moi-même aujourd’hui par la route que nous venons de construire à quatre voies. C’est cela le développement ; c’est ça que je voulais partout au Mali. Ce n’est pas le pouvoir pour le pouvoir qui m’intéresse. J’ai été Conseiller du Président, Ambassadeur, ministre des Affaires étrangères, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, Chef de l’État. Je ne cours pas après le pouvoir, mais après mes projets, mon ambition pour le pays.

ARTE : Vous connaissez les critiques de beaucoup de jeunes qui disent que pendant 5 ans avec IBK, ça ne va pas assez rapidement, il n’y a pas assez de boulot ; la situation ne s’est pas améliorée
IBK : qu’ils se souviennent comment était le Mali quand IBK arrivait, qu’ils se souviennent que le pays était à terre, qu’ils se souviennent qu’il y a un État aujourd’hui, que cet État est respecté, que cet État dans les 8 pays de l’UEMOA est le 3e pays aujourd’hui…

ARTE : Mais le Mali aujourd’hui n’est pas sécurisé et au Centre il y a des problèmes…
IBK : Aujourd’hui, nous sommes à Kidal ; les Forces armées sont au coude à coude avec les anciens groupes armés à Kidal. Il n’y a pas de belligérance au Mali. C’est un progrès qu’on doit noter, que vous devez noter. S’il y a un chef d’État qui n’a pas à raser les murs, qui n’a pas à avoir honte, c’est bien le Président Ibrahim Boubacar KEITA. Mon peuple le sait et le reconnaît. Pour moi, c’est l’essentiel. (…) L’essentiel, c’est mon devoir, mon ambition pour le Mali et je la poursuis.
La jeunesse ? Je l’ai mise au pouvoir, mes deux Premiers ministres ont été des jeunes. J’ai toujours eu confiance en la jeunesse malienne. Je suis en train de me battre pour qu’elle soit qualifiée, pour qu’elle ne soit pas une jeunesse laissée pour compte, pour qu’au rendez-vous de l’universel, elle ne soit pas pitoyable, mais qu’elle soit là en dignité, la tête haute, à l’instar de toutes les jeunesses du monde. C’est pour cela que j’ai donné l’autre jour 13 000 tablettes aux jeunes maliens pour qu’ils se qualifient. Des start-ups, nous en avons aussi au Mali. Il faut que leur génie créateur se développe, s’épanouisse. Ce Mali-là est le Mali de mes rêves ; le Mali que je veux réaliser et que j’ai commencé à réaliser.

Transcription libre
Bertin DAKOUO




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