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lundi 19 avril 2021
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IBK à la cérémonie d’hommage aux soldats morts au Mali: solidarité a toute épreuve

Aux côtés de son homologue français, François Hollande, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, a pris part, hier mercredi, dans la cour des Invalides, à Paris, à la cérémonie d’hommage national rendu aux trois soldats français morts le 12 avril dernier, dans notre pays au Mali.

Dans la cour des invalides, les présidents IBK et Hollande ont été accueillis par le Premier ministre Manuel Valls qui avait à ses côtés le ministre français de la Défense et le secrétaire d’État chargé des Anciens combattants.
Après la revue des troupes, le président Hollande a fait l’éloge funèbre des trois soldats avant de les décorer de la médaille de la Légion d’honneur, à titre posthume.
Rendant hommage aux soldats tués, le 12 avril dernier, aux environs de Tessalit, le président Hollande dira que «la France porte le deuil de trois de ses soldats, de trois de ses enfants… Ils ont tout donné», jusqu’à leur «existence. Ils avaient la passion de servir pour défendre notre pays «.
Devant leurs trois cercueils recouverts du drapeau français, le président François Hollande a déclaré que les trois soldats tués, dans l’explosion d’une mine au passage d’un convoi de l’opération, «avaient tous l’élan de la jeunesse et la passion de servir pour défendre notre pays, ses valeurs, ses principes partout dans le monde ».
Soulignant l’importance de la mission Barkhane dans notre pays et de l’engagement des soldats morts au combat, le locataire de l’Élysée dira qu’»ils savaient pourquoi ils se battaient : contre le fanatisme, contre l’obscurantisme».

Engagés dans l’opération Barkhane lancée, le 1er août 2014, ils avaient la mission d’»assurer la sécurité d’un pays ami, le Mali, qui était pour un temps occupé par des hordes islamistes», a-t-il rappelé, en clin d’œil au président IBK présent à la cérémonie.
Mais le président français s’empresse d’ajouter que la sécurité du Mali et du Sahel, «c’est aussi la nôtre, puisque l’ennemi est commun», en rappelant les attentats djihadistes commis, ces derniers mois en France ou en Afrique.
Contre le terrorisme, le président est optimiste : «cette action porte ses fruits», a-t-il assuré, «nous avons affaibli les groupes terroristes, désorganisé leurs réseaux, asséché leur logistique».
François Hollande a fait ensuite chevaliers de la Légion d’honneur, à titre posthume, les trois militaires, originaires du 511e régiment du train d’Auxonne (Côte d’Or), après avoir salué les membres de leurs familles au début de la cérémonie.
Parmi les défunts, le soldat Mickaël Poo-Sing, 19 ans, qui avait rejoint l’armée de Terre en février 2015 peu après l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris, et qui a été tué sur le coup.
Le maréchal-des-logis Damien Noblet, 31 ans, et le brigadier Michael Chauwin, 20 ans, grièvement blessés, ont succombé peu après.
Damien Noblet, engagé dans l’armée depuis près de douze ans, avait déjà participé à plusieurs opérations extérieures, au Kosovo en 2005, en Côte d’Ivoire en 2007, au Liban en 2008 et déjà au Mali en 2013. Il était père d’un enfant.
Michael Chauwin servait dans l’armée depuis deux ans et était déployé, comme le soldat Poo-Sing, pour la première fois en opération extérieure.

Par Mohamed DIAWARA




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