IBK – les partenaires et Mise en œuvre de l’Accord de paix: l’appel au respect des engagements

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C’est le vendredi 23 septembre dernier, qu’a débuté à New York les travaux de la soixante onzième Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU). Le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, a participé à la séance inaugurale de cette grand-messe annuelle de la diplomatie mondiale, au cours de laquelle il livré un discours remarqué et remarquable sur l’Accord de paix et les grandes réalisations faites par le Gouvernement pour sa la mise en œuvre. Reste maintenant aux partenaires de respecter leurs engagements.

L’Assemblée générale est le principal organe délibérant, directeur et représentatif de l’ONU. Composée des représentants des États membres de l’Organisation, elle offre un forum multilatéral de discussion unique sur tout l’éventail des questions internationales abordées dans la Charte.
Cette année, ils sont plus 130 dirigeants du monde et plus de 50 ministres des Affaires étrangères à se retrouver à New York pour débattre des grands enjeux mondiaux et s’attaquer aux questions les plus difficiles, notamment des questions politiques, sécuritaires humanitaires et environnementaux.
Et notre pays n’est pas en marge de ces questions au regard de la crise profonde qu’il vient de sortir, au terme de laquelle un accord de paix a été signé et dont la mise en œuvre connaît quelques difficultés.
Un an après avoir présenté, devant cette même auguste Assemblée, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger signé entre le Gouvernement et les mouvements armés des régions du nord du pays et 15 mois aujourd’hui de mise en œuvre, que de chemin parcouru, que des progrès significatifs enregistrés ayant permis des avancées tangibles dans tous les domaines.
Voilà pourquoi, dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président IBK a mis en avant les initiatives et actions entreprises par le Gouvernement, depuis la signature de l’Accord, notamment, dans le domaine des réformes politiques, institutionnelles et sécuritaires, lesquels illustrent de façon éloquente la volonté du Gouvernement du Mali d’honorer ses engagements.
En parlant de ces réformes qui paraissent fondamentales à ses yeux, le chef de l’État a cité la nomination et l’installation des Gouverneurs des nouvelles régions de Taoudénit et Ménaka et pour lesquelles régions des conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée ont été signées à hauteur respectivement d’un 1,7 million dollars et d’un 1,3 million dollars pour la construction et l’équipement de leur administration générale ; la promulgation de la Loi instituant les autorités intérimaires suite à la modification du Code des collectivités territoriales ; l’adoption du décret portant modalités de mise en place des autorités intérimaires.
Sur ce point, il a rappelé que le calendrier de mise en place de ces autorités de transition, élaboré par le Gouvernement en coopération avec les mouvements signataires de l’Accord, avait fixé leur installation du 15 juillet au 25 août 2016. Mais qu’à cause de l’insécurité qui sévit dans le nord et des affrontements entre certains groupes rivaux dans la région de Kidal, le processus n’a pu être mené dans le délai prévu.
Sur les questions de sécurité et de défense, les progrès sont également tangibles et palpables avec la mise en place par le Gouvernement du cadre institutionnel en matière de réforme du secteur de la Sécurité ainsi qu’en matière de processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et d’intégration.
À ce titre, le chef de l’État a informé l’auguste Assemblée des décisions majeures prises par le gouvernement, au nombre desquelles : la prise en charge des combattants des mouvements signataires, en attendant le démarrage effectif du processus de DDR ; la dotation du mécanisme opérationnel de coordination en véhicules pour la constitution des premières unités des patrouilles mixtes.
Et le président IBK de signaler qu’en plus de ces mesures, qui visent le retour définitif de la paix et de la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, le Gouvernement du Mali a poursuivi ses actions de développement sur le terrain, là où les conditions de sécurité le permettent, à travers la mise en œuvre des projets et programmes sectoriels.
En dépit des efforts déployés par les parties signataires de l’Accord, le processus de paix reste cependant confronté, a regretté le président IBK, à de sérieuses entraves liées aux activités des groupes terroristes dans les régions du nord qui multiplient indistinctement les attaques asymétriques contre les paisibles populations civiles, les forces de défense et de sécurité maliennes, les contingents de la MINUSMA et la force française Barkhane.
D’où, la reconnaissance du chef de l’État au Conseil de sécurité pour l’adoption de la résolution 2295 (2016) renouvelant le mandat de la MINUSMA et l’autorisant, entre autres, à adopter une posture plus proactive et robuste, pour réussir son mandat de stabilisation au Mali. L’occasion était également bonne pour le locataire de Koulouba d’en appeler l’organisme onusien à renforcer les capacités opérationnelles des contingents déployés pour assurer la sûreté et la sécurité du personnel de la MINUSMA et traduire dans les faits sur le terrain les innovations qu’apporte la résolution 2295 (2016).
Pour ce faire, il a insisté sur la nécessité d’accélérer le processus de cantonnement et du DDR aux fins d’isoler les groupes armés non signataires de l’Accord de paix, affiliés aux réseaux terroristes dont les actions entravent les efforts en cours.
En tout cas, le Gouvernement, a rassuré le président de la République, assumera pleinement sa part de responsabilité dans le cadre du nouveau mandat et travaille déjà avec la MINSUMA, en vue de parvenir très rapidement à une vision commune de sa mise en œuvre, à travers l’élaboration d’indicateurs mesurables (benchmarks).
Par ailleurs, si IBK a salué les partenaires qui ont honoré leurs engagements financiers en faveur du Mali, il a, à nouveau, réitéré l’appel du Gouvernement du Mali aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils libèrent les ressources promises, lors de la Conférence internationale pour la relance économique et le développement du Mali, tenue à Paris le 22 octobre 2015.

Par Mohamed D. DIAWARA

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