Incendie au parc outil de Bamako: des dégâts matériels importants

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Il faisait 1 h du matin, dans la nuit du mercredi au jeudi dernier, quand le parc outil de Bamako, ex-garage administratif, a miraculeusement pris feu. C’était une première, depuis sa création en 1969. Suite à cette tragédie, les autorités nationales (responsables du ministère des Domaines de l’État, de l’EDM et du ministère de la Sécurité intérieure) étaient, hier jeudi, sur les lieux pour constater les dégâts.

Sur place, on pouvait constater la présence de certains agents de sécurité.
Dieu merci, malgré cette voracité de l’incendie, on ne déplore aucune perte en vie humaine ni de blessé.
Toutefois, quatre (4) bureaux ont été complètement incendiés. Parmi ces quatre bureaux, l’on dénombre ceux du chef dudit parc outil, du secrétaire général, de la direction technique et la direction des transports. Selon des témoignages sur place, ces bureaux étaient les plus équipés, contenant plusieurs ordinateurs et des archives, datant de plusieurs années.
Seul le bureau de la réforme des véhicules de l’État a été épargné par les flammes, grâce à la perspicacité des sapeurs-pompiers qui ont pu rapidement mettre fin à la tragédie.
Selon le chef du parc outil, M. Mahamadou TANGARA, l’origine de cette flamme reste inconnue. Il a indiqué qu’il y avait eu un bruit au niveau du compteur électrique et aussitôt, le feu s’est propagé sur les bureaux. C’est juste un constat, a-t-il expliqué aux responsables sur place.
« Pour le moment, aucune cause suspecte n’a été pour le moment détectée et nous ignorons l’origine de cette tragédie », a affirmé M. TANGARA.
Poursuivant dans la même lancée, il a fait savoir que de courts circuits se manifestaient des fois, mais un tel incendie ne s’était jamais produit.
Par ailleurs, il a soutenu que les bureaux incendiés contenaient des documents qui dataient des vingtaines d’années.
« Depuis le temps colonial jusqu’à nos jours, il y avait des dossiers de réformes des véhicules de l’Etat et d’immatriculation qui étaient classés dans ces bureaux », a confié le patron des lieux.
Aussi, a-t-il regretté que tous ces éléments restent irrécupérables.
Auparavant, il a rappelé que le garage, à sa création jusqu’aujourd’hui, a été renommé trois fois : du « Transport urbain de Bamako (TUB) au garage administratif qui a laissé place à l’actuel Parc outil » (ce qui veut dire le parc de réserve des véhicules de l’État).
D’autre part, M. Mahamadou TANGARA s’est réjoui du fait que l’incendie s’est limité à des pertes matérielles. Enfin, le chef de l’ex garage administratif dit compter sur les autorités pour mettre en place une commission d’enquête pour déterminer les causes réelles de ce dommage et pour la réhabilitation rapide des lieux.

Par Bénédicte SOMBORO (Stagiaire)

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