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vendredi 20 mai 2022
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Pour injures: Oumar MARIKO et co-accusés à la barre ce 15 février

Le président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), Dr Oumar Mariko, et ses co-accusés seront devant le Parquet de la Commune IV du district de Bamako le mardi 15 février 2022.

L’audience fait suite à leur interpellation par le Camp I de la Gendarmerie de Bamako avant d’être placés sous mandat de dépôt le mardi 7 décembre 2021, pour « injures et enregistrement illégal », selon des sources judiciaires.

L’opposant de carrière, le Dr Oumar MARIKO, est depuis le 6 décembre 2021, dans le viseur de la justice avec deux autres personnes. Il s’agit de notre confrère Bakary CAMARA, journaliste à la Radio Kayira et de l’activiste Boubacar SOUMAORO dit Bouba FANE. Selon des sources judiciaires, ils sont accusés de : « injures par le biais d’un système d’information et de communication ; violation du secret de la communication ; diffusion d’injures sur les réseaux sociaux et menaces ». Leur sort se trouve entre les mains du juge du Tribunal de la Commune IV le mardi prochain.

En réponse à des propos du Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla MAIGA, selon nos sources, le Barbu national et ses complices ont été mis sous contrôle judiciaire depuis décembre 2021, avant leur procès qui est prévu pour le 15 février prochain au Tribunal de Grande Instance de la Commune IV.
Concernant le cas du Président du parti SADI, il serait accusé d’injures par le biais d’un système d’information et de communication.
S’agissant du journaliste Bakary CAMARA, selon nos sources, il serait probablement accusé « d’enregistrement illégal d’audio et violation du secret de la communication ».
Quant à l’activiste Bouba FANE, des sources judiciaires précisent est également accusé de « diffusion d’injures sur les réseaux sociaux et de menaces ». Ce dernier depuis quelques semaines n’est plus à Bamako. Il serait en France, après avoir obtenu sa libération de la prison en attendant son jugement.

Dans ce dossier, les accusés sont défendus par un Collectif composé d’une dizaine d’avocats dont trois anciens ministres de la Justice et des Droits de l’homme. Il s’agit de Me Mamadou Ismaël KONATE, Me Malick COULIBALY et Me Mohamed Ali BATHILY.
De plus, cette affaire a inspiré la création d’un collectif pour la sauvegarde des acquis démocratiques menacés sous la Transition avec l’arrestation de nombreuses personnalités.
Lors de l’audience pour la mise en liberté provisoire de ses clients, l’ancien ministre de la Justice, Me Mohamed Ali Bathily, a martelé : « en plus de Mariko, il y a un vocal d’une autre personne qui a circulé sur les réseaux. Pourquoi cette personne n’a pas été placée sous mandat de dépôt. L’arrestation de Oumar Mariko a donc un autre objectif ».

Par SABA BALLO




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