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mardi 16 octobre 2018
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Insalubrité: Bamako sous les ordures

La ville de Bamako est confrontée, ces derniers temps, à un sérieux problème d’insalubrité accentué par la grève illimitée de la société Ozone-Mali qui perdure, depuis plusieurs semaines maintenant. Les goudrons sont envahis par la poussière et les sachets plastiques. Quant aux dépôts de transit d’ordures, ils ne cessent de déborder dans les rues et même dans les maisons.

L’insalubrité dans la ville de Bamako a atteint son paroxysme depuis la grève illimitée du groupe Ozone-Mali. Une fois dans la ville, le constat est alarmant frôlant la déception et la honte. Dans les rues de la capitale, le constat qui frappe à l’œil est la poussière qui couvre les goudrons, les sachets plastiques et autres immondices jetés pêle-mêle. C’est presque l’enfer pour les piétons et les usagers des engins à deux roues ou même les tricyclistes qui doivent lutter farouchement contre les vents de poussière pour arriver à destination. Dans les marchés, les quelques passages sont également pris d’assaut par les ordures. Les bordures de rues débordent également.
Tous les regards sont actuellement tournés vers la société qui s’occupe de la propreté de notre ville, depuis quelques années : Ozone-Mali. Selon plusieurs sources, les agents de cette entreprise ont arrêté leurs prestations faute d’argent, dit-on. Il nous revient que les travailleurs d’Ozone-Mali sont en grève illimitée pour des motifs d’arriérés de salaires. Si pour des Maliens, la société marocaine de droit malien a failli à sa mission, au niveau de son directoire, l’on pointe un doigt accusateur à l’État du Mali qui peine à respecter ses engagements contractuels face à Ozone-Mali. L’État, à travers la mairie du District, doit à Ozone une facture estimée à plus de 14 milliards de FCFA, selon les mêmes indiscrétions.
Faillite de l’entreprise d’assainissement ou incapacité de l’État à honorer ses engagements contractuels ? La finalité aujourd’hui est que la ville de Bamako fait face de nos jours à un problème sérieux de propreté. Aujourd’hui, tous les grands centres de pré collecte des ordures débordent, de Lafiabougou en passant par Médina-Coura face au Stat Modibo KEITA. La mairie du district qui tente tant bien que mal d’assurer le service minimum semble elle aussi être confrontée à problèmes de ressources.
Face à la situation, les autorités politiques et administratives, en tête le gouvernement, et l’ensemble des citoyens de Bamako sont interpelés. Parce qu’il ne s’agit pas d’un problème des seules autorités. Chaque citoyen se doit de se poser la question ce qu’il fait pour la propreté de son cadre de vie. On a l’impression que cette citoyenneté est devenue de nos jours une sérieuse préoccupation et l’on préfère toujours jeter la pierre dans le jardin des autres.

PAR MODIBO KONE




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