Insécurité grandissante à Bamako et ses environs: le procureur générale sort de son silence

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Face à l’insécurité grandissante, caractérisée, ces derniers temps, par de nombreux braquages à main armée, notamment au poste de Péage/pesage de Sanankoroba, situé à une quarantaine de kilomètres de Bamako, la semaine dernière, avec un bilan de 3 morts ; et celui d’un client d’ECOBANK, le jeudi dernier, en plein jour, le Procureur général (PG) près la Cour d’appel de Bamako, Mahamadou Lamine COULIBALY, est sorti, lundi dernier, de sa réserve, à travers un entretien accordé à nos confrères de l’ORTM.

L’objectif de cette sortie médiatique, selon le Procureur général, était de prévenir tout le monde, avant de prendre les dispositions qu’il faut dans le cadre de l’insécurité dans la ville de Bamako et environs.
Aussi, souligne-t-il, les enquêtes ont toujours été bien menées, mais il s’avère que les malfaiteurs s’arrangent toujours à réussir leurs forfaits, au moment où l’on y pense le moins.
« Chaque fois que nous apportons des nouvelles techniques ; ils s’adaptent. Chaque fois qu’il y a des cas, nous apportons toujours des correctifs pour améliorer. C’est dans ce cadre que nous nous sommes réunis, vendredi avec tous les Procureurs de la République, au Parquet général de la Cour d’Appel de Bamako », a-t-il révélé.
Le PG a sollicité sur le plan national, une franche collaboration et une large communication de la population. Car, précise-t-il, tout part du renseignement.
Pour lutter efficacement contre ces malfrats, il faut les témoignages, a précisé le procureur général, c’est-à-dire, une bonne collaboration avec les forces de sécurité.
Par ailleurs, le Procureur près la Cour d’Appel de Bamako a profité de l’occasion pour informer de la tenue, le 17 novembre prochain, d’une grande rencontre du Conseil de cabinet, qui sera élargi à tous les Commissaires et chefs des Unités d’enquêtes pour une synergie d’action afin que chacun soit au même niveau d’information.
« Pour sécuriser Bamako et environnants (Koulikoro, Kati ; Kangaba), j’ai donné comme instruction que toutes les procédures pendantes devant les Commissariats de police ou les Unités d’enquêtes soient déférées dans les meilleurs délais et que la poursuite de contrôle soit immédiatement appliquée », a martelé le PG COULIBALY. Il pense tout aussi: « il faut des sanctions dissuasives qui peuvent rassurer les populations ».
Pour preuve, reconnaît-il, les attaques dont les Maliens avaient l’habitude de voir se faisaient la nuit. Aussi, le cas d’ECOBANK, qui s’est produit en plein jour, témoigne-t-il de la gravité de la situation d’insécurité dans notre pays.
D’où, son appel à tous les agents de police et ceux des services de renseignement qui opèrent de nuit, de redoubler d’efforts pour venir à bout de ces malfrats qui coupent le sommeil à nos populations.
En tout cas, le PG COULIBALY demande aux Bamakois de rester calmes et vigilants : « ceux-là qu’ils sont en train d’être traqués seront retrouvés et sanctionnés avec la dernière rigueur », a-t-il laissé entendre.
Cette sortie du Procureur général, qui n’est pas la 1re du genre, cadre parfaitement avec ses missions qui recommandent que lorsqu’une infraction est commise, le Procureur de la République doit poursuivre son auteur devant un tribunal ou une Cour d’assises. Il est dit : « il déclenche alors l’action publique ».
En effet, magistrat, membre du Parquet, le Procureur de la République, représentant le ministère public devant toutes les juridictions de l’ordre judiciaire, est placé sous l’autorité du Procureur général (chef du Parquet auprès de la Cour d’appel) et du Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Par Sékou CAMARA

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