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mercredi 16 août 2017
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Insémination artificielle (I.A.): le coup de piston du Royaume Chérifien au Mali

Après la donation de 12 500 doses de semence au Mali par Sa Majesté le Roi Mohamed VI du Maroc, ce sont 10 inséminateurs et un gestionnaire qui viennent formés par les techniciens venus du Maroc. Ils recevront leurs équipements, dès ce lundi, pour être opérationnels.

La remise symbolique des équipements et la signature des contrats par les inséminateurs s’est déroulée, le dimanche, 7 décembre, en présence du Ministre du développement Rural, Dr Bokary Tréta, et de l’Ambassadeur du Maroc au Mali, Hassan Naciri.

Cétait l’occasion pour les uns et autres de saluer cette action qui vient donner un coup d’accélérateur au programme d’insémination artificielle, initié par le gouvernement du Mali. A commencer par le Chef de la délégation marocaine, Dr Zakaria Lamdour : «Cette activité que nous venons de mener au Mali témoigne de nos relations de franche collaboration et permettra à nos deux pays de mettre en commun nos savoir faire en matière d’insémination artificielle» a-t-il brièvement déclaré.

Dans le même ordre d’idées, le Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali, Bakary Togola, a souligné que «c’est un pas important que le Mali va franchir avec la formation et l’équipement des inséminateurs». «Avec l’insémination, nous aurons non seulement plus de production de viande, mais aussi de lait» a ajouté le Président de l’APACM. Avant de demander aux agents formés de «prendre soin du matériel qui leur vient d’être donné». Peu après, assurance a été faite par le porte-parole des inséminateur «d’utiliser à bon escient le matériel et mettre en pratique toutes les techniques» que lui et ses collègues ont apprises.

Dans son intervention, le ministre du Développement Rural, Dr Bokary Tréta, a exprimé «toute sa satisfaction et ses sincères remerciements à la délégation marocaine». Aux inséminateurs, le ministre a rappelé l’objectif de 10 000 vaches pour la campagne en cours, toute chose qui vise à renforcer la place des filières viande et lait dans l’économie du Mali. Un objectif qui passe nécessairement par le développement d’un système d’insémination artificielle viable et maîtrisé (l’Etat a décidé d’y intervenir à hauteur de 80%) et par le renforcement des pratiques d’alimentation (par le développement des cultures fourragères, le stockage d’intrants alimentaires en qualité et en quantité)

Il faut noter que du 30 au 6 novembre, la mission marocaine a réalisé un nombre assez important d’activités. Il s’agissait d’assurer l’accompagnement de la Direction nationale des productions et industries animales (DNPIA) dans la mise en œuvre de son programme national d’insémination artificielle 2104-2015, suite à donation de 12 500 doses de semences au Mali par Sa Majesté le Roi Mohamed VI du Maroc ; d’accompagner le recrutement, l’équipement de 10 inséminateurs, d’un gestionnaire, la mise à leur disposition de l’équipement et matériel pour l’utilisation des semences dans les cinq circuits de l’IA des cercles de Kati et Koulikoro ; d’animer des journées de sensibilisation à l’intention des éleveurs maliens sur les grands axes, en vue de créer les premiers circuits d’IA dans ces mêmes cercles ; de la mise en place d’un système informatisé pour le suivi de l’action d’IA ; de la formation d’inséminateurs complémentaires et d’un agent pour le rapportage des données de l’IA, pour ce citer que ces activités.

Il sied de souligner aussi que la DNPIA et le Projet de Développement et Valorisation du Lait (PRODEVALAIT), en collaboration avec la Coopération technique belge (CTB) ont organisé des journées de rencontre avec les acteurs de la filière lait. Au cours de ces réunions la délégation du Maroc a animé des séances de formation sur cinq principaux axes comme Bamako-Kassela, Bamako-Kati, Bamako-Sanankôrôba, Bamako-Siby ou encore Bamako-Tienfala.

Pour le ministre du Développement Rural, «l’ensemble de ces activités concoure à donner un élan nouveau au processus de mise en œuvre du Programme d’Insémination artificiel qui, depuis son lancement, le 29 mars 2014, à Tienfala, par le Premier ministre, n’a connu que des résultats assez timides». Au-delà, a ajouté Dr Bokary Tréta, «cela va contribuer à la concrétisation de la volonté de Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République, Chef de l’Etat et de Sa Majesté le Roi Mohamed VI du Maroc à consolider les relations fraternelles entre nos deux pays, tout en assurant l’augmentation de la production et de la productivité du cheptel laitier malien».

Cellule Communication MDR




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