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samedi 18 août 2018
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Insertion socioéconomique des jeunes ruraux: une convention de plus de 19,1 milliards

Le Projet de formation professionnelle, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER) et les Systèmes financiers décentralisés (SFD) ont procédé, le mercredi dernier, à la signature d’une convention de partenariat portant sur coût de plus de 19,1 milliards de FCFA, devant permettra l’insertion socioéconomique de 15 550 jeunes ruraux dont 11 500 dans les activités génératrices de revenus; 4 000 micro entreprises rurales et 50 GIE de 10 personnes, spécialisées dans les aménagements de pistes rurales et le reboisement.

La cérémonie de signature était placée sous l’égide du ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle, de la jeunesse et de la construction citoyenne, Mahamane BABY. C’était en présence du Coordinateur du projet FIER; des représentants des institutions de microfinance et des représentants des ministères de l’Agriculture; de l’Elevage et de la pèche; de la Promotion des investissements et du secteur privé.
Selon le Coordinateur du projet FIER, Hery COULIBLAY, en 2015, il a été réalisé des études de base dont celle portant sur les institutions de microfinances avec l’appui du Programme de microfinance rurale.
Selon lui, une dizaine d’institutions a fait l’objet d’analyse dont les critères portaient sur la présence physique dans la zone d’intervention ; le respect de la règlementation des règles de gouvernance ; le dispositif organisationnel et la gestion opérationnelle.
Aussi, a-t-il précisé, après l’application de ces critères quatre Institutions de microfinance ont été retenues à savoir : CAECE Jigisèmè (Réseau des caisses associatives d’épargne et de crédit des commerçants et entreprises) ; Soro Yiriwaso ; Kafo Jiginew (Réseau des caisses mutualistes d’épargne et de crédit) ; RMCR (Réseau de Micro institutions de croissance de revenu). En effet, ces institutions se sont engagées à gérer les comptes jeunes que le volet va financer ; à instruire et financer les dossiers des jeunes ; à suivre le crédit ; à transmettre les informations au projet ; à participer aux formations organisées par le projet et à dupliquer ces formations à leurs agents et faire en sorte que les guichets ouverts soient à la disposition de tous les producteurs ruraux et opérateurs.
Pour le représentant des institutions de microfinances, Adama CAMARA, le projet FIER est une excellente initiative de l’Etat malien. Selon lui, l’objectif de ce programme est de faciliter l’accès des jeunes ruraux à des opportunités d’insertion et d’emplois attractifs et rentables dans l’agriculture.
M. CAMARA a, au nom des Systèmes finances décentralisés, prit l’engagement de mettre en œuvre totale le contenu de la convention ; de l’atteinte des objectifs et d’une bonne collaboration avec les communautés.
Le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle, de la jeunesse et de la construction citoyenne, Mahamane BABY, pour sa part, a indiqué que cette convention entre le projet FIER et les institutions de microfinances permettra de favoriser l’insertion économique de 15 550 jeunes ruraux dont 11 500 dans les activités génératrices de revenus ; 4 000 microentreprises rurales et 50 GIE de 10 personnes spécialisées dans les aménagements de pistes rurales et le reboisement.
Pour le ministre BABY, la mise en œuvre de ce projet contribuera à la réalisation des engagements du Président IBK et à l’épanouissement des jeunes ruraux.
En plus, souligne-t-il avec satisfaction, d’autres indicateurs économiques et sociaux de notre pays vont en profiter. Il fait allusion au taux de bancarisation, surtout en milieu rural, l’accès du plus grand nombre au service financier.
S’adressant aux responsables des entreprises de microfinances, le ministre BABY a dit ceci : «A partir de ce jour, vous vous engagez à mettre en place des guichets proches des producteurs en général et des jeunes en particulier. Vous contribuerez ainsi à la résolution d’une question importante pour notre économie qui est l’accès au financement. Vous avez une place importante dans la pérennisation des activités soutenues aujourd’hui par le projet FIER ».
Par ailleurs, le ministre a révélé que le coût financier du programme est estimé à plus de 19,1 milliards de FCFA, avec une contribution du projet FIER à travers l’Etat, le FIDA et PAPAM pour 15,9 milliards ; les bénéficiaires pour 1,9 milliards et les institutions de microfinances partenaires pour 1,3 milliards.

PAR MODIBO KONE




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