Instructions d’ibk à la hiérarchie militaire: dénicher là ou les ennemis de la paix se trouvent

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La recrudescence de l’insécurité dans le pays, le classement du Mali par la banque mondiale comme premier pays réformateur de l’UEMOA ; l’intense ballet diplomatique enregistré ces dernières semaines dans notre pays ; la réouverture de l’école à Kidal, ont été entre autres sujets abordés par Racine THIAM, directeur de la communication et des relations publiques du président de la République. C’était hier mercredi 9 novembre à la faveur du 10e numéro de Rendez-vous avec Koulouba, à la Maison de la presse.

La recrudescence de l’insécurité qui constitue aujourd’hui une préoccupation dans notre pays, surtout à Bamako et ses environs a été le premier point évoqué par le conférencier. Sur la question, Racine THIAM a indiqué que les autorités étaient conscientes des difficultés actuellement enregistrées dans le domaine sécuritaire, dans notre pays. C’est d’ailleurs un secret de polichinelle, que des actions sont en cours pour organiser les moyens et les stratégies en vue de mettre hors d’état de nuire les ennemis de la paix qui ne manquent jamais l’occasion pour porter des coups sérieux aux résultats positifs qui sont en train d’être engrangés par le régime.
« Beaucoup de choses ont été faites et beaucoup d’autres sont en cours, mais la réalité est qu’aucun pays n’est à l’abri des attaques des ennemis de la paix. Ils disposent des moyens et des stratégies pour frapper là où peut faire plus mal. Le théâtre des opérations se déplace et les ennemis frappent toujours là où on les entend le moins où les renforts de l’armée ne sont pas présents. Heureusement, la capacité de réaction de l’armée permet, dans les heures qui suivent les attaques, d’être présente et de rassurer les populations », a affirmé le conférencier.
Le directeur de la communication du président de la République a rassuré que les forces armées et de sécurité sont capables de sécuriser le sommet Afrique-France que notre pays abritera en janvier prochain. Selon lui, l’opinion doit comprendre que les attaques crapuleuses qui sont enregistrées par-ci par-là n’ont rien n’à voir avec l’organisation générale de notre dispositif sécuritaire. Ces attaques qui sont menées par les bandits, de façon sporadique, pour se faire de l’argent ne doivent pas remettre en cause le travail énorme qui a été fait pour mettre en place un dispositif de sécurité autour du district de Bamako et sur toute l’étendue du territoire.
Il a fait comprendre que notre pays ne fait plus face à un adversaire organisé qui cherche à contrôler une localité, mais des adversaires qui viennent pour faire des coups et disparaitre dans la nature. Un phénomène, soutient-il, auquel aucun État au monde n’est à l’abri, quelle qu’en soit la puissance de ses forces armées et de sécurité.
Le directeur de la communication a informé qu’à la suite de cette montée brusque de l’insécurité, le président de la République a tenu un conseil de défense au cours duquel il a instruit à l’ensemble des forces armées et de sécurité d’adopter une stratégie beaucoup plus offensive et de changer de tactiques. Selon lui, le chef suprême des armés a donné des instructions fermes pour que sur l’ensemble du territoire national, il y ait des forces de sécurité beaucoup plus mobiles et beaucoup plus offensives pour aller dénicher là où les ennemis de la paix se trouvent.
Comme bonne, le conférencier a indiqué que la Banque mondiale avait classé notre pays comme le premier État réformateur de l’UEMOA, dans son dernier rapport doing business. Selon lui, dans ledit rapport, le Mali occupe une bonne place en matière d’assainissement du climat des affaires. Cela, suite aux différentes réformes entreprises depuis deux à trois ans, malgré les difficultés que traverse le pays.
« Le Mali est en train d’être félicité par toutes les organisations internationales par rapport aux réformes que le président et son gouvernement ont entrepris dans le but d’assainir le climat des affaires. Ce classement veut dire que s’il n’y avait pas toutes ces difficultés, les réformes entreprises allaient amener notre pays beaucoup plus loin », s’est réjoui Racine THIAM.
Une autre bonne nouvelle évoquée par le conférencier a été la réouverture de l’école à Kidal qui constituait un vœu ardent du président IBK. Pour lui, cette réouverture de l’école augure des signes forts pour le retour progressif de l’État sur toute l’étendue du territoire.
Il a aussi souligné l’intense ballet diplomatique que notre pays a enregistré ces dernières semaines. Les grandes personnalités qui ont visité le Mali sont entre autres : le vice-président indien ; la chancelière allemande ; le ministre de la Défense canadienne.
Pour M. THIAM, les visites de ces hautes personnalités prouvent que le Mali reste au centre de l’instance diplomatique et au centre des préoccupations. Cela, parce que le monde entier est conscient que le Mali est en train de travailler avec sérieux pour sortir de cette crise de façon honorable.

PAR MODIBO KONE

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