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jeudi 19 avril 2018
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Interdiction de son meeting au stade du 26 mars: Moussa Sinko dénonce et accuse

Le mouvement « Plateforme pour le changement » (PPC) du général démissionnaire de l’armée a animé, hier jeudi, un point de presse à son quartier général (QG), sis à Faladiè non loin de la Tour d’Afrique. Ladite rencontre avait pour objectifs, selon les responsables du mouvement, d’informer l’opinion nationale et internationale sur la décision du gouvernement d’annuler l’autorisation qui leur avait été donnée pour le lancement de sa formation politique prévu, le 20 janvier au stade 26 mars. La conférence était animée par le général démissionnaire, Moussa Sino COULIBALY, président de ladite plateforme.

D’entrée de jeu, M. Moussa Sinko a taxé le régime actuel de dictateur, malgré qu’il soit démocratiquement élu. Et pour cause ? M. COULIBALY accuse le président Ibrahim Boubacar KEITA et son actuel premier ministre d’avoir annulé l’autorisation qui lui avait été accordée au préalable pour lancer son mouvement, le 20 janvier prochain au Stade du 26 Mars.
« Quand on nous a refusé le Stade du 26 mars, nous avons compris toute de suite quelles étaient les intentions dernières cet acte. Parce qu’on n’a pas refusé notre demande, dans un premier temps. On nous a d’abord donné l’autorisation, nous avons même effectué le paiement. C’est après cela que nous avons informé le peuple malien du lancement de notre mouvement le 20 janvier 2013. Mais ayant compris et constaté que tous les Maliens étaient prêts à sortir pour aller au stade du 26 mars afin de manifester leur désir du changement, le régime actuel a décidé d’annuler simplement l’autorisation qui nous avait été donnée. Le motif évoqué, les Ançars auraient rendu le Stade du 26 Mars inutilisable. Ce refus est tout sauf démocratique », a-t-il déploré.
Selon lui, ce refus n’est ni plus, ni plus qu’une entrave à la démocratie et le non-respect de la constitution.
« Ce refus est tout sauf le respect des lois du Mali. Ce refus est tout sauf le respect de la constitution du Mali. Donc, je considère que désormais, le régime se met en porta faux par rapport à la constitution et aux lois du Mali ». Toujours dans sa critique à l’encontre le régime en place, le désormais président du PPC insiste en lui donnant un qualificatif de dictateur : « un régime qui ferme les stations de radio, un régime harcèle les stations télé sans raison, un régime qui empêche les manifestations publiques sans raisons : on appelle ce régime, en français, une dictature. Puisqu’il convient désormais d’appeler le régime du président KEITA et son gouvernement une dictature, nous demandons à cette dictature d’arrêter sans délai ce petit jeu qui ne mène nulle part », a-t-il dit. Comme pour enfoncer le clou, le général démissionnaire accuse aussi le gouvernement de l’espionner au quotidien, à travers des écoutes téléphoniques.
« Nous tenons la dictature du président KEITA comme responsable des écoutes illégales de nos téléphones et de la violation permanentes de nos vies privées. Nous tenons du président KEITA également pour responsable des tentatives d’assassinats, d’enlèvements, de menaces, d’intimidations, de harcèlement dont sont victimes les forces du changement, en particulier les membres du club de soutient à Moussa Sinko COULIBALY », a-t-il dit avant rassurer de lancer à figure de qui veut l’entendre qu’aucune manouvre administrative, aucune menace ne sauraient les arrêter.
Mais malgré tout cette colère contre IBK et son régime, M. Moussa Sinko en appelle au calme et au respect du jeu démocratique.
« Nous sommes des démocrates, nous allons respecter le jeu démocratique, nous allons rester fair-play jusqu’au bout. Et, nous demandons aux autres de respecter le jeu démocratique », a-t-il dit.
A propos de sa relation avec la France, M. COULIBALY lève toute équivoque : « il faut que nous soyons amis à tous les peuples du monde. Si on peut renforcer notre amitié avec la France, je pense que ce serait tant mieux. J’ai des bons rapports avec la France, je pense que ça pourrait être un atout pour nous permettre de gérer certaines questions internationale », a-t-il expliqué.
Pour son événement du 20 janvier, Moussa Sinko COULIBALY envisage de repérer un espace libre pour lancer son mouvement auquel il croit être la solution pour un Mali nouveau.
« Nous avons décidé à défaut du 26 mars, de faire le baptême de notre mouvement sur un terrain de foot privé. Les détails du changement seront communiqué par nos habituels canaux de sensibilisation », a-t-il martelé.

Par CHRISTELLE KONE




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