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mardi 20 avril 2021
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Intervention française: le CNT divisé

Pour ou contre l’intervention française dans notre pays ? Le débat fait rage dans la droite ligne du 8è anniversaire de l’intervention de la France dans notre pays, le 11 janvier 2013 à la demande du président de la Transition de l’époque Dioncounda Traoré. Plusieurs hommes politiques y compris des membres du CNT ont donné leur avis sur la question.

Alors que les critiques contre la présence militaire au Mali se multiplient et que plusieurs Français exigent le retrait de cette troupe dans le pays, le colonel Malick DIAW, président du Conseil national de travail est monté au créneau pour affirmer son soutien officiel à la présence militaire française et contrer des expressions hostiles.
Dans un communiqué publié ce vendredi 15 janvier, le Président du Conseil National de Transition (CNT), le Colonel Malick DIAW, a indiqué son regret de constater que, depuis quelques jours, des déclarations émanant de certains mouvements et regroupements, au sein desquels militent quelques membres du CNT, tendent à décrier la présence militaire française au Mali.
Au moment où notre pays aspire profondément à la paix et à la stabilité, le Président du Conseil National de Transition informe l’opinion nationale et internationale que lesdites déclarations n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Le Colonel Malick DIAW dit qu’il tient à réaffirmer le soutien et la disponibilité du CNT à l’endroit de tous les partenaires qui œuvrent aux côtés du Mali dans la lutte antiterroriste, sous toutes ses formes.
Le Président du Conseil National de Transition invite l’ensemble des membres du CNT à se focaliser exclusivement sur la mission qui leur est dévolue dans le cadre de la transition en cours au Mali et d’observer strictement les dispositions de l’article 92 du Règlement intérieur interdisant d’user de leur titre pour d’autres motifs que pour l’exercice de leur mandat.

Toutefois, la position de Malick DIAW, président du CNT ne fait pas l’unanimité. Certains membres du CNT comme Aboubacar Sidiki FOMBA du parti ADEPM estiment qu’il est sorti de son rôle de Président de l’organe législatif de la Transition.
En effet, le président du parti ADEPM dans un communiqué publié ce vendredi 15 janvier rappelle au président du CNT que conformément à la constitution et à la charte de la transition, les membres du CNT ont même le droit de demander et de voter des lois pour résilier ces traités à fortiori dénoncé.
Le président du parti ADEPM précise que les clauses de la légitime défense qui constituent la base juridique de la présence des forces françaises au Mali conformément à la légitime défense autorisent les dénonciations et les protestations du peuple malien qui paye ses impôts pour la prise en charge et du Gouvernement et de ces forces.
Le président du parti ADEPM dans le même communiqué dit qu’il est au regret de constaté que le président du CNT pouvait faire économie de ce communiqué en laissant le soin au gouvernement d’interdire la manifestation pour des motifs qui ne manquent pas.
Le parti ADEPM est au regret de constater également que le président du CNT est mal conseillé par ses conseillers juridiques avec une intention de compromettre la liberté d’expression et la prise en otage du titre de représentant du peuple que confère comme rôle aux membres du CNT.




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