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mardi 22 septembre 2020
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Intox et désintox: la déchéance d’un prédateur sadique

Le pétochard imposteur va chercher à se refaire la cerise sous les tentes d’un mouvement longtemps rival qu’il flagorne dans un débordement de démagogie, après génuflexion ; question de se rabibocher avec le grand ennemi d’hier. Le manipulateur pervers, narcissique et dévastateur s’intronise le défenseur de la cause des nordistes ; quitte à enfoncer des portes déjà ouvertes, à verser dans une ignoble affabulation. Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DÉSINTOX de construction massive. Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

L’anar
INTOX
De retour à Gao, après être allé s’aplatir devant la CMA, dont il devenu un vassal, le porte-parole déchu de la Plateforme, en tout cas fortement contesté, s’extasie devant un prétendu exploit de ses nouveaux maîtres : « Kidal est entièrement sous leur autorité, dans la paix et la quiétude, bien que les gens disent que Kidal ne fait plus partie du Mali ».
DÉSINTOX
Un anarchiste fasciné par l’inacceptable, la violation flagrante des principes républicains élémentaires. Un libertaire captivé par un mode de fonctionnement où une poignée d’individus sans légitimité populaire aucune (pas élus démocratiquement et un rang social historiquement discutable) créent une république dans la République. C’est le comble de l’abomination. Mais, pas étonnant, puisque l’avocat lui-même ne justifie d’aucune espèce de légitimité et qu’il s’est rendu à Kidal en totale usurpation de titre et de qualité au nom d’un Mouvement où il est vomi. La réponse du berger à la bergère à la suite de cette visite fantasque n’est pas anodine. Le 17 septembre, il signe un communiqué conjoint avec Brahim Ould SIDATTI, président en exercice de la CMA, dans lequel on peut lire : ‘’la CMA et la Plateforme réitèrent la requête exprimée dans la dernière déclaration de la CMA concernant la tenue, de toute urgence et avant toute autre étape, d’une réunion avec la Communauté internationale et les autres Parties’’. Le même 17 septembre (le jour de la forfaiture de Me Harouna TOUREH) Fahad AG Almahmoud, Président de la Plateforme, lui adressait un tacle sévère, il lui colle un ippon : ‘’à ce stade du processus, la Plateforme ne perçoit ni l’opportunité ni la pertinence de chercher un terrain neutre pour engager des discussions entre des parties maliennes qui vivent en toute convivialité dans leur pays’’. C’est pire qu’un désaveu. Le pipeauteur national est proprement brocardé.
Le trublion jubile, face au statut pourtant controversé de Kidal qui l’enchante, l’envoûte même. Mais, ceux qui font régner l’ordre ne sont pas l’autorité légitime ; ils ne sont pas l’Armée régulière ; ils ne représentent pas la justice. En applaudissant des deux mains le désordre, il se rend complice des auteurs. Vu sa détresse actuelle, c’est un moindre mal.

L’abjection
INTOX
« Nous avons dit à l’État qu’il est satanique, que c’est lui qui crée le conflit entre les gens ».
DÉSINTOX
Ainsi, c’est l’État qui dit aux gens de se déguiser en Peulh ou en Dogon pour aller massacrer les populations de villages entiers ? C’est ce TOUREH qui est l’incarnation du mal, Belzébul, démon à 12 cornes et à longue queue qui sème la discorde sur son passage. Accusation scandaleuse, abjection, l’orateur est si soporifique qu’il donne envie de dégurgiter. Les attaques fulgurantes ne résistent à aucune critique objective. Tenez par exemple : n’est-ce pas le Gouvernement qui a créé la Mission d’appui à la réconciliation nationale qui se fixe pour missions de : contribuer au retour de la paix, la stabilité et de la cohésion sociale ; au renforcement des capacités opérationnelles du Ministère de la Réconciliation Nationale ; l’implication et la responsabilisation des communautés dans la gestion et prévention des conflits ; l’instauration d’un climat de paix ; la revalorisation des mécanismes traditionnels de résolution des conflits ; le suivi des actions de soutien et d’accompagnement de la réconciliation nationale ? N’est-ce pas qu’en juillet (3 au 7) le Premier ministre a entrepris un périple de 5 jours au Centre marqué par deux temps forts : l’annonce du redéploiement prochain de 3 600 hommes qui vont s’ajouter aux 1700 qui sont montés dans la région pendant les sept derniers jours ; le lancement d’une campagne de distribution de vivres prévoyant d’offrir 8000 tonnes de céréales et une somme de plus d’un milliard de francs CFA pour la région de Mopti au bénéfice des populations affectées par la crise alimentaire due à l’insécurité ? Prêchant la paix et la cohésion sociale, il a surtout impliqué les populations dans la recherche de solutions de sortie de crise. Avant, suite à l’attaque barbare qui a endeuillé le village dogon de Sobane Da, dans la nuit du 9 au 10 juin dernier, le Boubouni national s’était rendu sur le site pour constater de visu l’horreur de la situation et témoigner aux populations la compassion de Ladji Bourama et du Gouvernement.
N’est-ce pas le Gouvernement qui a mis en place le Cadre politique de gestion de la crise au Centre du Mali placé sous la présidence du Premier ministre et regroupe les ministres chargés des Affaires sociales, de la Justice, de la Défense, de la Sécurité́, de l’Administration territoriale, des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, des Affaires religieuses et du Budget, dont l’objectif stratégique est de combiner l’approche politique et l’approche militaire en vue d’apaiser la situation au Centre et d’apporter des réponses durables à la crise ?
Les vrais pyromanes, ceux qui ont vendu leur âme au diable, sont connus de tous. Ce sont ces pseudo-intellectuels, à la contribution incertaine dans l’essor de la nation malienne, agents de l’étranger qui conçoivent puis éructent les théories génocidaires. Ce sont ces intellectuels malhonnêtes qui crient à un complot contre les Peulhs (parce que leurs commanditaires veulent qu’il en soit ainsi) qu’il faut mettre au pilori pour crime d’atteinte à l’unité nationale et à la cohésion sociale du Mali. Mais, à ce train, le calomniateur à tout va qui prend une demi-vérité pour accréditer une des thèses les plus biscornues, risquerait d’y laisser sa tête.

L’affabulation
INTOX
« C’est de ça que nous avons souffert à Bamako, nous les cadres du Nord », c’est-à-dire être traités en citoyens de seconde zone.
DÉSINTOX
Des arguments spécieux à l’emporte-pièce, des arguties de mauvaise foi. Vraiment, il est temps d’arrêter de gloser inutilement et à l’infini sur ce sujet hautement explosif, de répéter le même lamento. Ce discours tendancieux renvoie à un traitement discriminatoire contre une région, des groupes éthiques plus précisément, parce qu’il faut appeler le chat par son nom. La manœuvre est satanique de surfer sur de tels sentiments (l’appartenance régionale, ethnique) pour fonder ses revendications. L’avocat prend délibérément ses distances avec le droit pour plonger dans les caniveaux, habitué qu’il est à nager en eaux troubles, incapables de prendre de la hauteur. Pourquoi n’aurait-il pas recours à l’Article 2 de la Constitution qui dispose : ‘’tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée’’ ? Au regard de cette disposition constitutionnelle, il s’impose que le fait d’être un cadre du Nord ou de diapaga ne puisse constituer un passe-droit. L’égalité en droit, c’est aussi l’égalité devant l’emploi. Il faut s’imposer par sa valeur intrinsèque, comme tous les autres le font. C’est un crime ça ? Le crime par contre, et c’est ce dont il est coupable, c’est de contribuer à l’enracinement d’une mentalité d’assisté. « Il faut nous donner » ; non, « il faut prendre » au bout de l’effort personnel. Encore que le nouveau lampiste de la CMA fait dans l’affabulation sur toute la ligne. Pendant qu’on y est, le Perfide TOUREH, au lieu de charrier des papotages, peut-il avoir l’obligeance, l’honnêteté intellectuelle de nous dire pourquoi et comment il a été coiffé au poteau par Me Fanta SYLLA au poste de Bâtonnier ? En tout cas, dans le cas de la justice, par exemple, prétendre une sous-représentation, relèverait d’une simple fantaisie.

La gredinerie
INTOX
« C’est moi avec Sambel, Malik Alhousseyni, Ousmane Issoufi, qui avons mis dans l’accord la représentation des Nordistes dans les institutions comme la Cour constitutionnelle où nous n’avons personne alors que c’est elle qui valide l’élection présidentielle, on est peu nombreux dans l’armée, entre autres ».
DÉSINTOX
Bien sûr, cet homme en manque de reconnaissance n’est pas particulièrement porté sur la modestie et l’humilité. Sur le gril, il a besoin de plastronner pour espérer des gains aléatoires.
Ce hâbleur d’un autre temps fait montre d’une prétention démesurée. Ils n’avaient objectivement aucun pouvoir de mettre (imposer en filigrane) quoi ce soit dans l’Accord, parce que les vainqueurs du jour ce n’était pas vous ; mais les rebelles de Kidal qui ont infligé une raclée à l’Armée. Or, même eux, du haut de leur victoire militaire, ont dû se résoudre à renoncer à l’indépendance et au fédéralisme. Qu’on ne se fasse pas d’illusion, même dans les temps modernes, quand on perd la guerre, on paye le tribut au vainqueur. Ce tribut, ce sont toutes les concessions faites par le Gouvernement dans l’Accord. Ce qui est dans l’Accord, il faut avoir l’humilité de le reconnaître, ça l’est d’entente entre les parties. Il n’y a aucune gloriole à en tirer. Revenons sur terre, Maître mystificateur frimeur.
C’est vrai, l’Accord aborde la question de la représentation dans les institutions. Il stipule en son article 5, en ce qui est des mesures pour assurer une meilleure gouvernance : ‘’une plus grande représentation des populations du nord au sein des institutions nationales’’. Mais, c’est tout. Il n’est nulle part fait explicitement mention de la Cour constitutionnelle dont les membres sont désignés selon une disposition constitutionnelle. ARTICLE 91 : ‘’La Cour constitutionnelle comprend neuf membres qui portent le titre de conseillers avec un mandat de sept ans renouvelable une fois. Les neuf membres de la Cour constitutionnelle sont désignés comme suit : trois nommés par le président de la République dont au moins deux juristes ; trois nommés par le président de l’Assemblée nationale dont au moins deux juristes ; trois magistrats désignés par le Conseil supérieur de la magistrature’’. No way ! Sans une réforme constitutionnelle modifiant cette disposition, il n’y a aucun moyen légal d’inviter quelqu’un à la Cour constitutionnelle sur la seule base d’une appartenance régionale ou ethnique. Pas besoin d’être émoulu d’une prestigieuse faculté de droit pour saisir cette évidence. Bien sûr, après, il y a les combinazione dans lesquelles certains excellent sous nos tropiques.
L’Armée ? Autre temps, autres mœurs. C’est aujourd’hui que les conditions de vie et de travail des soldats se sont considérablement améliorées que l’Armée est devenue une destination prisée. Quand les soldats se présentaient en guenilles, endettés auprès de tous les boutiquiers du quartier, les minorités présumées dans l’Armée ne se bousculaient certainement pas au portillon. Les destinations de prédilection pour beaucoup qui osent des revendications à postiori étaient ailleurs, loin de cette misère ambiante des casernes.

L’intégration dans l’Armée hier comme aujourd’hui est un acte individuel matérialisé par ‘’je soussigné…’’. Sauf mensonge éhonté, l’Armée malienne, en Afrique, fait partie des modèles d’intégration ; elle est le reflet de l’unité nationale. La notion d’ethnie, n’en déplaise aux fielleux, est étrangère à l’Armée malienne. Ce qui n’est pas le cas de certains pays où les corps d’élite sont composés de membres de la famille, de membres de l’ethnie du Président de la République.

Évidemment qu’il y a des recrutements taillés sur mesure aujourd’hui pour contenir des victimisations érigées en mode de revendication. Là, on ne crie pas à l’iniquité, à la violation flagrante de l’article 2 de la Constitution. Là, tout est bien pour le mieux dans le meilleur des mondes.




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