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jeudi 13 décembre 2018
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Intox et désintox: l’acharnement

La raison est obscurcie, le discernement troublé par un instinct grégaire survolté dont l’apaisement requiert de mieux asseoir les désirs personnels et de s’accaparer de tout ce qui pourrait subvenir aux besoins personnels. La ‘’grande marche’’ annoncée, après fiasco des petites marches, est le raccourci d’idéal conçu par une Opposition de moins en moins crédible.

Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DESINTOX de construction massive.

Lisez les croustillantes PEPITES de la semaine.

Nonobstant le cinglant désavoue de ses députés qui ont massivement voté la Loi organique prorogeant le mandat des députés, l’Opposition n’entend pas, pour le moins du monde, plier l’échine. Avec l’énergie du naufrage, la hargne qui lui est désormais connue, elle revient à la charge dans un communiqué aux couleurs d’effet d’annonce.

L’effet d’annonce

INTOX. L’annonce, c’est : ‘’la grande marche populaire et patriotique’’.

DESINTOX. Qu’on se le dise, le patriotisme ne se mesure pas à l’aune de la participation à une manifestation organisée par des individus au patriotisme douteux qui ont conspiré hier contre le Mali, en pactisant avec l’ennemi étranger d’un pays voisin, sous le prétexte fallacieux de déstabiliser le régime GMT. Des patriotes à la gouvernance erratique quand ils étaient aux affaires qui au lieu de servir se sont servis à en rebuter.

Quant à la popularité de la marche, au sens où elle sera appréciée, célèbre (à condition qu’elle ne soit pas une nouvelle fois reportée pour trouver les arrangements qui font jusque-là le plus défaut), cela restera toujours relatif. Parce que, quoi qu’on dise, il y a quand même un Président de la République élu avec 67,17% des suffrages valablement exprimés qui a encore des partisans qui ne seront pas certainement de cette marche hypothétique. C’est une question de jugement de valeur. Selon qu’on est tenaillé par la faim dehors et qu’on cherche à enfoncer la porte ou qu’on est à l’intérieur, l’appréciation de la ‘’grande marche’’ ne sera jamais la même. Ça, c’est juste une question de bon sens. Et puise les partisans du pouvoir n’ont donné mandat à personne ni de déblatérer sur le régime ni de donner une note à la marche, il va sans dire que chacun restera avec sa conviction, à condition qu’il s’agisse bien de cela ici.

L’indécence politique

INTOX. Inclusive et nationale, la grande marche du 8 décembre mobilisera les Maliennes et les Maliens (à Bamako, dans les régions et à l’extérieur) autour de : ‘’la dégradation de la situation au centre du Mali (au moins 1200 morts en deux ans)’’.

DESINTOX. Cette Opposition-là doit être dans l’attente d’un prix Nobel pour avoir innové en matière de décompte macabre. Peine perdue, parce que le Prix Nobel c’est pour la paix, non pour les séditieux. Le gain pour l’Opposition dans ce décompte, c’est de passer pour les individus les plus morbides de toute l’histoire du Mali. Parce que dans ce pays, l’on a de la pudeur, de la décence ; les morts et les mutilés n’ont jamais été, jusqu’à l’invasion de cette nouvelle race de politiciens, un fonds de commerce politique. Même dans le tréfonds du désespoir, il est possible, il est même nécessaire de résister à certaines tentations. Bien sûr, cela suppose d’avoir des valeurs et des principes intangibles. De toute évidence, c’est qui manque le plus à nos politicards de la 25e heure tenus en laisse par leurs crises d’estomac.

Sinon, il était possible de voir que la neutralisation d’un Amadou KOUFFA, chef de la Katiba du Macina qui a mis le Centre à feu et à sang, ainsi que de 3 de ses lieutenants est un haut fait d’armes qui méritait d’être salué. Un succès auquel le régime n’est pas étranger puisque c’est lui qui a équipé cette armée qui était massacrée, il y a peu, pour rupture de munitions, elle lui doit son réarmement moral. Certes, l’élimination de KOUFFA ne signe pas la fin de l’insécurité, mais c’est un signal fort, indéniable de la volonté des autorités de combattre le phénomène. En remettant sur la table la question de l’insécurité au Centre, en ce moment précis où le pouvoir est auréolé de ce succès militaire, l’Opposition fait un très mauvais calcul et administre la preuve qu’il s’agit d’un conglomérat de piètes politiciens.

Les bouffons de service

INTOX. La mobilisation, selon l’Opposition, se fera autour de : ‘’la cherté de la vie’’.

DESINTOX. L’Affaire violences policières du 16 novembre voit ses tentacules se développer davantage pour saisir au vol le grand oublié des marches de l’Opposition : la cherté de la vie. Enfin, l’obsession de la population se rappelle au bon souvenir de la bourgeoisie compradore déchue. Les Guides illuminés du FSD, de la CoFoP et de l’Association ADEMA partagent désormais la même communauté de destin que ceux-là qui n’étaient jusque-là bons qu’en tant que bétail électoral. Le corollaire de la communauté de destin est la communauté de combat ou le combat commun. La mobilisation autour de la cherté de la vie ne découle nullement d’une préoccupation du sort de la population ; elle répond à un seul impératif : sauver la peau des fesses. Pour cela, une ‘’grande marche’’ de ceux qui ont fini par développer une résilience, contrairement aux anciens grands manitous, est un allié des plus précieux.

Par ailleurs, si cette Opposition était si portée à prendre en charge les préoccupations de la population, elle n’aurait pas omis de revendiquer la libération de 2 de ses militants qui sont au gnouf depuis plusieurs jours à présent. N’y a-t-il pas là une solidarité à plusieurs vitesses ? Ce qui fait courir cette Opposition-là, c’est chercher à se refaire la cerise. Toutes les misères du Mali pourront s’amonceler devant sa porte, elle n’en aura que dalle tant qu’elle continuera à se pourlécher les babines. Plus de doute, dans cette mise en scène pompière de l’Opposition la population, pardon les marcheurs qui ne doivent plus sentir leurs jambes ne sont que les bouffons de service.

Le ridicule

INTOX. La mobilisation, selon l’Opposition, se fera également autour de : ‘’l’incapacité des autorités de fait à relever les défis, l’insouciance d’État (exemple : deux mois après sa formation, le gouvernement prend des vacances)’’.

DESINTOX. Autorité de fait ? Vraiment la comedia della arte. Où est alors passée l’autorité légitime ? Celui qui arbore encore son écharpe de député et qui n’a pas eu le courage de voter contre la prorogation du mandat des députés et qui tire de la jouissance de son rôle rémunéré de chef de file de l’Opposition ?

Le 1er septembre 2017, la Cour suprême, plus haute juridiction kényane, avait pris la décision historique sur le Continent d’invalider l’élection présidentielle du 8 août. La Cour constitutionnelle du Mali ne l’a pas fait, parce que les requêtes de l’Opposition étaient si ridicules qu’elles ont tout simplement été balayées de revers de la main avec bien sûr une pointe de sourire.

Cette Opposition-là, en réalité ne fait que s’adonner à des spéculations hasardeuses, de la récupération tous azimuts à des fins personnelles. C’est dommage !

 




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