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samedi 15 décembre 2018
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Intox et désintox: l’énergumène déchaîné !

“Seum” affichée et même acrimonie mal placée ; inculture inqualifiable tendant à la sédition et à la perdition des moins avisés, MARIKO, le Barbu national, cherche à créer un écran de fumée en montant une polémique absurde, alors que les Maliens n’en ont rien à faire, à propos du rôle supposé de la Cour constitutionnelle dans la réélection de IBK. Ses jérémiades subséquentes, ses plaintes et complaintes révélant de purulents effluves, provoquent une forte envie de dégurgiter.
Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DESINTOX de construction massive.
Lisez les croustillante PEPITES de la semaine.

L’aberration
INTOX
Le Barbu national, après son énième revers électoral à la présidentielle, déverse sa bille, à en croire le confrère ‘’Le Reporter’’ : ‘’nous appelons le peuple malien qui est resté à la maison le 12 août à se lever pour dire non au coup d’État constitutionnel et institutionnel du 29 juillet de Ibrahim Boubacar Keïta, Mohamed Ag Erlaf et de Soumeylou Boubèye Maïga (…)’’.

DESINTOX
Voici le parfait petit rêveur qui n’arrive pas encore à se mettre dans la caboche que les Maliens en ont par-dessus la tête de ses escroqueries politiques. Croire que ces Maliens qui ne sont pas sortis vont t’apporter leurs voix, pour que tu mettes en œuvre ta vision, à condition d’en avoir, sortiront foutre le bordel parce que tu as claqué le doigt, c’est aberrant. Ils se foutent éperdument du Barbu national, tout comme ils ont de la défiance vis-à-vis de la classe politique nationale qui justifie une nouvelle fois tout le mépris à son égard au regard du spectacle lamentable qu’elle continue d’offrir après l’élection du Président de la République.
Coup d’État constitutionnel et institutionnel ? Le ridicule ne tue pas dans ce pays. Le Barbu national est celui qui a tout de même cautionné un coup d’État militaire, le coup d’État le plus bête de l’histoire, en renversant les Institutions légitimes de la République et en suspendant la Constitution du 25 Février 1992 qui est pourtant le référentiel en matière de démocratie dans notre pays. Pour des strapontins politiques, il s’est sabordé à jamais. Il restera dans les annales de l’histoire du Mali comme quelqu’un qui, un jour de mars 2012, a renié ses convictions démocratiques pour prendre le honteux raccourci de la Primature là où il a été, à son tour, victime d’un coup d’État de ses compagnons soudards. De qui veut-il se moquer ? Cet individu dangereux, machiavélique, manipulateur, aux velléités putschistes n’a aucune légitimité pour parler de démocratie dans ce pays, pour parler d’institutions ou de Constitution. Son appel est tout simplement assimilable à une bouffonnerie politique de haut vol.
‘’ (…)’’ cautionné par Manassa Dagnoko qui se croit au-dessus de la souveraineté du peuple malien au nom duquel, elle rend justice’’. Que Manassa se croit au-dessus de la souveraineté du peuple est un jugement de valeur. Le jugement de valeur caractérise ceux qui sont dépourvus de toute objectivité, ceux qui prennent leur vessie pour des lanternes, ceux qui sont incapables de soutenir un vrai débat intellectuel. Ces gens-là sont prompts à plonger dans les caniveaux, le milieu infect où ils sont le plus à l’aise. Le Barbu national est de ceux-ci.
La souveraineté du peuple, qu’est-ce que c’est ? La question mérite d’être posée, parce qu’en plus d’être devenu laborieusement médecin, le Barbu national étale une inculture périlleuse pour les moins avertis, en matière de droit. L’article 26 de la Constitution du 25 Février 1992 dispose : ‘’la souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum.
Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice’’. Pour celui qui a la prétention de parler au nom du peuple, sans véritablement le connaître, Manassa, en tant que Présidente de la Cour constitutionnelle, est une incarnation du pouvoir du peuple qu’elle représente. C’est donc faire preuve d’une ignorance notoire que de la mettre en concurrence avec le peuple.
Ce que le Barbu national devrait comprendre également, s’il n’est obtus en tout cas, c’est que lui et ses disciples ne représentent pas le peuple. Ils n’en sont qu’une fraction. D’ailleurs son score dérisoire de 2,33% est suffisamment édifiant quant à ce qu’il représente dans le landerneau politique national.

La conspiration
INTOX
‘’Par conséquent, le pouvoir issu de cette élection est illégitime et illégal’’.

DESINTOX
Par conséquent suit un raisonnement logique. À ce qu’on voit, le Barbu national n’a fait aucun raisonnement et ne peut ‘’par conséquent’’ s’autoriser aucune déduction hasardeuse. Cela est sur la forme.
Sur le fond, la légitimité appartient au peuple. Et quand un candidat est élu avec 67,2 % des suffrages valablement exprimés, parler d’illégitimité à son sujet relèverait d’une malhonnêteté sans commune mesure, d’un manque de scrupule. Surtout de la part d’un vétéran du marigot politique qui n’a obtenu que 2,33% et qui de surcroît n’a jamais franchi le cap du premier tour lors d’une élection présidentielle au Mali depuis 2002.
Piètre médecin, piètre en tout, sauf en hâblerie, surenchère, dénonciation mensongère… Le Barbu national n’a aucun contenu à donner à ce qu’il appelle ‘’illégal’’, c’est-à-dire non conforme à la loi. Parce que le collège électoral a été convoqué en bonne et due forme ; les citoyens maliens ont librement exercé leur droit de vote ; les structures dûment prévues pour l’organisation et le suivi de l’élection, à savoir la Délégation générale aux élections (DGE), le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation ; la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont pleinement joué leur rôle ; les résultats ont été proclamés selon les dispositions légales ; le vainqueur a prêté serment devant la Cour suprême, comme le prévoit la Constitution du 25 Février 1992. En quoi ce pouvoir est-il alors illégal ? En tout cas, il est beaucoup plus légal qu’un pouvoir issu d’un coup d’État que le Barbu national n’a jamais pris à partie, parce qu’il était au cœur de la conspiration contre la République.

Le dévoiement
INTOX
‘’Que Manassa Dagnoko ne vienne pas nous pomper l’air en nous faisant la morale !’’
DESINTOX
L’on ignore quand Manassa DANIOKO s’est autoproclamée professeure de morale, mais ce qui est certain, ce n’est pas la morale qui suffira à raisonner un Barbu national dévoyé et fourvoyé. Il en faut plus et beaucoup plus.

La subversion
INTOX
‘’On veut mettre dans la tête des gens que tout est terminé une fois que la Cour constitutionnelle a proclamé son verdict. Ce n’est pas vrai. Elle n’est ni Dieu ni les prophètes qui sont contestés’’.

DESINTOX
Personne ne veut mettre quoi que ce soit dans la tête de qui que ce soit. C’est une évidence de la loi constitutionnelle qui l’impose. L’article 94 de la Constitution du 25 Février 1992 dispose, en effet : ‘’les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toutes les personnes physiques et morales’’. Étant donné que nul n’est censé ignorer la loi, point besoin de s’encombrer de remplir des crânes vides. Chacun devrait assumer son ignorance de la loi.
Par ailleurs, c’est vrai que la Cour n’est ni Dieu ni les prophètes. Sauf que la Cour est une Institution, non une personne et Manassa n’est pas la Cour. Il faut donc avoir l’intelligence de comparer les choses comparables.
Pour autant, sans être Dieu ni les prophètes, les décisions de la Cour sont sans appel. Dura lex sed lex. L’Opposition qui a poussé le ridicule jusqu’à l’attaquer devant la Cour suprême sait de quoi cela retourne.
‘’La Cour parle au nom du peuple souverain, ce qui sous-entend que le peuple souverain peut mettre fin à sa décision’’.
C’est faux et archifaux, le peuple ne peut pas mettre fin à la décision de la Cour constitutionnelle, encore moins une fraction du peuple, dont le Barbu national, suce le sang. La Cour agit en son nom. En la désavouant, il se désavoue. En la République, il y a des lois qui s’appliquent même aux plus mauvais perdants d’une élection du Président de la République. Qu’on l’adule ou qu’on la déteste, la Cour constitutionnelle est ce qu’elle est, et ses décisions restent inattaquables, jusqu’à preuve du contraire. Toute autre interprétation serait tendancieuse, sinon subversive.

La surenchère
INTOX
‘’Nous prenons acte de sa décision et nous disons à IBK que la Cour ne peut pas le mettre à l’abri de l’action politique’’.

DESINTOX
Ah ! Vous prenez acte de sa décision. Sage décision de la part du Barbu national, apparemment dans un de ses rares instants de lucidité. L’action politique ? En voici une mise en garde d’une vacuité affligeante sur fond de surenchère politique. Une action politique de quelqu’un qui ne mobilise pas 3% de l’électorat, c’est vraiment une tempête dans un verre d’eau. Pourquoi le Barbu national s’accroche-t-il alors à des chimères ? Pour sauver son siège de député ? En tout cas, il est plus que jamais compromis, vu que la main tendue de IBK n’ira pas jusqu’à Kolondiéba à l’occasion de ces élections législatives. Dans le rôle du poil à gratter de IBK, le Barbu national cherche à survivre politiquement. Mais, il pourrait toujours se consoler d’une pension parlementaire, lui qui est perpétuellement dans la dèche.




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