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mardi 11 décembre 2018
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Intox et désintox: l’inquisition

6 corps de civils découverts dans une fosse commune à Dogo (Youwarou). Ça y est ! La cabale reprend de plus belle. La célérité aussi déconcertante qu’abjecte avec laquelle les FAMa sont mis au pilori n’a de commune mesure qu’avec la volonté incompressible de nuisance de l’ONG Human Right Watch.
Face à l’INTOX nauséabonde, nous vous proposons la DÉSINTOX savoureuse.
Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

Le raccourci
INTOX
La machine à salir le Mali est à nouveau à plein régime. Pour Corinne Dufka de Human Rights Watch, il y a des soupçons clairs d’exécutions sommaires : « le dernier soir où ils ont été vus, ils étaient aux mains des forces de l’ordre, la fois suivante ils étaient trouvés morts. Il y a donc quelque chose de pas normal. Je ne peux pas dire si ce sont des civils ou des membres de groupes jihadistes armés. Mais, conformément à la loi, chaque suspect arrêté par l’armée doit être rendu à la gendarmerie. On en appelle à l’armée malienne, mais aussi à la justice, pour ouvrir une enquête. »

DÉSINTOX
Tiè, c’est gens-là ont la gâchette vraiment facile. Ils n’ont rien à envier à Trinita et Diango dans les films du Far West. Parce que les FAMa ont mené une opération antiterroriste dans la localité (pour sécuriser les populations civiles) et que plus tard, elles ont été aperçues en compagnie des victimes civiles dans une fosse commune, cela suffit largement à faire d’elles les parfaits coupables. On ne s’encombre même pas de fioritures pour un raccourci aussi spectaculaire.
Mais pour faire un peu plus sérieux, qui a vu les victimes civiles en compagnie des FAMa ? Quel est le niveau de crédibilité de son témoignage ? Est-il sensé pour des soldats de ne trouver aucune autre compagnie, en pleine campagne antiterroriste où ils risquent leurs vies à chaque instant, que des civils de surcroît qui ne seraient que de paisibles commerçants peulhs ? N’est-ce pas un peu plus raisonnable d’attendre la conclusion de l’enquête pour déterminer les identités et élucider les circonstances des meurtres, avant d’inspirer la responsabilité des FAMa à travers un raccourci d’une acrobatie improbable ?
Pour ce qui est de l’ouverture d’une enquête, l’intrépide Human Right Watch peut être toute aise. Le Mali l’a déjà fait, il n’y a aucune raison qu’il se défile cette fois-ci. Pour preuve, en 2013, plusieurs militaires avaient été rappelés du Nord pour « faute ». Invité de l’émission ‘’sur la ligne de front’’, un officier de la communication de l’armée révélait : « des éléments ont manqué de tact dans certaines situations, et le chef d’état-major général a pris des dispositions. Il a rappelé les éléments fautifs et qui seront mis à la disposition des autorités judiciaires ».

L’aberration
INTOX
Interrogé par un confrère, le maire de Dogo, Oumar DICKO, affirme : « on les connaissait. Ils n’étaient pas des jihadistes, ce sont des vendeurs, des commerçants. Tous sont des Peuls ».

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Ce tristement célèbre maire n’était pourtant pas sur place, mais à Sévaré prêt à rallier Bamako à la première escarmouche n’a ni vu la fosse commune dont il est question, encore moins les corps qui s’y trouvent. Il n’a en sa possession aucun rapport d’autopsie qui puisse fonder ses affirmations. Il n’est donc ni plus ni moins qu’un géomancien. Voici le visage d’un témoin qui fait foi aux yeux de la fameuse organisation de déstabilisation au nom des droits de l’homme, Human Right Watch. Malheureusement, ils sont légion dans son genre.
« Les gens ont peur. Le village n’est pas tranquille », ajoute le maire fuyard qui abandonne, sans coup férir, ses mandants pour aller se donner un semblant de bonne conscience depuis sa tranquillité de Sévaré. Il tient bien la perche tendue, avec sa motivation éthniciste particulière. Ce, dans un contexte où les accusations d’amalgame entre Peulhs et jihadistes pleuvent. En précisant que les victimes étaient des Peulhs et en ajoutant que le village a peur, il insinue une chasse aux Peulhs. C’est triste de voir un élu faire le jeu de ceux qui cherchent à créer un problème qui n’existe pas, parce qu’il faut déplacer l’insécurité au Centre pour détourner l’attention du Nord où ils auraient ainsi les coudées franches pour subtiliser tout ce qui leur est nécessaire.

L’acharnement
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L’acharnement de Human Rights Watch sur notre pays ne fait l’ombre d’aucun doute. Dans un précédent rapport, l’ONG accusait : ‘’Human Rights Watch a documenté l’existence de trois fosses communes qui auraient contenu les cadavres d’au moins 14 hommes exécutés après avoir été détenus depuis décembre par des militaires maliens. À plusieurs reprises, les forces maliennes ont fait subir des brutalités, des brûlures et des menaces à des dizaines d’hommes accusés de soutenir les groupes armés islamistes. Humant Rights Watch a également documenté 27 cas de disparition forcée, dans lesquels le gouvernement malien n’a fourni aucune information aux familles sur leurs proches qui avaient été arrêtés et dont elles étaient sans nouvelles’’.

DÉSINTOX
L’ONG de déstabilisation est imprécise quant au nombre d’hommes exécutés, après une longue détention par les militaires. La preuve du mensonge, elle la donne elle-même en parlant d’exécution ‘’après avoir été détenus depuis fin décembre’’. C’est aberrant, parce qu’à ce qu’on sache les militaires au Mali n’ont pas de prisons pour civils, pour y garder des gens durant des mois. Et comble de l’aberration, pour les exécuter au finish. Détenir des individus, les nourrir et les soigner pour les exécuter. Cela s’appelle du non-sens. L’armée malienne ne peut s’autoriser une telle déraison.
Pour ce qui est des accusations de mauvais traitements, il est indéniable qu’elles reposent sur des allégations d’une partie qui ne peut que jouer la carte de la victimisation avec le soutien sans réserve d’ONG suppôts de la dénonciation calomnieuse.
A charge du Gouvernement malien qui décidément semble s’y connaît très mal en matière de droits de l’homme, l’ONG a documenté des cas de disparition forcée, dans lesquels le gouvernement malien n’a fourni aucune information aux familles sur leurs proches qui avaient été arrêtés et dont elles étaient sans nouvelles. Mais elle ne dit pas si les familles ont suivi ou pas la procédure qui s’applique en la matière, même si l’information est un droit. L’ONG ne précise pas le statut de ces détenus au moment des faits. Ce, alors qu’elle reconnaît par ailleurs que des nombreuses personnes ont été libérées ‘’faute de preuves’’ contre elles. Ce qui atteste à suffisance de l’attachement de l’Etat malien à la légalité, contrairement à ce que tente de faire croire, avec l’énergie du désespoir, l’ONG Human Right Watch. C’est à l’évidence la volonté d’accabler l’Etat malien, à travers les FAMa qui fait perdre le bon sens élémentaire à l’inquisiteur.




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