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mercredi 19 décembre 2018
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Intox et désintox: les manipulateurs pervers

Maniant avec une dextérité prodigieuse larbinisme, inconséquence, mensonge, l’ADEMA Association disjoncte dans un lamentable réquisitoire emmailloté dans un salasse lange de ‘’réflexions’’. Entre le notable épris de reconnaissance, et le révolutionnaire en peau de lapin, et on ne sait pas lequel parle quand il prend la parole.
Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DÉSINTOX de construction massive.
Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

Le larbinisme
INTOX
Dans une ‘’réflexion sur la préparation et la mise en œuvre du processus électoral des élections générales de 2018 (présidentielle et législatives)’’ du Comité directeur de l’Alliance pour la démocratie au Mali (A.DE.MA-Association) on peut lire : ‘’la question des assesseurs a suscité une autre tension entre les 2 tours : le MATD privilégiant cette fois-ci la lettre à l’esprit de la Loi’’

DÉSINTOX
Ainsi, pour l’Alliance pour la démocratie le respect de la loi est un crime de lèse-majesté. En tout cas, dans ce cas précis, parce que par ailleurs elle est si prompte à dénoncer les violations de lois et même à dénoncer des actes qui ne sont codifiés par aucune loi. La preuve est qu’elle dénonce indistinctement dans la même ‘’réflexion’’ : ‘’la campagne a été marquée par l’inégalité de la couverture médiatique sans précédent par les médias publics’’ ; ‘’des atteintes aux droits humains : arrestations arbitraires, enlèvements musclés de citoyens et confiscation de leurs biens en dehors de toute procédure légale’’ ; ‘’le non-respect du devoir de réserve : par l’implication des ministres et hauts responsables dans la campagne du président sortant’’.
‘’ Là encore, il a fallu revenir sur la décision, mais juste la veille de l’élection, privant ainsi le candidat Soumaila Cissé d’assesseurs dans de nombreux bureaux de vote’’.
Tout en clair à présent : l’ADEMA Association est une succursale de l’Union pour la République et la démocratie ; un larbin qui mange au râtelier de Soumi champion pour afficher un aussi abject soutien. Il n’y a plus de doute : tout ce ramassis pompeusement présenté dans l’emballage obscène d’une ‘’réflexion’’ n’est que prêche pour la chapelle de Soumi champion à la générosité légendaire quand il s’agit de ses affidés. Difficile de résister au « petit prince du cash- flow ». Et cette ADEMA-Association mérite sa place aux premières loges aux côtés des prédateurs de la démocratie qui sacrifient le respect des lois de la République sur l’autel de la satisfaction de leur crise d’estomac. C’est affligeant que cette Association historique tombe aussi bas !

L’impudeur
INTOX
‘’Le non-respect du devoir de réserve : par l’implication des ministres et hauts responsables dans la campagne du président sortant’’.

DÉSINTOX
Soit cette Association est amnésique, soit elle insulte délibérément l’intelligence collective. C’est impudique de sa part de parler en 2018 de devoir de réserve de ministres et de hauts responsables. Où était-elle quand les Maliens affublaient un certain Ahmed Diane SEMEGA du titre bien mérité de griot de ATT ? Il a été presque de tous les Gouvernements. Où était l’ADEMA Association quand les officiers généraux de l’Armée transformaient les femmes des camps militaires en bétail électoral pour l’autre Général vautré à Koulouba ? Où était-elle quand certains de ces généraux ont fait du Wassoulou un précarré de leur compagnon de Koulouba ? Où était l’ADEMA Association quand l’Auguste Cour constitutionnelle (paradoxalement si controversée aujourd’hui) a été mise à contribution pour annuler plus de 500 000 voies d’un candidat à la présidentielle scellant ainsi sa défaite ?
Le devoir de réserve devient sélectif, parce qu’il s’agit d’Ibrahim Boubacar KETA qui a commis le crime imprescriptible d’enlever le pain de la bouche d’une présidente qui avait jusque-là gardé le profil bas, parce que se goinfrant dans l’indifférence générale. C’est certainement un compte qu’il faut solder par tous les moyens, y compris sous le manteau de l’ADEMA-Association qui fait, hélas, l’objet d’une honteuse instrumentalisation.

La menterie
INTOX
‘’Selon les constats de terrain, le gouvernement aurait sous-traité avec la CMA la sécurisation des bureaux de vote dans le Nord’’.

DÉSINTOX
Flagrant délit de mensonge. Sur la forme, quand on fait des ‘’constats sur le terrain’’, c’est qu’on vu ou qu’on a entendu sur le terrain. Cela suppose que l’on soit le plus près possible de ce dont on parle, pour ce faire, sans hésitation, on utilise le style direct.
Mais quand on ajoute ‘’aurait’’, cela implique que l’on rapporte les propos d’autrui. Cet autrui pourrait également rapporter les propos d’autrui et finalement, il pourrait ne pas y avoir de source fiable de l’information. C’est pourquoi l’on s’entoure de précautions en utilisant ‘’aurait’’.
Ce qui est scandaleux, c’est d’affirmer ‘’selon les constats sur le terrain’’ et utiliser ‘’aurait’’ dans la même phrase. Ce paradoxe cache mal le dessein d’accabler le Gouvernement, en usant de mensonge au besoin.
Toujours sur la forme, il y a un problème avec l’utilisation du terme ‘’sous-traiter’’ qui ne vise uniquement qu’à mettre en relief l’incapacité du Gouvernement à sécuriser le vote dans certaines localités. De la méchanceté gratuite de l’ADEMA Association. Que grand bien lui fasse.
Cependant, quand on envoyait des délégations ministérielles et parlementaires faire les yeux doux à des aventuriers rentrés de Libye, quand on leur envoyait 20 tonnes de céréales et 50 millions de francs CFA, l’ADEMA Association était là. Elle n’a pas bronché.
Sur le fond, l’utilisation du terme ‘’sous-traiter’’ est inappropriée. En effet, au terme de l’article 29 de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, la CMA au même titre que les Forces armées et de défense est engagée dans la lutte antiterroriste. Ledit article stipule : ‘’les Parties réitèrent leur engagement à combattre le terrorisme et ses multiples connexions que sont le crime organisé et le trafic de drogue, y compris, à travers les stratégies et mécanismes régionaux existants’’. De toute évidence, il était de sécuriser les bureaux de vote contre d’éventuelles attaques terroristes, puisque les Forces armées maliennes et les Mouvements signataires de l’Accord (CMA) ne sont plus en belligérance. Donc, la CMA ou Mouvements signataires n’a fait qu’appliquer un engagement auquel il a souscrit dans l’Accord pour la paix et la réconciliation. Encore faudrait-il que l’ADEMA Association ait pris le temps de lire ledit Accord.

L’inconséquence
INTOX
‘’La reconnaissance par la France, les États-Unis, l’Union européenne le Secrétaire général de l’ONU et les pays limitrophes exceptés l’Algérie, de la victoire du Président sortant avant même que la Cour Constitutionnelle ne rende son arrêt sur les résultats provisoires, constitue un manquement à notre pays, un mépris pour nos institutions et nos procédures constitutionnelles’’.

DÉSINTOX
Au lieu de voir la paille dans l’œil de ton voisin, il faut voir la poutre dans son œil. Il est vrai que la France, les États-Unis, l’Union européenne, le Secrétaire de l’ONU et certains pays limitrophes ont péché par précipitation. Il aurait fallu attendre l’Arrêt de la Cour constitutionnelle, la seule autorité pour proclamer les résultats définitifs et dont les décisions sont sans recours.
Mais qu’est-ce que vaut leur attitude à côté de celle de certains Maliens mêmes ? C’est l’ADEMA Association, si prompt à porter les gants contre les autres qui écrits dans ses ‘’réflexions’’ : ‘’toutes les institutions de la République méritent certes le respect de tous les citoyens. Mais le fait que les arrêts de la Cour Constitutionnelle soient sans recours ne prive pas les citoyens de leur droit de s’interroger sur le caractère impartial des décisions qui en résultent’’.
‘’Le pouvoir que la Constitution et les lois confèrent à une institution est une chose et la crédibilité que les citoyens accordent aux décisions de justice en général et en l’occurrence aux arrêts de la Cour Constitutionnelle en est une autre’’.
Les Partis politiques de l’Opposition, dans leur Mémorandum du 12 mars 2018 avaient recommandé, entre autres : ‘’demander au Conseil de Sécurité d’ajouter au mandat de la MINUSMA qui sera renouvelé prochainement, une plus grande implication dans l’organisation de l’élection présidentielle allant jusqu’à la certification des résultats comme en Côte d’Ivoire en 2011. Une telle décision contribuera fortement à la stabilisation du Mali et à la sortie de crise’’. C’était un mépris flagrant pour la Cour constitutionnelle, la seule habilitée à certifier les scrutins en République du Mali, au terme de l’Article 87 qui dispose : ‘’La Cour constitutionnelle est saisie, en cas de contestation sur la validité d’une élection, par tout candidat, tout parti politique ou le délégué du Gouvernement, dans les conditions prévues par une loi organique’’. Pourtant, l’ADEMA Association qui tient tant au respect de nos institutions est restée motus et bouche cousue. Où est le sérieux ?
‘’De nombreuses leçons sont à tirer de cette élection : entre autres la nécessité d’engager des réformes institutionnelles : notamment la modalité de désignation des membres de la CC’’.
Effectivement, de nombreuses leçons sont à tirer de cette élection, notamment quant à la nécessité pour les uns et les autres d’être conséquent avec eux-mêmes. Le Communiqué de la ‘’Plateforme an Te A banna’’ du 13 juin 2017 signé de Mme SY Kadiatou SOW qui signe également les présentes ‘’réflexions’’ dit : ‘’après analyse de cette évolution de la situation, la Plateforme tient à rappeler que le report ne signifie pas le retrait du projet de révision tel qu’exigé par ses membres’’.
‘’Au cas où les autorités ne retireraient pas le projet de révision constitutionnelle et annonceraient une nouvelle date pour le référendum, une marche synchronisée sera organisée à Bamako, dans les régions et à l’étranger’’.
‘’La Coordination en appelle à la vigilance et à la mobilisation constante du Peuple malien pour atteindre l’objectif commun : le retrait du projet de révision jusqu’à ce que les conditions préalables citées ci-dessus soient remplies’’.
Les préalables sont :
‘’-le retrait du texte en sa forme actuelle et l’ouverture d’une large concertation des Forces Vives de la Nation en vue d’aboutir à l’adoption d’un texte consensuel ;
-La libération des localités occupées et le retour de l’administration et de ses démembrements ;
-Le retour des forces armées et de sécurité dans lesdites localités pour garantir la tenue du scrutin dans des conditions de sécurité adéquates ;
-La possibilité pour toutes les populations de l’intérieur et de l’extérieur de participer à cette consultation nationale’’.
Quand on rejette un projet de réforme constitutionnelle, on en assume, en toute responsabilité, les conséquences. Donc, il faut se contenter des modalités actuelles de désignation des membres de la Cour constitutionnelle.
Une autre leçon, selon la très partiale Plateforme représentée par la très controversée Mme SY Kadiatou SOW, également présidente de l’ADEMA Association c’est : ‘’la clarification des missions des structures en charge de l’accès égal aux médias publics : missions permanentes (pas seulement pendant les campagnes électorales)’’.
Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Ce que l’ADEMA Association préconise aujourd’hui était pris en compte dans le projet de révision constitutionnelle : Création d’un organe unique de régulation des Médias. La création d’un organe unique de régulation des Médias procède du souhait exprimé par les professionnels depuis 1992 (Article 7). Avec donc cette réforme initiée par le président IBK, le Comité de l’Égal accès aux médias d’État disparaît. C’est désormais la HAC : « un organe indépendant, dont le statut est fixé par une loi organique, qui assure la régulation de la communication audiovisuelle, écrite et en ligne.
Il veille à l’égal accès pour tous aux médias d’État et à l’expression plurielle des courants de pensée et d’opinion ».
Mais la haine viscérale contre le Président de la République a aveuglé la bande des Mme SY et leur bras financier qui avait des visées claires sur Koulouba. Alors, on a préféré jeter le bébé avec l’eau du bain. Et dire qu’aujourd’hui, Mme SY parle de réforme et que son mécène de Soumi champion introduit dans son projet de société des réformes institutionnelles. Ironie de l’histoire.




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