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lundi 22 octobre 2018
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Intox et désintox: la fanforonnade

L’Opposition syncrétique, qui a infiltré jusque dans la moelle un mouvement de contestation sociale, dans sa forfanterie, met à nu sa tare congénitale qui est un cocktail explosif de couardise, d’inculture, d’inconséquence, de goujaterie. Cela, quand l’ADEMA également, rattrapée par ses vieux démons de la trahison lâche son secrétaire politique synonyme de trahison de la Majorité présidentielle dans le soutien de la révision constitutionnelle.
Face à l’INTOX, nous vous servons la DESINTOX.
Lisez les croustillantes PEPITES de la semaine.

La couardise
INTOX
Dans la Déclaration de la plateforme AN TÈ, A BANNA-touche pas ma constitution, à l’issue de la marche du 15 juillet 2017, il est écrit : ‘’ce samedi 15 juillet est un autre jour historique dans la longue lutte du peuple malien pour la dignité, la justice sociale et la démocratie’’.

DESINTOX
C’est un autre jour pour autre chose, parce que pour la dignité, la justice sociale, la démocratie, le rendez-vous avec l’histoire a été manqué. Dans ce pays, il y a eu des gens qui ont pris les armes contre la République, proclamé une fantomatique république, égorgé nos braves soldats, lapidé, amputé, violé des femmes et des filles souvent mineures. En ces jours, très peu de démocrates doublés de patriotes ont battu le pavé. Ils se sont assis tranquillement sur leur dignité, sur leur justice sociale et sur leur démocratie.
Quand la bande à SANOGO a chipé le pouvoir à ATT, ils se sont rués à Ouagadougou pour aller laver le linge sale sur la place publique. Ce jour-là, où étaient leur dignité, leur justice sociale et leur démocratie ?
Des démocrates convaincus et patriotes sincères ont signé un pacte avec le diable putschiste de Kati qui a suspendu la Constitution du 25 Février 1992. Ils sont aujourd’hui dans la rue pour défendre cette même Constitution qui a été rétablie, on sait comment. Où est leur sens de la démocratie ?
En fait, la notion de démocratie est à géométrie variable. Elle est différente selon que l’intérêt soit personnel ou national.

L’inconséquence
INTOX
‘’La marée humaine de ce jour est le témoignage éloquent de la détermination des forces vives du Mali à combattre le mépris, l’arrogance, l’autisme et les tentatives d’instaurer dans notre pays un pouvoir personnel rétrograde’’.

DESINTOX
Il faut changer de disque par rapport aux termes utilisés : autisme, arrogance, mépris. A moins que le vocabulaire ne soit si pauvre que les Maliens soient obligés de subir ce discours lancinant.
En parlant de pouvoir personnel rétrograde, l’Opposition et ceux à qui elle s’est substituée par la puissance de sa bourse met en indexe la nomination du Président de la Cour constitutionnelle par le Président de la République dans la loi référendaire. Cette Opposition, et particulièrement un certain Bélier blanc, n’est pourtant que le valet de la France chez nous, une France par qui elle respire, elle pense. Dans cette France qui est le modèle universellement parfait pour elle, dans la Constitution du 4 octobre 1958, celle de la Ve République, régit aujourd’hui le pays. Dans l’article 56, alinéa 3, il est disposé : ‘’Le Président est nommé par le Président de la République. Il a voix prépondérante en cas de partage’’.
Le Président du Conseil constitutionnel est désigné par le Président de la République parmi les membres nommés ou de droit.
A noter qu’en Italie et en Espagne, les présidents des Cours constitutionnelles sont élus par leurs pairs. Une proposition de réforme du Conseil en ce sens a été présentée au printemps 1990, lors des débats sur la modification de la saisine du Conseil. Cette proposition a été critiquée par Robert Badinter et Georges Vedel, en raison de l’apparition possible d’une « campagne électorale dans un microcosme », et n’a jamais abouti.
Cela a été accepté par les souffres de la France embusqués dans la peau de démocrates dans notre pays. Pour les mêmes raisons d’éviter « une campagne électorale dans un microcosme », il est question de nomination du président de la Cour constitutionnelle. Et voilà qu’elle crie à la personnalisation du pouvoir. Cela s’appelle de l’inconséquence.

L’inculture
INTOX
‘’Leur constitution, la constitution d’IBK et de Tapo n’est la nôtre’’.

DESINTOX
Entre la mauvaise foi et l’inculture, la frontière est très mince chez les apprentis opposants. Parce qu’on n’a jamais vu que la Constitution d’un pays, qui ne peut être adoptée qu’à la suite d’un référendum, est la propriété privée d’un Président de la République et d’un ministre. C’est pourquoi, la Constitution du 25 Février 1992 que manifestement beaucoup de prestidigitateurs n’ont pas lu a en tête de son préambule : ‘’Le peuple souverain du Mali, fort de ses traditions de lutte héroïque, engagé à rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d’honneur pour l’avènement d’un Etat de droit et de démocratie pluraliste…’’ La Constitution est l’émanation du peuple souverain, point barre.
Une autre aberration, c’est l’appellation ‘’Constitution’’. Une loi référendaire, tant qu’elle n’est pas votée par référendum et promulguée par le Président de la République dans les délais prévus, n’est pas encore une ‘’Constitution’’. Donc ni IBK, ni TAPO n’ont de Constitution pour le moment et ils ne peuvent même pas en avoir au regard de ce qui précède.
Sans aucune forme d’exagération, ceux qui parlent de Constitution d’IBK et de TAPO sont de véritables Tsunami qui menacent dangereusement la culture dans notre pays qui est déjà très mal en point à cet égard.

La rétraction
INTOX
‘’Pour parvenir à leurs fins, ils ont osé déclarer que « l’insécurité était résiduelle » (…)’’.

DESINTOX
A suivre le raisonnement de la ‘’Plateforme An te a banna. Touche pas à la constitution’’, c’est IBK, son parti, son gouvernement et son ministre qui veulent imposer leur Constitution à notre peuple. Ils sont plus faciles peut-être à attaquer. Sinon l’on est abasourdi par l’impasse sur l’auteur de cet avis ‘’insécurité résiduelle’’ qui est contenu dans l’Arrêt de la Cour constitutionnelle. Ce, d’autant plus que la Plateforme réagissait, le 6 juillet 2017, sous la signature de Mme SY Kadiatou SOW, de façon plus provocatrice : ‘’la Plateforme note avec étonnement l’interprétation faite par la Cour de l’article 118 qui stipule qu’ « aucune procédure de révision ne peut être engagée lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire ». Nous réaffirmons notre conviction que cet article s’applique à cette tentative de révision constitutionnelle’’.
Dans tous les cas, les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toutes les personnes physiques et morales, y compris celles qui ont fait le choix de la rue pour se faire entendre.

La pyromanie
INTOX
‘’Respectez la liberté de réunion, respectez le droit de manifestation, respectez la liberté d’expression et le droit à l’information’’.

DESINTOX
Si ces libertés fondamentales n’étaient pas respectées beaucoup ne se retrouveraient pas dans la rue pour manifester librement, sécurisés par les Forces de l’ordre. Si ces libertés n’étaient pas respectées, des individus comme Amadou THIAM de l’ADP-Maliba qui lance ouvertement un appel à la violence seraient interpellés, comme cela a été le cas par le passé par le passé en ce qui est d’un certain colonel Youssouf TRAORE qui a appelé à brûler les abeilles. Si ces libertés n’étaient pas respectées, des Partis comme le Bélier blanc n’auraient pas continués à disséminer leurs idées conspiratrices, à travers des tracts appelés sournoisement ‘’contribution au débat’’.
A moins d’être d’une mauvaise foi mortifère, l’on ne peut nier qu’au Mali on se réunit, on manifeste, on s’exprime sans contrainte aucune.
Le droit à l’information ? Quelle censure il y a-t-il ? Aucune. Si l’ORTM ne couvre pas les activités d’une foule hostile, il n’y a pas à chercher loin la raison. Encore faudrait-il qu’elle soit invitée.
Franchement, il faut être sérieux pour ne pas exposer les agents de l’ORTM qui sont loin d’être tous acquis à la cause du régime en place. C’est une question de justice.

La goujaterie
INTOX
‘’Cessez de harceler et de museler les radios et télévisions libres qui sont soumises à des sanctions administratives et financières qui n’honorent pas la démocratie’’.

DESINTOX
Même étant opposant, on peut faire preuve d’élégance ; combattre l’adversaire dans les règles de l’art. Ce qui implique se doter des moyens de le combattre telle la bonne information à distiller. Pour cela, l’Opposition est toujours à côté de la plaque à l’instar de cette attaque rageuse de ‘’Monsieur le Président’’ qui n’est en réalité qu’un appel du pied à un vivier potentiel dans les médias pour inoculer son venin à la population. Par respect pour ces nombreuses victimes potentielles de la désinformation, il faut rétablir la vérité. Ce n’est pas le Président de la République qui prend des sanctions contre les médias cités, mais la Haute Autorité de la Communication (HAC). Or, la Haute Autorité de la Communication (HAC) ‘’est un organe indépendant créé par l’ordonnance n°2014-006/P-RM du 21 janvier 2014 et chargé de la régulation de la communication dans ses différents segments’’. Contrairement aux affirmations de l’Opposition, elle n’obéit pas au doigt et à l’œil au Président de la République. Elle agit dans le cadre des fondements juridiques de ses missions qui sont la Loi n°2012-019 du 12 mars 2012 relative aux services privés de communication audiovisuelle ; l’Ordonnance n° 2014-006 du 21 janvier 2014 portant création de la Haute Autorité de la Communication et les Décrets n° 2014-0951 et n° 2014-0952, tous du 31 décembre 2014, déterminant respectivement les conditions d’établissement, d’exploitation et de distribution des services privés de radiodiffusion télévisuelle et des services privés de radiodiffusion sonore.
Du point de vue de la volonté politique, le Président de la République ne saurait non plus être mis en cause. Des actions concrètes triées sur le volet en sont la preuve : le projet de loi portant régime de la presse et délit de presse a été transmis au ministère de la Justice pour observations. Ce texte dépénalise les délits de presse ; le lancement du processus de l’attribution de la 4ème Licence de téléphonie ; le doublement de l’aide publique à la presse, en respect d’un engagement du Président de la République ; la nomination d’un Directeur de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences sociales.
Non la presse n’est pas muselée au Mali. Monsieur le Président est lui-même quotidiennement sous les feux roulants de cette presse sans qu’une poule en soit incommodée. Si cela ne participe pas de la vitalité de notre démocratie, alors c’est qu’on cherche des poux sur un crâne dégarni.

L’extrapolation
INTOX
‘’La victoire finale, c’est le retrait pur et simple du projet’’.

DESINTOX
D’abord, nous ne sommes pas en guerre pour parler de victime qui sous-entend une défaite. Il y a juste un débat d’idées en cours où ce sont des arguments qui affrontent des arguments. Il faut donc nous épargner d’amener dans les caniveaux une si merveilleuse occasion de montrer à la face du monde qu’au Mali nous sommes des gens civilisés. Bien sûr à la condition que le souhait de défendre la démocratie, l’expression plurielle, clamées partout haut et fort soient vraiment sincères. Ce dont il est permis de douter, à voir les leaders de l’Opposition transformer une affaire de révision de la Constitution en opportunité inespérée de conquête du pouvoir.
Ensuite, le ‘’retrait pur et simple du projet’’ de révision constitutionnelle ne se décrète pas dans la rue et serait la porte ouverte à la prise du pouvoir par la rue. Est-ce cela le dessein inavoué de l’Opposition qui agite la rue, tel un épouvantail ? Ses méthodes manquent d’orthodoxie en matière de démocratie.
Ce qui est certain, c’est que nous sommes dans la République qui a ses règles de fonctionnement. Dans le cas d’espèce, le Président de la République qui est l’initiateur de la loi référendaire est celui qui peut la retirer sous réserve de l’onction des députés et de la Cour constitutionnelle saisie.
A l’évidence, notre opposition capitularde, au lieu de critiquer l’action du gouvernement et de proposer des solutions alternatives, se montre plutôt prise en otage par une vision manichéenne.

L’abjection
INTOX
« Soundiata Keïta, Soni Ali Ber, Sékou Ahmadou Barry, Biton et Damonzon, El Hadj Omar, Samory Touré, Mamadou Lamine, Tiéba et Babemba, Firhoun Ag Alinsar, Kaocen, Komi Diossé, Banzani Théra, Cheikhna Hamallah, Alla Ag Albachar, Mamadou Konaté, Modibo Keïta, réveillez-vous, la dignité malienne est piétinée! »

DESINTOX
Franchement, laissons les morts aux morts. Ici, il est question de défendre son beefsteak. Pour l’Opposition, il est clair, les manifestations qu’elle organise magistralement d’ailleurs ne sont que la courte échelle pour parvenir à ses fins : satisfaire son instinct grégaire ; revenir au pouvoir par une porte dérobée, à défaut d’y accéder par la voie démocratique des urnes. De grâce, il faut se garder de mêler de grands noms de l’histoire de ce grand pays à une telle abjection. C’est une profanation, un crime de lèse-majesté. Parce que, pour eux, assister à un spectacle aussi affligeant où des responsables politiques jouent des coudes pour se faire une place au soleil, reviendrait à mourir une seconde fois, tant ils auraient honte de leurs héritiers ; ceux qui devraient perpétuer leur nom en se montrant à la hauteur de leur dignité, de leur abnégation.

La félonie
INTOX
Après la lettre ouverte adressée au Président de la République par l’ex Première dame, Adama Tiémoko DIARRA, secrétaire politique de l’ADEMA/PASJ, non moins ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population, a cru bon l’interpeller à son tour. Ce qui a provoqué l’ire du CE-ADEMA que l’on retrouve dans ‘’La Lettre du Peuple’’ : ‘’Face à cette situation, des membres du Comité Exécutif du parti sont montés au créneau pour exprimer leur ras-le-bol. Ils n’ont pas aimé la réponse du secrétaire politique à la lettre de l’ex Première dame, qui, du reste, ne lui était pas adressée’’.

DESINTOX
On savait les Ruchers bien occupés par leur compte d’apothicaire, mais là, le masque tombe. Poursuivi par son péché originel comme Caïn qui a tué son frère Abel, il lâche leur secrétaire politique. Pour bien le savonner et lui savonner la planche sous les pieds, il est qualifié de routard politique et accusé de travail fractionnel. Adama Tiémoko DIARRA est dans de beaux drap pour avoir eu l’outrecuidance de répondre à la très vénérée Adam BA KONARE. Lui au moins, il n’a pas le sang de navet. Il ne s’est pas emmuré dans un silence bruyant depuis que le processus de révision constitutionnelle connaît une escalade.
A contrario, ceux qui le tancent, lui tirent les oreilles et qui étaient les plus attendus sur le terrain du projet de révision constitutionnelle, en tant que membres de la Majorité présidentielle, alliés du Président IBK, sont ceux-là qui sont abonnés absent. Forfaiture quand tu nous tiens !




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