Intox et désintox: les butés et les futés !

5

C’est dur, vraiment trop dur certaines postures pour d’anciens dignitaires! En l’absence de l’habituel consensus aux frais de la princesse qui a donné naissance et entretenu ces loges politiciennes, c’est assurément la galère. De parfaits et éminents adeptes de la gestion gouvernementale à la touche, au nom d’un nouvel ordre politique, ça fait grincer les babines et perdre patience. Les politiques victimes de ce nouvel ordre, tout comme les ex-rebelles séparatistes de la CMA sont à la pêche à l’issue des communales du 20 novembre dernier et ne se montrent pas avare en INTOX auxquelles nous vous proposons la DESINTOX.
Lisez les croustillantes PEPITES de la semaine.

La jactance
Intox
Chez le confrère ‘’Le Républicain’’, les responsables de l’URD, le lendemain des élections communales, mettaient en garde : « Nous n’accepterons pas que le RPM nous vole notre victoire ».

Désintox
Jactance ou menace de niche ? Certainement les deux, parce que les menaces proférées par une Opposition de façade, des dénonciations légères n’incommodent nullement les démocrates maliens. Le chien aboie, la caravane passe. Il faut être dans un délire comatique pour insinuer une quelconque volonté du Rassemblement Pour le Mali (RPM) de faire main basse sur une quelconque victoire laborieusement acquise. Et pour cause, les règles du jeu sont clairement établies. À ce qu’on sache, le RPM ne peut ni les changer ni les outrepasser. Dans tous les cas, ce n’est pas lui qui organise les élections et l’administration, contrairement à ce que clament les affabulateurs, n’est pas truffée de ses représentants. Alors, délit de faciès ? Mais non, on sait depuis Louis que nul ne règne, pardon ne gère impunément : le RPM gère le pouvoir, donc il est coupable ! Une vision aussi simpliste servie sans décence à de respectables électeurs. Parce que l’URD a fait l’infâme choix de manipuler l’opinion ; de jeter le RPM à la vindicte populaire, d’altérer le jeu politique. Débordant de critiques vénéneuses, le Parti URD est passé maître dans l’art de rembarrer. C’est à croire que le RPM est devenu aujourd’hui le saule pleureur qui cache la forêt déboisée. Voilà où peut mener la haine viscérale qui ronge le parti de Soumy champion. Pardon, la rage dégorgée qui lui donne des hallucinations de vols de victoires. Il faut vraiment être buté pour prendre ses vessies pour des lanternes.

La bravade
Intox
« Celui qui tentera de voler notre victoire nous trouvera sur son chemin et c’est toute la population de la commune VI qui va sortir pour empêcher cela ».

Désintox
C’est vraiment prétentieux. C’est ahurissant. Toute la population de la commune VI qui va se mobiliser parce que l’URD a claqué son petit doigt. C’est même manquer de respect à cette population qui n’est pas forcément alimentaire comme les instigateurs du désordre, sournoisement appelé crise postélectorale. Cette population, considérée comme un mouton de Panurge par l’URD peut être loyale, sans être son obligé.
Au demeurant, on n’accède pas au pouvoir par une simple manipulation de la population, encore moins par l’opération du Saint-Esprit. L’on n’est en démocratie et non en théocratie. Le dévouement de la population n’est pas comme les baudruches qui ornent les salles de conférence de l’URD et qui, comme ses promesses, s’envolent, au premier coup de vent. Mais il ne se mesure pas à l’aune des prétentions de ce parti revanchard.
À vrai dire, ce n’est pas seulement la modestie qui a manqué à l’URD ; ce qui a manqué également et surtout, c’est la raison. Pace que si la population de la commune VI était arrimée à ce parti, il n’y aurait pas à diviser la poire non pas en deux, mais en plusieurs. Il aurait tout raflé. Point barre. Et une victoire supposée aux élections communales 2016 ne fait nullement de la commune VI un bastion de l’URD.

L’imposture
Intox
« La volonté de changement exprimée par les populations de la commune VI a permis à l’URD d’être premier avec 6 580 voix, suivi du Rassemblement pour le Mali (RPM), 5647 voix (…) ».

Désintox
L’imposture à plein nez. Ainsi, c’est l’URD qui incarne le changement en commune VI du District. Allah Akbar ! Les ouvriers de la 25e heure croient certainement que les gens sont amnésiques dans ce pays. Des partis de gestion du pouvoir qui sont comptables de toutes les dérives de la démocratie malienne, ceux qui sont auteurs et complices de sa prévarication ne peuvent pas donner de leçon d’intégrité. Ce serait abuser de la bonne foi d’honnêtes citoyens. Parce que changer de tête n’est nullement synonyme de bonification, de conversion aux bonnes pratiques. On ne devient pas vertueux par un coup de baguette magique. Cela est connu. Seul le temps jugera si le changement supposé ou réel a été utile à la population de la commune VI.

L’hypocrisie
Intox
« Ce résultat est le fruit de l’engagement des militantes, militants et sympathisants de l’URD déterminés à offrir à la commune VI un meilleur cadre de gestion des affaires de la collectivité ».

Désintox
C’est à prouver que ce résultat est le fruit d’un quelconque engagement ; parce qu’autour de ces élections communales le fric a circulé et ce fric a bien pu faire la différence. Pour des détenteurs de mallettes, il ne doit pas être très difficile de distribuer à tour de bras. Une petite motivation financière des électeurs pour changer la réalité des urnes ne sort pas de l’ordinaire dans ce pays où il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans ses propres yeux. Et comme d’autres partis politiques, le parti du milliardaire Soumy champion n’est pas à l’abri de soupçons d’achat de conscience.

Des banderilles
Intox
Selon Sékou DIAKITE, dans ‘’Le Républicain’’ il y a eu tripatouillages des résultats des élections communales par la liste d’alliance RPM/CODEM dans la circonscription de la Commune II du district de Bamako : « au bureau de vote N°2 le RPM/CODEM a obtenu 22 voix, mais ce résultat a été transformé en ajoutant 2 devant ce chiffre pour avoir 222 voix ; au bureau de vote N°3 le RPM/CODEM a eu 31 ce résultat a été également transformé pour avoir 310 (…) »

Désintox
Au regard d’une telle démonstration, avec force détails, aucun doute n’est plus permis. Sékou DIAKITE, devenu, comme par enchantement, le pyromane maison de l’ADEMA/PASJ depuis son retour dans la ruche, dans les conditions connues de tous, est bien rompu aux techniques de la falsification, de la manipulation frauduleuse des résultats chiffrés du vote. Ce n’est pas par hasard que le ministre accidentel du portefeuille du moi d’abord et les nécessiteux après traîne la vile réputation de stratège en matière de fraude. Ironie de l’histoire, c’est le voleur qui crie au voleur. L’homme qui est aujourd’hui dans le dur n’a planté que des banderilles lors des communales. Pour quelqu’un qui est abonné à marcher sur l’eau, cela reste une pilule amère à avaler.
Nomade jusque dans la moelle, et pas seulement comme peulh, mais également comme politicien, le fraudeur à col blanc entend faire entendre sa déconvenue. Parce que lui qui est abonné à frauder ne conçoit pas un autre mode de gagner en dehors de cette méthode très peu orthodoxe.

Les calembredaines
Intox
Pour lui, une plainte a été déposée contre les présidents des bureaux de vote concernés et une procédure judiciaire sera engagée dans les jours à venir pour demander l’annulation des voix frauduleuses de la liste RPM/CODEM (…)».

Désintox
C’est cela être républicain. Quand on conteste, on le fait devant les tribunaux compétents en matière de contentieux électoral. C’est cela qu’on attend de quelqu’un qui a servi dans les hautes sphères de l’État et non verser dans la petitesse de la contestation dans la rue. Cela est le propre des petits messieurs qui brillent beaucoup plus par leurs discours incendiaires que pour la construction d’un pays qui sort péniblement d’une profonde crise multidimensionnelle. Mais hic, c’est que pour privilégier la voie des tribunaux compétents, il faut disposer des arguments irréfutables. Or, les inquisiteurs de la liste RPM/CODEM n’ont comme pièces à leur dossier, qu’un jugement au faciès, un ressentiment. Cela, l’ADEMA qui a eu la fatuité d’aller en liste propre en commune II du District de Bamako ne l’a pas.
C’est pour cela que le conférencier rucher ajoute à ses propos :
« (…) et également une marche pacifique est prévue pour manifester le mécontentement de tous les partis concernés dans les prochains jours ».
Manifestement, c’est dans la rue que tous les partis politiques mécontents se sentent le mieux à l’aise. C’est comme s’ils se retrouvaient dans leur milieu naturel, en terrain connu et même de prédilection. Il est temps de cesser de se bercer de ces calembredaines qui en disent beaucoup du déni qui les a habités. Le peuple volontiers guillotin a rendu son verdict. Ce n’est pas un meeting rempli, qui fait forcément une urne débordante
En réalité, l’équation pour une coterie opportuniste a toujours été basique, grégaire : être au bon endroit et au bon moment. Le débat d’idées n’a jamais été qu’une querelle de personne, pardon de posture. Et quand des histoires d’alcôve, de fesses s’en mêlent, il devient forcément beaucoup plus corsé. Cela explique aussi certaines pugnacités en commune II du District de Bamako dans les rangs de l’ADEMA/PASJ.

Des mensonges
Intox
Dans sa déclaration en date du 21 novembre dernier, soit le lendemain des élections communales, la coordination des mouvements armés (CMA) se fend d’un communiqué dans lequel il « a pris acte de la décision de la partie gouvernementale d’organiser les élections communales le dimanche 20 novembre 2016, malgré son opposition maintes fois exprimée à la tenue de ce scrutin dans l’azawad sans les conditions prévues par l’accord ».

Désintox
Puisque les élections ont été organisées dans la plupart des communes, il ne reste plus qu’à en prendre acte. C’est bien ce qu’a la CMA, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, parce que son dessein était d’empêcher la tenue de ces communales dans l’ensemble des communes du Nord. Aussi le fait qu’il n’y ait qu’une poignée de communes où le scrutin ne s’est pas tenu est un cinglant désaveu pour ce mouvement qui prétend parler et agir au nom des populations du Nord.
Opposition à la tenue de ce scrutin ? Pour une fois, il faut être sérieux. Jusqu’à quelques encablures du scrutin, la CMA a navigué entre deux eaux, laissant naître l’espoir que les élections se tiendraient, en tout cas, à Kidal. L’opposition de ce mouvement n’a été exprimée que tardivement, alors que le processus électoral était bien avancé. Pourquoi d’ailleurs s’opposer à des élections démocratiques constitutionnelles au nom d’un accord qui est un fil conducteur vers la paix et la réconciliation et qui par conséquent n’est pas supérieur à la Constitution ? La réponse coule de source. Le seul moyen pour ces groupes armés de diriger est de maintenir l’anarchie. La non-tenue des élections en est le meilleur moyen.
Conditions prévues par l’Accord pour la tenue de ce scrutin ? Ces conditions, si elles existaient, il fallait les énumérer pour édifier l’opinion nationale et internationale. La CMA ne le fait pas. Et les autorités intérimaires ne peuvent pas servir de prétexte pour empêcher la tenue d’élections reportées à plusieurs reprises et de surcroît prévues par la Constitution de la République du Mali.

Intox
« Aujourd’hui, le constat est que ces élections constituent une violation flagrante de l’accord ».

Désintox
Qui constate quoi ? Il n’y a que la CMA qui parle de violation de l’Accord. Sinon, le Gouvernement est félicité par l’ensemble de ses partenaires pour l’organisation de ces élections communales. Mieux, cela dans un environnement apaisé, même s’ils regrettent et condamnent avec la dernière énergie l’attaque contre les Forces de défenses et de sécurité qui assuraient la sécurisation des opérations de vote.
Par ailleurs, il est scandalisant que la CMA parle de violation de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali étant elle-même la première violatrice. Elle fait du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) ; de l’opérationnalisation des patrouilles mixtes et de l’installation des Autorités intérimaires une question de vie ou de mort. Paradoxalement, du point de vue institutionnel, c’est d’elle que viennent les blocages. Le Commandant de la Force MINUSMA, dans une tournure diplomatique dont il a le secret a eu à dénoncer cet état de fait dans une déclaration. Le fait est que la CMA met tout en œuvre pour mettre le bâton dans les roues du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger qui, il faut le dire, souffre de sa mauvaise foi.

Intox
« (…) et sont très loin d’exprimer la volonté des populations de l’Azawad-Nord ».

Désintox
Ainsi faute de diviser le Mali, la CMA divise ce qu’elle appelle azawad. On ignore combien d’entités résultent de cette division, mais cela traduit un manque de sérénité et une persistance du projet séparatiste qui manifestement ne fait que sommeiller chez les ex-rebelles qui se sont résolus à signer un Accord dans lequel ils reconnaissent l’intégrité du territoire ; la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire ; la forme républicaine et laïque de l’État.
Cette division atteste que les limites décrites pour la chimérique azawad ne correspondent pas à la réalité. Après le scrutin, la CMA a compris que Gao et Tombouctou qui ont voté n’en font pas partie. Est-ce pour cela qu’elle a créé l’azawad-nord en sachant bien qu’il n’y a pas d’azawad-Sud ? Il est permis de répondre par l’affirmative.
Il faut aussi dire que la volonté de la CMA ne coïncide pas avec celle de la population qui ne se reconnaît pas nécessairement en elle et qui voté à maints endroits.

Intox
« La CMA ne saurait reconnaître les résultats d’un scrutin organisé».

Désintox
La CMA ne peut pas reconnaître les résultats du scrutin communal du dimanche 20 novembre dernier puisqu’elle a suscité, encouragé et entretenu son boycott. Pis, elle a été l’instigatrice d’une violence qui s’est manifestée sous la forme d’une attaque des Forces de la paix et de brûler le drapeau national.
De toutes les manières, le boycott des élections communales qui sont des élections de proximité participe de sa stratégie de rester dans le jeu politique. Une reconnaissance des autorités légitimes sorties des urnes signerait la fin de son hégémonie ; donc la fin de sa fainéantise qui lui permet de squatter les palaces, savourer les plats les plus délicieux, organiser des orgies, aux frais de la princesse, sur la base d’un simple chantage. Qu’elle est futée !

Intox
« (…) en violation grave non seulement des droits civiques de dizaines de milliers de réfugiés et déplacés (…)».

Désintox
La CMA porte sur la conscience ce qu’elle qualifie de violation des droits civiques des réfugiés et des déplacés de guerre. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.

Intox
« Loin d’assurer une cohésion sociale, ces résultats risquent d’exacerber les tensions persistantes dans plusieurs localités (…) ».

Désintox
C’est connu qui allume et entretient le feu des tensions, en l’occurrence entre certaines communautés du Nord. Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du Groupe d’Autodéfense Imghads, Touareg et Alliés (GATIA), fait savoir dans un communiqué du 30 juillet 2016: ‘’le GATIA constate avec un grand regret que certains responsables du HCUA qui sont de très mauvaise foi n’ont pas cessé de détériorer cette bienheureuse décrispation. Le HCUA qui tente de réduire la CMA à ses objectifs inavouables à tout mis en œuvre pour empêcher les acquis du processus d’Anefis, notamment la libre circulation des personnes et des biens. Il est de notoriété publique que le HCUA a tout fait pour empêcher la réconciliation entre les Idnanes et les Arabes par le blocage du déverrouillage du village d’Inhalid aux Arabes, espérant ainsi entretenir le conflit Arabes-Idnanes pour en tirer de sordides profits. Dans la même logique, les responsables du HCUA n’ont pas souhaité la réconciliation IDNANE-Imghads qu’ils voulaient torpiller.
Les responsables du HCUA de Kidal n’ont jamais accepté l’ouverture de la région aux mouvements et aux communautés qu’ils ne dominent pas, c’est ainsi qu’ils se sont constamment opposés aux mouvements du GATIA à Kidal, Inhalid, Tinzawatene, etc.’’.

Intox
« La CMA salue les populations de l’Azawad pour leur boycott des élections dans la majorité des localités de l’Azawad et les informe qu’elle reste fidèle à la construction d’une paix durable ».

Désintox
Ces ex-rebelles sont des anarchistes dans l’âme et des gens inconséquents. Comment peut-on demander à des citoyens de ne pas accomplir leur devoir civique et même les en féliciter, d’une part, d’autre part, dénoncer une violation des droits civiques de ceux qu’on a empêchés de voter ? Parce que les réfugiés et les déplacés ne sont la conséquence que de la folie belliqueuse de la CMA qui les a poussés sur les routes. Aujourd’hui ce sont les victimes qui deviennent entre ses mains un outil de surenchère et de manipulation de l’opinion.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *