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jeudi 13 décembre 2018
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Intox et désintox: les gros petits mensonges

La manchette des canards, cette semaine, a été largement dominée par la manifestation dispersée du Mouvement ‘’On a tout compris-Waati sera’’ contre les agissements de la France dans la gestion du dossier malien. Une balle que le chthonien Barbu national a saisie au rebond pour seriner les gros petits mensonges dont il a le secret.
Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DESINTOX de construction massive.
Lisez les croustillantes PEPITES de la semaine.

L’inaliénable
INTOX
Le confrère ‘’L’Indépendant’’ a recueilli la réaction du Barbu national qui a déclaré : ‘’les jeunes sont dans leur plein droit. Je regrette le fait que les libertés d’expression, d’opinion et des mouvements reconnues par la Constitution malienne et acquises grâce à une lutte féroce soient bafouées par le régime IBK’’.

DESINTOX
Oui, les jeunes sont dans leur plein droit, pour deux raisons.
La première raison est que de nombreux Maliens ont perdu le sentiment diffus que le sauvetage de la France, à partir de 2013, soit purement amical. Au contraire, la position partisane affichée, à maintes reprises, en faveur des Mouvements armés, semble faire d’elle une partie intégrante du problème malien. Les jeunes qui ont voulu manifester se voulaient les hérauts d’un malaise franchement inamical causé par les atermoiements de l’Ami.
La seconde raison, comme le souligne le barbu national, il y a des libertés qui sont consacrées par la Loi fondamentale. L’article 4 de la Constitution du 25 Février 1992 dispose : ‘’toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi’’. Ce que les jeunes faisaient pouvait s’inscrire entièrement dans cette disposition, dès lors que par ailleurs il n’y avait pas d’empêchements du genre trouble à l’ordre public, menace sur la sécurité…
Chat échaudé craint l’eau froide. Les libertés dont la jouissance paraît parcellaire ont été acquises de haute lutte, il y a peu. Il est donc du devoir de tout démocrate d’être la sentinelle de la préservation de ces libertés inaliénables. En cela, le barbu national est dans son beau rôle, même si nul n’ignore que c’est pour tirer des dividendes politiques.

L’anachronisme
INTOX
Tenant son sucre d’orge, il enfonce le clou de l’accablement du régime IBK : ‘’le régime IBK se fascise et fascisation a besoin de bras qui puissent lui permettre de s’assumer (…).

DESINTOX
Le régime IBK a peut-être atteint un seuil d’alerte par rapport à sa gestion des manifestations. Là, c’est une question de jugement de valeur. Mais parler de fascisation du régime, relèverait certainement d’un anachronisme vicieux. Parce que selon la définition la plus généralement admise, le fascisme est un régime établi en Italie de 1922 à 1945, fondé sur la dictature d’un parti unique, l’exaltation nationaliste et le corporatisme. Doctrine ou tendance visant à installer un régime autoritaire rappelant le fascisme italien ; ce régime lui-même. De toute évidence, ce n’est pas le cas de figure qui se présente en ce moment au Mali où l’article 25 de la Constitution du 25 Février 1992 dispose : ‘’le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque, et sociale.
Son principe est le Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple (…)’’. Au regard de cette disposition, parler de fascisme n’est rien moins qu’une affabulation et une outrancière manipulation de l’opinion.
Il est vrai cependant que selon une évolution sémantique du terme fascisme, le dictionnaire Larousse le définit ainsi : ‘’attitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par quelqu’un à un groupe quelconque, à son entourage’’. Nonobstant cette définition évoluée, la manipulation de l’opinion est toujours présente, parce qu’il est impossible de parler de fascisme à quelqu’un qui a une connaissance sommaire de l’histoire sans que cela n’évoque chez lui un certain Mussolini, le Duce. A ce qu’on sache, IBK n’est pas Mussolini, même s’il semble fortement attaché aux vertus de l’ordre et de la discipline qui ont leurs implications faisant l’objet d’interprétations variées et souvent diffamantes.

La paranoïa
INTOX
‘’ (…) et le choix du Premier ministre, Soumeylou Boubèye MAIGA rentre dans cette logique’’.

DESINTOX
De deux choses l’une : ou bien le Barbu national est dans le Saint des Saints, ou bien il se livre à du pur charlatanisme. C’est un secret de polichinelle que c’est un habitué des travées du pouvoir. Une posture qui lui permet de trahir des confidences. Le Barbu national, comme la plupart de ses congénères abonnés aux dénonciations calomnieuses, est rompu au charlatanisme, en prédisant à tous les coups l’apocalypse qui, faut-il le rappeler, s’il survenait ne balayerait pas que le pouvoir en place, mais aussi les oiseaux de mauvais augure qui n’ont même pas l’aplomb de choisir le camp de l’Opposition.
Les deux hypothèses ci-dessus évoquées sont donc plausibles.
Mais, ce qui n’est pas du domaine de j’hypothétique, c’est que SBM fait peur, a toujours fait peur, notamment à ceux qui ne sont pas en paix avec leur conscience et qui ressassent sans fin leur détresse. Le Barbu national, mieux que beaucoup d’entre nous, sait de quoi est capable cet ancien patron de la sécurité d’Etat. Alors, il tremblote et cherche à propager sa peur bleue au sein de l’opinion nationale.
Pourtant, le Barbu national devrait savoir qu’en République du Mali, conformément aux dispositions de l’article 9 de la Constitution du 25 Février 1992 : ‘’la peine est personnelle (…)’’. S’il a des choses à se reprocher, alors il serait mieux inspiré de se tenir à carreau et envisager de solliciter les services des meilleurs avocats. Bon après tout, il peut jouer à se faire peur et à semer la panique dans l’opinion. Parce que SBM n’est peut-être pas ce Cerbère que certains froussards voudraient qu’il soit.

L’inconséquence
INTOX
Le Barbu national a lancé un appel à la jeunesse, au peuple malien, à tous ceux qui sont épris de paix, d’indépendance et de souveraineté : ‘’ nous devons tracer les contours d’un changement politique réel, d’un changement politique progressiste dans notre pays et c’est pour cette raison que je suis venu pour dire que le problème c’est le pouvoir’’.

DESINTOX
Le ridicule ne tue plus dans ce pays. Voici quelqu’un qui a mangé à tous les râteliers de l’ère démocratique qui parle de changement politique réel, de changement politique progressiste. Sauf inconséquence politique de la part du Barbu national, un changement politique progressiste devrait se faire sans lui, parce que le peuple en a marre de ses valses : un temps avec le régime, un moment il lui tourne le dos, toujours avec le pouvoir, ça commence à bien faire. Il n’y a aucun progrès possible avec de tels hommes politiques qui n’excellent que dans l’art du retournement de veste. Il est vrai qu’il y a des attentes légitimes du peuple qui restent à satisfaire, mais, de grâce, il faut arrêter de l’infantiliser pour des ambitions politiques personnelles. Un messianisme transfigurant le Mali n’est que pur mirage, une vue de l’esprit. Le Barbu national détiendrait-il la poudre de perlimpinpin ? Il en a mis des années pour la sortir au grand bonheur du peuple malien dont il semble tant se soucier.
En somme, soit l’hystérique barbu a la tête dans les nuages, soit il se paye la tête des Maliens qu’il prend pour des benêts.

L’hilarant
INTOX
‘’Faisons en sorte de le faire sauter, car la démocratie nous permet de le faire’’.

DESINTOX
C’est abracadabrantesque ! En voici un de ces démocrates convaincus et patriotes sincères qui ont signé un pacte avec le diable putschiste de Kati qui a suspendu la Constitution du 25 Février 1992 qui a recours à la voie démocratique pour faire sauter un régime. En voici un de ces mystificateurs qui a longtemps caressé le rêve de Premier ministre de putschistes frappés par l’article 121 de la Constitution du 25 Février 1992 qui dispose : ‘’Le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution.
La forme républicaine de l’Etat ne peut être remise en cause. Le peuple a le droit à la désobéissance civile pour la préservation de la forme républicaine de l’Etat.
Tout coup d’Etat ou putsch est un crime imprescriptible contre le peuple malien’’.
En fait, la notion de démocratie chez le Barbu national est à géométrie variable. Elle est différente selon que l’intérêt soit personnel ou national. Après le rétablissement de l’ordre constitutionnel normal, voilà à présent le Barbu national miser sur la voie démocratique pour ‘’faire sauter’’ le régime, terme qui ne manque pas de relents putschistes. C’est à croire que MARIKO a la jacquerie dans l’âme comme l’attestent à suffisance ses nombreux gros petits mensonges distillés aux fins de déstabilisation d’un pays que lui et sa junte ont sérieusement fragilisé par l’un des putschs qualifiés des plus stupides de l’histoire démocratique.




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