Intox et désintox: les HAS BEEN de l’opposition

L’affabulation, le burlesque, la félonie
La manchette des canards, cette semaine, a été marquée par les élucubrations de sacré Salif de la Sécurité sur l’attaque de Banamba et les harcèlements et dénonciations calomnieuses de l’Opposition incarnée par le Bélier blanc du PARENA et Soumy Champion, dont le lubie est de broder sur la sur la situation sécuritaire. Face à L’INTOX, nous vous proposons la DÉSINTOX.
Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

L’amateurisme
Intox
Selon Malijet, le ministre de la Sécurité, le général Salif TRAORE, a affirmé, à propos de l’attaque de Banamba :
« Avant même l’arrivée de ces renforts, les assaillants avaient déjà quitté la ville (…). Selon le ministre de la Sécurité, le général Salif Traoré, que nous avons eu au téléphone, les assaillants sont arrivés aux environs de 3 heures ».

Désintox
D’abord, le général de ministre de la Sécu était dans les bras de Morphée au moment de l’attaque. Après l’attaque, il se met à délirer en se mélangeant les pédales sur le moment de l’attaque. Les victimes directes de la terreur soutiennent qu’elle a débuté aux environs de 0 h 14 pour prendre fin 2 heures moins. Donc, le tout puissant patron de la Sécu et de la protection ne maîtrise rien. Il ne peut donc protéger personne.
Ensuite, le chef de la Sécu ferait un bon acteur de comédie lyrique en parlant d’éléments dépêchés, depuis Koulikoro. Entre nous, les assaillants ne vont quand même pas pousser la témérité jusqu’au suicide. Ils sont dans une logique de guérilla et non d’une guerre conventuelle où on cherche à occuper et défendre une position. Ces terroristes l’ont démontré à plusieurs reprises : ils frappent puis ils s’éclipsent, en attendant le prochain coup d’éclat. C’est dire que les renforts en question sont juste sortis pour une petite promenade de santé à Banamba. C’est comme si on demandait à un voleur qui a terminé d’opérer aux alentours de 2 h de rester attendre le réveil du propriétaire de la maison.
En clair, dans l’affaire de Banamba, il y a eu de l’amateurisme.
Et puis, c’est quoi cette confusion Gendarme, PIGN ? À ce qu’on sache, ce sont tous des Gendarmes. Le PIGN, n’est-ce pas le Peloton d’Intervention de la Gendarmerie nationale ? Si le général s’en mêle les pinceaux à ce niveau, le pire est à craindre.

La prestidigitation
Intox
« Le ministre d’ajouter que contrairement à ce que disent certains, il n’y a pas de camp de gendarmerie ou de militaires à Banamba ».

Désintox
C’est curieux qu’un vieux cercle comme Banamba n’abrite pas une Brigade territoriale de Gendarmerie non ? Oui ça l’est. Parce qu’il y a bel et bien une Brigade de Gendarmerie à Banamba. C’est une de ses patrouilles qui a arrêté, samedi 19 janvier 2013, un jeune homme suspect qui se rendait dans le Nord de la localité. Il faut arrêter de distraire les gens. Les Maliens n’ont pas besoin de savoir s’il y a un camp ou pas. Ce qui les intéresse, c’est de savoir s’il y avait des hommes pour assurer la sécurité de la population et de ses biens. Il y en avait. Malgré tout, des bandits sont venus faire leur fiesta et repartir sans coup férir. C’est là la vraie question. Le dispositif sécuritaire général n’a pas fonctionné. C’est tout ! Il n’y a rien à escamoter dans cette affaire.

L’affabulation
Intox
« Les gendarmes, qui y sont, assurent la sécurité de la Banque et les bâtiments administratifs, a expliqué notre interlocuteur ».

Désintox
Sacré Salif ! Non ! Là, il y a une grave dérive du patron de la Sécu des Maliens. Les choses sont très claires : il est question, dans cette affaire, de la prison où 21 détenus ont été libérés et de l’agence de la BDM qui a été pillée et incendiée par les bandits armés. Or, toutes les sources sont formelles : la BDM est sécurisée par la Garde nationale, pas par la Gendarmerie. Sauf l’exception de Koulikoro, parce que l’exception confirme la règle. Sinon, s’il y a un Gendarme qui garde une prison, c’est qu’il faisait partie des élèves Gendarmes radiés et qui ont constitué le corps des surveillants de prison. En l’absence de surveillants de prison, ce sont les Gardes nationaux qui assurent la sécurité des établissements pénitenciers. Cela est de notoriété publique. Nulle mystification en la matière.

Le burlesque
Intox
Le Bélier blanc dont la lubie est de pondre des communiqués a été fidèle à sa réputation burlesque en déclarant : « comme on ne peut continuer à ignorer les causes/raisons de la démotivation de nos forces ».

Désintox
Ainsi, les Béliers connaissent les causes/raisons de la démotivation de nos Forces. Chapeau à nos experts es-sécurité. À présent, en démocrates et républicains, il est du devoir du Bélier blanc de faire des recommandations à qui de droit pour nous sortir de ce qu’il qualifie, avec emphase et délectation, d’insécurité généralisée. Mais cela, il ne le fera pas, parce qu’il manquerait de matière première pour son œuvre démoniaque de déstabilisation massive, d’infantilisation de la population et son dessin funeste s’en trouverait aliéné.
Ce qu’il devrait tout de même faire, impérativement pour ne plus être un danger public, c’est de faire usage de ce sage conseil de Hubert Reeves : « ’estimer correctement son degré d’ignorance est une étape saine et nécessaire »’.

La fatuité
Intox
« Démotivation qui les amène à abandonner leurs positions, à procéder à des replis ou à passer rarement à l’offensive ».

Désintox
Oh ! Oh ! Il ne faut pas aller trop vite en besogne. Quand les Béliers fricotaient avec le défunt régime, nos Forces étaient débordantes de motivation. Elles avaient tellement de munitions qu’elles ne savaient plus quoi en faire. Elles disposaient de gilets pare-balles et pouvaient fondre sur l’ennemi comme Terminator.
C’est pourquoi elles ont replié jusqu’à Sévaré, Niamey, au Niger, et même au Burkina Faso. Nos Forces sont simplement à l’image de notre société. Mais, le Bélier est trop fat pour reconnaitre qu’il fait une mauvaise lecture de leur vraie situation, de leur état d’âme. Albert Einstein disait : « ’ce qui fait la vraie valeur d’un être humain, c’est de s’être délivré de son petit moi »’.

L’instrumentalisation
Intox
« Pour le PARENA, la tenue d’états généraux des forces de défense et de sécurité est nécessaire et même indispensable pour mettre les FAMAS en état ».

Désintox
Les concertations nationales n’ayant pas prospéré, le nouveau concept aujourd’hui, c’est les états généraux de l’armée. Pas étonnant pour des gens qui jouaient des coudes pour se rendre au Burkina aller laver le linge sale du Mali en public. L’institution armée ne représente fichtre rien là où on a mis aux encans tout un pays simplement parce qu’on a été éjecté des délices du pouvoir par des « soudards » dont il faut régler le compte. Cela, quitte à ce que la pauvre population souffre le martyre d’embargo.
À vrai dire, le Bélier a une dangereuse conception de la politique. Ses requêtes, passées comme actuelles, ne visent en réalité qu’à infantiliser l’opinion publique qu’il croit pouvoir instrumentaliser rien que par affabulation sur fond de magie de mots. Tout le monde en convient que l’exercice de l’autorité publique va avec la prise de décisions. Le régime actuel en prend ; les unes plus heureuses que les autres. Mais, il est indéniable que c’est pour l’honneur et le bonheur des Maliens qu’il le fait.
Selon Coluche : « de tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent ». Hélas, le Bélier en chef continue avec le ridicule qui le rend de jour en jour un être plus méprisable.

La félonie
Intox
« Le peuple est inquiet et les Maliens s’étonnent du départ du Président pour son 105ième voyage à l’extérieur (…) »

Désintox
C’est plutôt le Bélier qui est inquiet. Parce qu’il est établi qu’il n’est pas en phase avec le peuple. L’une des preuves les plus irréfutables est que pendant qu’il prend la tête des frondeurs contre la nouvelle loi électorale, la population, elle est atteinte par la ferveur des élections communales du 20 novembre prochain.
Cet inconséquent Bélier qui rejette la Loi électorale a pourtant déposé ses listes de candidature dans plusieurs circonscriptions électorales.
Le Bélier est parmi les rares partis politiques, y compris de l’Opposition, à faire un travail fastidieux de décompte du nombre de voyages présidentiels ; du nombre d’attaques terroristes ; du nombre de morts et de blessés. Normal, parce que ses responsables sont désœuvrés. C’est aussi une manière de cuver leur haine viscérale vouée au régime qui tarde à leur ouvrir la porte, alors qu’ils échappent aux conditions climatiques qui sont catastrophiques au-dehors.
Pour rappel, plus près de nous, en 2007, lorsqu’il fallait s’échapper aux foudres des amis du Président ATT qui s’apprêtaient à lui mettre sur la tête une couronne d’enfer, le Bélier en chef a eu recours à IBK pour organiser la résistance politique. Tout le Mali l’a vu, en ces temps, en train de chanter la gloire de celui qui est aujourd’hui son irréductible ennemi politique.
En ces temps passés, il n’avait à la bouche que la démission du régime d’ATT. Aujourd’hui, pour lui, c’est la même rengaine. Comme il n’avait que ça en tête, comme moyen de lutte politique. Voilà pourquoi celui-là, comme d’autres ténors de l’Opposition, qui glosent si facilement et si inopportunément sur cette rengaine de démission, ne fait pas recette auprès de l’opinion publique qui est la seule juge de l’action publique.

La diffamation
Intox
Dans une lettre adressée à ses camarades et à ses compatriotes, dans la mouvance des communales, Soumy champion, président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), accuse : « Surtout quand on sait les difficultés dans lesquelles vous évoluez et les brimades et autres injustices dont vous faites régulièrement l’objet (…).

Désintox
Dénonciation calomnieuse, procès d’intention, les qualificatifs ne manquent pas. C’est injuste ces accusations du chef de file de l’Opposition, parce qu’il sait mieux que quiconque que des cadres de son parti sont nommés à des postes de responsabilité insoupçonnés. Quand on nomme un cadre de l’URD secrétaire général d’un département de souveraineté, cela s’appelle de la brimade ? Quand ce cadre passe plus de temps à ergoter le président de la République qu’à travailler véritablement, alors qu’il en a la compétence requise, doit-on quand même le garder ? Il y a un minimum de loyauté dont il faut faire preuve quand on accepte certains postes de responsabilité. Autrement, le sens de l’honneur commande de se démettre.
Il faut par ailleurs reconnaître que certains cadres de l’URD, bombardés à des postes de responsabilité élevés, font montre d’un professionnalisme hors pair, séparant la vie politique de la vie professionnelle. Ce qui est à leur honneur.
Cependant, en diffamant de la sorte le régime, Soumy champion se montre très peu vertueux. Dans tous les cas, cette qualité a-t-elle jamais existé chez lui ? À sa décharge, l’apprenti opposant pense qu’il faut faire feu de tout bois pour assouvir ses ambitions politiques et même personnelles.
La ritournelle
Intox
“Nul besoin de vous rappeler que la gouvernance de notre pays est caractérisée par la corruption, la concussion ainsi que le népotisme, le clientélisme et le favoritisme”.

Désintox
Soumy champion ne fait plus que radoter, broder sur des sujets, qui venant de lui, heurtent la conscience. Le super ministre, qu’il a été, ne peut pas jurer la main sur le cœur qu’il est blanc comme neige dans l’affaire de l’ACI par exemple. Cela fait partie de la gouvernance qui ne concerne pas que les autres. C’est le même Soumy qui s’est retrouvé au cœur d’un scandale financier dans l’affaire des forages fictifs de l’UEMOA. Si elle ne fait plus grand bruit, ce n’est pour autant pas dire qu’il ne s’agissait que d’un grotesque et grossier montage d’un journal sénégalais pour nuire à l’honneur et à la réputation de quelqu’un qu’il ne connaît que comme ancien président de la Commission de l’UEMOA.

Le nombrilisme
Intox
“Les attaques terroristes et djihadistes touchent, en plus du Nord, le centre et le sud du pays plongeant du coup les populations dans une situation de panique et de désespoir (…)”.
Désintox
Chacun pour soi, Dieu pour moi. C’est la devise de l’Opposition. Tant que les roquettes tombaient uniquement sur les villes du Nord, c’est avec mollesse qu’elle abordait la question sécuritaire quand s’était le cas. Bien avant, quand Soumy trinquait avec un régime qui a offert le gîte à Al qaïda au Maghreb islamique (AQMI), il n’y avait visiblement pas de problème. C’est d’ailleurs pourquoi l’Algérie a qualifié notre pays de ventre mou de la lutte contre le terrorisme.
Il a fallu que les terroristes franchissent Mopti pour que l’Opposition démocratique et républicaine se mette à jaser à gorge déployée. La situation sécuritaire a été placée en tête dans la hiérarchisation des préoccupations. La raison ? Soumy et ses comparses ont compris qu’eux aussi sont des cibles potentielles. Eux aussi se sentent menacés et il faut que l’État les protège. Parce qu’il n’est pas normal qu’eux soient victimes de terroristes. La vérité, c’est que c’est Soumy qui vit dans une situation de panique et le désespoir. Il faut arrêter de se servir du peuple pour exprimer ses peurs personnelles. Henri Million De Montherlant disait dans ses “’Carnets”’ : “’la politique est l’art de se servir des autres”’. Soumy l’a bien compris.

La redondance
Intox
“Le temps du changement est arrivé !”

Désintox
Bien sûr que le temps du changement est arrivé ! C’est pour cela qu’on vote périodiquement, selon les dispositions de la loi. L’alternance étant un des piliers de la démocratie, il va de soi que le temps du changement est arrivé. Il reste à savoir quel changement il s’agit.

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