Intox et désintox: les hérésies de l’opposition

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La manchette des canards a été dominée cette semaine par les facéties de l’Opposition organisatrice d’une marche impopulaire, improductive, controversée et même effarante qui a culminé à 11 hérésies de revendications catégorielles. Face à l’INTOX d’une opposition au ventre creux, nous vous proposons la DÉSINTOX.
Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

L’inconséquence
Intox
Le confrère ‘’Le Républicain’’ rapporte des propos de PPR, secrétaire général du Parti pour la renaissance nationale (PARENA) : « il a souhaité la tenue des concertations nationales afin que l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger soit correctement appliqué ».

Désintox
Cette affaire de concertations nationales tourne à l’obsession chez les apprentis opposants en mal d’idées novatrices. Eux, si prompts à jeter la pierre aux autres, alors qu’ils traînent les plus graves péchés, ont combattu bec et ongle la tenue d’une conférence nationale après ce qu’on a appelé coup d’État en 2012. La raison ? Il fallait préserver ce qui leur reste de privilège et se repositionner pour rentrer par la porte, après qu’ils sont sortis des grâces du pouvoir par la fenêtre. Ce jour-là, le Mali ne comptait pas ; tout comme il ne comptait pas quand ils se bousculaient au portillon de Ouagadougou pour laver le linge sale sur la place publique. Ce jour-là, ils n’ont pas hésité à faire du Mali la risée du monde entier, au moment même où sauver les meubles était une impérieuse nécessité, un devoir hautement patriotique. Ceux qui se disent démocrates et républicains aujourd’hui sont ceux-là mêmes qui ont catégoriquement rejeté le débat national qui leur était proposé. Comme quoi « l’autisme » n’est pas un mal récent dans ce Mali.
L’obstination des vendeurs d’illusions de l’Opposition est d’autant plus oiseuse que l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger prévoit l’organisation d’une CONFÉRENCE D’ENTENTE NATIONALE. Pis, pendant plus d’un an, si les mouvements armés appelés ‘’parties’’ ont eu un cheval de bataille, c’était la mise en place des autorités intérimaires et l’organisation des patrouilles mixtes, et non des concertations nationales. C’est à croire que ces « petits messieurs » de l’Opposition sont plus royalistes que le roi.
Au demeurant, depuis la tribune de l’ONU, à New York où il intervenait devant le Conseil de sécurité, le Président IBK a tranché la question : la Conférence d’Entente nationale se tiendra d’ici à la fin 2016.
Normalement, le débat est clos. L’insistance et la persistance de l’Opposition à obtenir des concertations nationales laissent croire qu’elle a son idée desdites concertations, de l’orgie gastronomique dont le tremplin sera des prébendes. L’idée des concertations nationales, pour l’Opposition, c’est une gestion commune du pouvoir. Cela se comprend aisément. Pour des gens qui n’ont connu que les délices du pouvoir, l’opposition c’est l’enfer sur terre. Hélas ! Il faut assumer sa nouvelle posture inconfortable.

La démagogie
Intox
L’Opposition dans son délire paranoïaque a demandé « le retour de l’ex-président de la République, Amadou Toumani Touré, en exil au Sénégal, « pour confirmer la réconciliation nationale » ».

Désintox
Avant tout, il faut arrêter de mystifier les gens. Ce n’est pas le retour d’ATT qui va réconcilier les cœurs et les esprits comme par un coup de baguette magique.
Ensuite, étant donné que c’est IBK le souffre-douleur de l’Opposition, à ce qu’on sache, il n’a aucune objection au retour d’ATT dans son pays. « Je n’ai aucun problème avec Amadou Toumani TOURE, on se verra bientôt. Je n’ai pas fait partir Amadou Toumani TOURE, je ne le bloque pas à Dakar. Je sais qu’il m’entend et je le remercie d’avoir initié la journée paysanne au Mali. C’est à son actif », a déclaré le chef de l’État à Baguinéda, lors de la Journée paysanne qui marque officiellement le lancement de la campagne agricole.
Il a poursuivi en faisant savoir : « Je suis reconnaissant à mon jeune frère Amadou Toumani TOURE dit ATT, et ex-président de la République du Mali, pour avoir initié la journée du paysan. Beaucoup de choses se disent dans nos relations, mais je sais qu’il n’y a [aucune intrigue ni rien de méchant entre nous. Merci pour l’instauration d’une journée agricole au Mali. ATT à très bientôt ».
Ce n’est donc pas IBK qui s’oppose au retour d’ATT qui, soit dit, est parti à Dakar de son propre chef.
Par contre, le 27 décembre 2013, le Gouvernement a saisi l’Assemblée nationale où siège la Haute Cour de justice pour le juger pour «haute trahison» pour son rôle dans la crise qui a entraîné sa chute et l’occupation du nord du pays par les rebelles touareg et les djihadistes.
L’auguste Assemblée n’a pas encore pris de décision.
Pour quelqu’un qui a présidé aux destinées de l’État pendant plus de 10 ans (y compris la période du CTSP), la mise en accusation devrait être une source de motivation supplémentaire pour rentrer au bercail ; question de se blanchir. Comme dirait l’autre, s’il veut revenir avec les honneurs c’est à la justice de les lui rendre. Les élucubrations et les micmacs de l’Opposition n’y feront rien. Seule la Cour rendra blanc ou noir. Il est ahurissant de voir que des « républicains et des démocrates » piétinent ce principe élémentaire.
Au-delà d’une solidarité de la cause d’ATT qui dit à qui veut l’entendre qu’il n’a mis personne en mission, l’Opposition fait de la récupération politique et de la démagogie. La preuve est que les fidèles des fidèles se sont démarqués. Prenant connaissance des revendications des manifestants, l’Association citoyenne de soutien à ATT (ACS-ATT) a organisé une conférence de presse pour dénoncer ce qu’elle qualifie de marchandage politique de la part de cette opposition, incapable d’animer le débat politique. La conférence était animée par Hamane TOURE dit Serpent, président de l’ACS-ATT, au Carrefour des jeunes de Bamako.
Avant cette conférence, c’est le PS Yeleen Koura qui prenait ses distances par rapport à la marche de l’Opposition en privilégiant le grand meeting de ‘’An ka ben’’ organisé le même jour 21 mai 2016.

Le narcissisme
Intox
L’Opposition demande « le retrait pur et simple de la nouvelle loi électorale », qui selon elle est « taillée sur mesure ».

Désintox
Un humour au vitriol et en même temps un délire collectif d’une Opposition dite démocratique et républicaine qui panique à l’idée d’avoir à dénicher les 10 députés requis pour briguer la magistrature suprême de l’État. Comme toute loi, la loi électorale ne sert pas les intérêts particuliers ; mais l’intérêt général. Mais les narcissiques de l’Opposition en voyant leur rêve s’envoler, tentent un passage en force qui a échoué au haut lieu de la démocratie, à savoir l’Assemblée nationale. En plaçant au cœur de la marche de samedi dernier la question du retrait de la loi électorale, elle se rend coupable d’un terrorisme politique.
Il s’agit également d’une conspiration contre l’État. Parce que le projet de loi a été adopté par des députés, des élus de la Nation, le 9 septembre 2016 à 78 voix pour et 28 contre. Force doit rester à la loi. Cela est connu. Les pleurnicheries, les invectives ne changeront rien à ce sacro-saint principe.
Cette loi électorale qui fait l’objet d’une levée de boucliers est aussi justifiée par la mise en œuvre de certains engagements pris dans l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Cet Accord au sujet duquel l’Opposition dénonce des retards dans la mise en œuvre.
Dans tous les cas, s’il y a un domaine dans lequel excelle cette Opposition, c’est bien dans celui de la contestation. C’est cela le propre des grincheux.

L’affabulation
Intox
L’acariâtre Opposition revendique « l’ouverture de l’Office de la Radiodio-télédiffusion du Mali (ORTM) à toutes les sensibilités politiques ».

Désintox
En aucun moment l’Opposition n’a été censurée par l’ORTM contre qui elle déclenche une bourrasque. Par conséquent, il est superflu, voire affabulatoire de parler de son ouverture à toutes les sensibilités politiques, parce que c’est déjà le cas.
Mais vindicatif et rancunier, Soumy champion, le chef de file de l’Opposition se décrédibilise davantage et se tourne en dérision. C’est lui qui, le mardi dernier, au Grand hôtel, lors de la rencontre CENI/opposition, a refusé de s’exprimer sur l’ORTM à la sollicitation de ce dernier. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire en même temps. Dénoncer une censure et décliner une offre d’interview, cela appelle logiquement une seule question : qu’est-ce qu’ils veulent à la fin, ces « petits messieurs de l’Opposition ? »
Avant cette offre, selon certaines estimations, contrairement aux hâbleries, l’Opposition dispose même de plus de temps d’antenne que la Majorité en tant que telle. Et si des membres de la Majorité sont plus fréquents sur le petit écran, c’est uniquement en raison de leurs activités officielles. Ce qui n’est pas le cas de l’Opposition. Comparer ce qui n’est pas comparable, et en tirer une conclusion hâtive, c’est plonger dans des abjections.
S’il est normal que l’ORTM fasse l’objet de convoitise de la part de l’Opposition, cela ne devrait cependant pas lui ôter tout sens de la mesure, toute objectivité.

L’hallucination
Intox
Selon PPR, « les marcheurs sont estimés à 100 000 personnes ».

Désintox
Ah ! Les avatars du communisme. PPR trône indéniablement sur le toit mondial des modèles les mieux réussis des propagandistes sortis de ces écoles qui ont marqué leur époque. 100 000 personnes que l’Opposition mobilise. Allah Akbar ! Il y avait peut-être des djinns parmi les marcheurs que seule sa suprême loquacité pouvait voir. Parce que ce que le commun des mortels a vu ce samedi, ce n’était pas 100 000 manifestants. Vraiment, loin de là ! Il fallait que l’Opposition fasse le ‘’Wak’’ pour réussir une telle mobilisation record.

L’alarmisme
Intox
Soumi champion, dans le ‘’Le Prétoire’’, alarme : « aujourd’hui au Mali, personne ne peut s’aventurer en dehors des grandes villes au risque de se faire tuer… »

Désintox
C’est vrai que pour ceux n’ont pas suivi le droit chemin, à plus de 60 ans, on redoute la mort ; la perspective de la mort terrorise. Cela peut expliquer peut-être la position de Soumi qui voudrait bien continuer à se délecter des milliards qu’il a amassés comment c’est connu de beaucoup de Maliens. Sinon, même dans son sommeil, sur son matelas moelleux, dans une suite royale, on, peut trouver la mort. Et IBK n’est ni un démiurge ni le Dieu Tout Puissant pour assurer la vie éternelle sur terre à un Malien censé être mortel.
Pour parler de l’Armée, elle a été trahie et humiliée par beaucoup de politiciens qui se font aujourd’hui l’avocat du diable, alors qu’ils devraient plutôt présenter des excuses publiques pour leur acte ignoble.
Les Forces de défense et de sécurité sont en reconstruction. Elles engrangent des résultats probants, souvent au prix du sacrifice ultime. Le réarmement moral et matériel des troupes est en cours. Si l’insécurité est persistante, c’est en raison de la nature de la guerre dans laquelle le pays, comme bien d’autres en Afrique et ailleurs dans le monde, est confronté. Tout cela est connu, et particulièrement de l’Opposition qui compte dans son rang un docteur Es sécurité, en la personne du Bélier en chef.
Pourtant, elle embouche cor et trompette pour inviter à une danse macabre à laquelle elle est loin de vouloir prendre part.

L’extrapolation
Intox
À en croire l’Opposition, « les Maliens ne se reconnaissent pas dans l’État tel qu’il fonctionne ».

Désintox
Après une déclaration aussi effarante que désinvolte, il convient de rappeler à la très élitiste Opposition quelques définitions de la notion ‘’État’’ donnée par Wikipedia.
Sur le plan sociologique, l’État est un ensemble de personnes vivant sur un territoire déterminé et soumis à un gouvernement donné.
Sur le plan juridique, « l’État peut être considéré comme l’ensemble des pouvoirs d’autorité et de contrainte collective que la nation possède sur les citoyens et les individus en vue de faire prévaloir ce qu’on appelle l’intérêt général, et avec une nuance éthique le bien public ou le bien commun. »
En droit international, un État souverain est vu comme délimité par des frontières territoriales établies, à l’intérieur desquelles ses lois s’appliquent à une population permanente, et comme constitué d’institutions par lesquelles il exerce une autorité et un pouvoir effectif. La légitimité de cette autorité devant en principe reposer – au moins pour les États se disant démocratiques – sur la souveraineté du peuple ou de la nation.
L’État malien n’est donc pas le Président IBK, encore moins le Gouvernement. Une telle affirmation de l’Opposition reviendrait à dire que la population ne se reconnaît pas elle-même, qu’elle se renie et qu’elle nie son existence. Parce qu’elle est un des trois éléments constitutifs de l’État. C’est un outrage fait à cette population par l’Opposition dite démocratique et républicaine de dire qu’elle ne se reconnaît pas dans l’État.

Le nihilisme
Intox
Pour l’Opposition : « rien ne va dans ce pays… »

Désintox
Là, il y a incontestablement des propos fallacieux qui sont à l’aune de la mauvaise foi de ceux qui les serinent.
Il est possible qu’il y ait beaucoup de segments de la société où il faut redoubler d’efforts, parce que les attentes des populations n’ont pas été comblées. Cela est un discours de responsable. Mais, rien ne va, c’est le comble du nihilisme. Parce qu’il est impossible, voire impensable que dans un pays, même sortant d’une profonde crise multidimensionnelle, qu’il n’y ait même pas un seul domaine où ça va. Il y a juste quelques années, beaucoup étaient tapis sous leurs lits frémissant au moindre bruit de pas, par peur d’un régime qui pouvait les déloger à tout moment et les garder à Kati. Les plus fortunés, après avoir escaladé le mur d’enceinte, ont préféré laisser la population à son triste sort, pour aller se requinquer en France. Aujourd’hui, ils peuvent se fendre en pamphlets toutes les fois qu’ils ont envie de se défouler sur le régime ; organiser des marches pour ne rien dire. Si rien n’a changé, ils ont, eux, au moins la liberté d’outrager un régime pour obtenir des strapontins. Cela au moins a changé. Pour le reste, il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Ce, d’autant plus que pour ces hiérarques de haut vol, l’intérêt général se résume à leur intérêt personnel.

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