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dimanche 20 août 2017
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Investissement: le Mali se porte bien

En prélude au ‘’Forum Invest in Mali’’ qui se tiendra les 7 et 8 décembre prochain, dans la capitale, le ministre de la Promotion de l’Investissement et du secteur privé Konimba SIDIBE, a fait une communication, hier jeudi, au Gouvernement. Il en a fait le point au cours de la conférence de presse organisée par le porte-parole du Gouvernement, Abdel Karim KONATE, dont l’autre invité était le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Omar Hass DIALLO qui a fait l’état de la phase aller des pèlerins à la Mecque.

M. SIDIBE a exposé l’objectif de ce Forum qui, dit-il, a un caractère mondial en ce qu’il réunira des participants de divers horizons. Il s’agit de : ‘’changer le narratif sur le Mali’’. Et pour cause, la grande explosion médiatique au cours de ces dernières années a résumé l’actualité du Mali à ses enjeux sécuritaires, occultant le dynamisme entrepreunarial et les améliorations du climat des affaires (réformes macroéconomiques structurantes ; relecture du Code des investissements ; mesures d’incitations fiscales très avantageuses ; dynamisme de l’entreprenariat des jeunes) ; faire connaître les immenses opportunités d’investissement ; rassembler dans un creuset unique les énergies maliennes, africaines et plus largement la communauté économique internationale pour mettre en œuvre des opportunités gagnant-gagnant ; partager les expériences en matière d’investissement.
Parmi les secteurs d’activité qui ont été identifiés dans le cadre de la stratégie d’accélération de l’émergence, le ministre SIDIBE a cité : agriculture, élevage, infrastructures et énergie.
Répondant aux différentes préoccupations relatives à l’investissement, M. SIDIBE a fait savoir que l’investissement au Mali se porte bien.
« Si la situation était aussi grave, personne n’investirait au Mali, Or, on voit régulièrement des inaugurations », a-t-il défendu. Et surtout, il a mis en exergue que le Mali a été placé premier, en 2016, dans l’espace UEMOA, pour ce qui est du climat des affaires.
Le ministre porte-parole a conforté ses propos en soulignant les efforts qui ont été consentis à plusieurs niveaux pour l’amélioration du climat des affaires : cordon douanier, justice, facilité dans les procédures de création d’emploi… Et de préciser que le classement est fait par la Banque mondiale qui ne fait que constater les efforts.
M. KONATE a rappelé que notre pays avait adopté la loi partenariat public privé (PPP), dont l’unité de gestion est déjà opérationnelle, a complété son homologue.
Par rapport au cas spécifique des Maliens de la diaspora, le ministre de l’Investissement et du secteur privé estime qu’ils ont davantage de problèmes par rapport à la sécurisation de leur investissement (détournements de la finalité) que la procédure.
Dans son plaidoyer pour le Mali, il a indiqué que deux critères sont mis en avant pour investir : la rentabilité et le niveau de risques. Par rapport à ce dernier point, il juge notre pays mieux loti que d’autres où les investisseurs sont pourtant présents.
Le ministre des Affaires religieuses et du Culte qui a également fait une communication en Conseil des ministres a fait l’état d’avancée de la phase aller des 2 000 pèlerins de la filière gouvernementale. Il a fait savoir que les deux derniers vols les transportant devaient quitter Bamako hier.
Le ministre DIALLO assure que dans une dizaine de jours, le processus sera bouclé également au niveau de la filière privée.
Il s’est cependant dit surpris des pénalités de 2 000 Rials saoudiens, soit plus de 350 000 FCFA infligés aux pèlerins, dont le dernier séjour remonte à 2016. Il a annoncé que toutes les voies diplomatiques sont explorées, à travers le ministère des Affaires étrangères, pour circonscrire ce désagrément.

Les mises au point
En divers le ministre porte-parole du Gouvernement, Abdel Karim KONATE, a tenu à faire deux mises au point.
La première est que contrairement à certaines rumeurs, le Gouvernement n’a pas de candidat à la présidence de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). « C’est le monde sportif qui doit élire le président. Le collège électoral est connu. Ce sont les présidents de ligues et d’associations. Le candidat du Gouvernement sera celui qui bénéficiera de la confiance de ces électeurs », a précisé le ministre KONATE.
« Moi Abdel Karim KONATE, je n’ai pas de candidat », a-t-il levé toute équivoque.
Autre mise au point du ministre, aucun membre du Gouvernement n’a été sollicité pour apporter une contribution à l’organisation d’une marche en faveur du ‘’OUI’’ à la révision constitutionnelle.
« J’ai été approché par des ministres qui m’ont dit qu’ils n’ont pas été sollicités. Il faut que les choses soient claires, parce que certaines rumeurs finissent par s’imposer », a-t-il dit.

Par Bertin DAKOUO




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