Irrigation de proximité et aménagement agricoles: les grandes réalisations du Président IBK

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Le Président Ibrahim Boubacar KEITA s’est engagé à faire du secteur du développement rural un véritable moteur de développement de notre pays et un levier important sur lequel repose la croissance économique du pays qui offre, en plus de la production agricole, beaucoup d’opportunités permettant de résorber le problème récurrent de chômage des jeunes. Ainsi, depuis trois années, notre agriculture est marquée par un développement exceptionnel de l’irrigation de proximité, l’accroissement des exploitations agricoles, la croissance de la productivité, le développement de la recherche agricole tout en se positionnant désormais comme le réservoir d’emplois. Sur l’objectif des 100 000 ha promis d’ici à 2018, 52 246 ha sont déjà aménagés et sont en exploitation par les producteurs.

Faire de l’agriculture le moteur de croissance économique et un outil efficace de lutte contre la pauvreté rurale, telle est la vision incarnée par le Projet de société du président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, et constitue une priorité de premier plan pour le Gouvernement.
Pour concrétiser cette vision, le chef de l’État, Ibrahim Boubacar KITA, a décidé d’affecter 15 % des ressources budgétaires au secteur agricole, l’érigeant ainsi au rang des priorités absolues de nos gouvernants. Cela a permis à notre agriculture d’accomplir de grandes prouesses en termes de modernisation et de diversification.

L’aménagement des 100. 000 hectares en bonne voie
Dans leur engagement en faveur du secteur du développement rural, les autorités ont décidé de mettre en œuvre un vaste Programme gouvernemental d’Aménagement (PGA) qui portera sur l’aménagement 100.000 hectares sur la période 2014-2018. Sur cet objectif, 52 246 ha sont déjà aménagés et en exploitation par les producteurs, selon des sources du ministère de l’Agriculture.
En effet, face au contexte de changement climatique doublé de la rareté de la ressource en eau, le Président de la République a instruit au département de l’Agriculture à mettre en place une politique visant à soustraire notre agriculture des aléas climatiques, à travers le développement de l’irrigation de proximité et l’aménagement de 100.000 ha pour la période 2014- 2018.
À ce jour, les aménagements achevés et réceptionnés sont estimés à 52.246 hectares, soit les 52,20 % des objectifs globaux du Programme, rassure-t-on. Les réalisations ont porté sur les grands aménagements au niveau des Offices et des petits barrages de retenue d’eau dans le cadre des aménagements de proximité. Des dispositions sont en cours, à travers l’Agence d’aménagement des terres et de fourniture de l’eau d’irrigation (ATI) pour accélérer le rythme d’aménagement des terres et améliorer les conditions d’habitat des populations rurales, à travers l’installation d’un programme pilote de « Nouveaux villages agricoles ». Des sites ont été identifiés en Zone Office du Niger, à Sélingué et Manatali et les études techniques et financières sont actuellement en cours pour la concrétisation de ces nouveaux villages agricoles.
Les superficies en irrigation localisées ont marqué une croissance continue, ces trois dernières années. Mieux, un dispositif incitatif mis en place à travers le Programme d’irrigation de proximité financé par les Coopérations allemande, canadienne et l’Union européenne prévoit de prendre en charge la totalité de la micro-irrigation pour les petites exploitations. Notons que l’objectif de reconversion des superficies actuellement irriguées en gravitaire vers l’irrigation localisée est fixé à 126 000 ha à l’horizon 2022.

Des perspectives prometteuses
Au-delà de la vision politique, notre Agriculture s’illustre aujourd’hui par la nouvelle approche imprimée par le Président de la République, depuis son accession à la magistrature suprême. Ainsi, les actions majeures posées ces 3 dernières années ouvrent la voie à d’autres chantiers aussi importants que fondamentaux pour le développement du secteur rural. Il s’agit entre autres de la déclinaison du Plan national d’Investissement dans le secteur agricole (PNISA), en cours en vue d’organiser le Forum des investisseurs dans le secteur agricole (FISAM), l’opérationnalisation accrue de la Politique nationale de maîtrise de l’eau agricole, à travers l’Agence d’aménagement des terres rurales et de fourniture de l’eau d’Irrigation (ATI), le démarrage des études de faisabilité et la mise en place des agropoles, notamment dans le péri urbain et à l’Office du Niger ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre du plan d’action de la Politique foncière agricole.
Par ailleurs, l’opérationnalisation du Recensement général agricole (RGA) a commencé et les agents recenseurs ont reçu en début août plus de 550 motos et autant de tablettes. Aussi, la mise en œuvre du programme de mécanisation et de motorisation agricole pour rehausser le taux d’équipement de 40 % à 60 % à l’horizon 2018 et la politique de subventions des intrants agricoles ainsi que le renforcement de capacités des producteurs, des cadres et des structures de l’État seront poursuivis. Le renforcement en ressources humaines des dispositifs de la recherche et de la vulgarisation agricoles, à travers le recrutement de 500 nouveaux agents est en cours ainsi que la mise en œuvre des Projets liés aux effets des changements climatiques afin de rendre notre agriculture moins vulnérable et de création de nouvelles interprofessions dans le cadre d’une meilleure opérationnalisation des filières agricoles.
Cependant, d’autres chantiers phares sont également en cours d’exécution, notamment la poursuite de la création des Centres ruraux de prestation de services agricoles pour la modernisation et la création d’emplois en vue de faire reculer la pauvreté en milieu rural et péri urbain, l’installation des jeunes sur les terres aménagées par l’ATI et la construction d’Habitats ruraux (HR) au profit desdits jeunes pour la création de richesses, l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.
Le moins que l’on puisse dire est que grâce aux efforts conjugués du Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, le secteur rural affiche aujourd’hui une nouvelle tendance basée sur un développement exceptionnel de l’irrigation de proximité, l’accroissement des exploitations agricoles, la croissance de la production et de la productivité, le développement de la recherche agricole, les aménagements de surfaces dotés en maitrise totale d’eau. Ceci est le résultat de la mobilisation active de tous les acteurs autour de ce nouvel élan à replacer le secteur agricole au centre de l’économie en tant que moteur de la croissance. Le secteur agricole commence à porter ses fruits avec une grande contribution au PIB, un appui à la balance commerciale ainsi que l’amélioration des exportations agricoles et alimentaires qui ont toujours été l’un des objectifs fondamentaux de la politique agricole.
C’est pourquoi la modernisation du secteur agricole et son affranchissement des aléas climatiques sont des priorités pour l’État du Mali qui s’est projeté à aménager 100 000 hectares. Comme moyens d’accroître la production et la productivité agricole, le gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture s’est également engagé dans le développement des programmes d’extension des aménagements hydro-agricoles.
Dans cette perspective, des textes relatifs à la création d’une Agence d’Aménagement des Terres et de l’irrigation ont été adoptés. De même, les actions du département de l’Agriculture se focalisent davantage sur la consolidation des acquis et la poursuite de la mise en œuvre de la Loi d’orientation agricole et de la Politique du développement agricole.

Des projets porteurs
Le projet des 390 ha à aménager dans le cassier de Ké-Macina a atteint une superficie aménagée de 318 ha repartis entre 317 exploitations agricoles. Quant au projet PRESA-DCI, dont la convention a été signée en janvier 2014, il a pour objectif de réhabiliter 3 426 ha dans le cassier de Molodo ; de réhabiliter les drains de KIO et Bonou Boua (55 km) ; de renforcer les capacités de l’Office du Niger et de promouvoir les innovations techniques. Déjà, ce projet a permis la réhabilitation des locaux de la coordination locale, la construction de 10 logements pour les agents d’encadrement.
Le projet PAON, dont les conventions ont été signées en 2011, puis en 2016, vise la réhabilitation de 1 745 ha du partiteur M2 de Molodo ; la réhabilitation de 1 140 ha des partiteurs M3 à M5 de Molodo et de faire une articulation du casier de Sossé Sibila.
Aussi, des projets de quelques grands privés intervenants à l’ON ont permis l’aménagement de quelques milliers d’hectares. Au compte du projet N-Sukala, 21 985 ha ont été attribués par lettre d’accord de principe à N-Sukala et 10 476 ha aménagés par N-Sukala pour la culture de la canne à sucre. Pour le projet de Moulin Moderne du Mali (M3-Sa) 20 000 ha ont été attribués à la société sur lesquels, 1 970 ha concernent les cultures du blé, du riz, de la pomme de terre de l’échalote…
Concernant le projet des 100 000 ha de Maliya singé en 2007, des études d’aménagements ont été faites sur 25 000 ha…

L’apport du projet IPRO IRRIGAR
Le Projet Irrigation de proximité, initiative de renforcement de la résilience par l’irrigation et la gestion appropriée des ressources (IPRO-IRRIGAR) occupe une place prépondérante dans les efforts du gouvernement pour l’aménagement des surfaces irrigables dans notre pays. Un programme qui vise à renforcer la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel des populations par l’accroissement et la diversification de la production agricole et l’amélioration de l’accessibilité aux produits issus de l’irrigation de proximité. Ce projet fait partie des engagements pris par l’Union européenne pour soutenir le Plan de relance durable du Mali présenté par le gouvernement lors de la conférence des donateurs à Bruxelles, le 15 mai 2013. Ce projet a pour objectif de soutenir le développement et l’utilisation accrue du potentiel irrigable des régions de Koulikoro et de Sikasso de manière durable et équitable. Il devra permettre l’aménagement de 43 nouveaux aménagements hydro-agricoles (AHA) permettant l’exploitation de 2 150 hectares, la réhabilitation de 14 AHA pour une superficie totale de 700 hectares ; la consolidation de 31 AHA construit par le Programme national des petits barrages et bas-fond pour une superficie totale de 1 450 hectares ; l’adaptation de 28 AHA pour la pratique de la pisciculture avec l’introduction de plus de 28 000 alevins…
Démarré en 2014, les résultats du projet IPRO-IRRIGAR à nos jours sont entre autres : 25 nouveaux barrages réalisés et une réhabilitation d’une superficie totale de 1 856 ha attendus d’ici à la fin 2016, dont 661 ha sont déjà réceptionnés et exploités.
Dans le bélédougou, ce sont 15 nouveaux barrages et 4 réhabilitations pour une superficie totale de 940 ha, dont 717 réceptionnés et en exploitation.
En résumé, ces actions dans les deux régions retenues contribueront à l’aménagement de 2 796 ha d’ici à la fin de cette année 2016 sur lesquels 1 378 sont déjà réceptionnés et en exploitation ; 100 ha de mesures de protections environnementales et 27 km de pistes terminés ; deux étangs piscicoles et l’empoissonnement de plusieurs retenues d’eau ont été réalisés lors de la campagne passée. D’ici à la fin de l’année 2016, ce sont 1 882 ha de terres aménagées qui seront réceptionnées et qui contribueront à environ 8 % des prévisions du Programme gouvernemental d’aménagement.

PAR MODIBO KONE

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