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mercredi 16 août 2017
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Jour pour jour, c’était un 29 janvier: IBK à Tombouctou

Le candidat du RPM et d’une coalition de partis politiques à la présidentielle de 2012, El Hadj Ibrahim Boubacar Kéita, était à Tombouctou, le dimanche 29 janvier 2012.
En prononçant le discours d’ouverture de la conférence régionale de son parti à Tombouctou, hier dimanche 29 avril, au Centre Ahmed Baba, le président du RPM, Ibrahim Boubacar Kéïta, a largement évoqué l’insécurité grandissante dans le Nord-Mali.
«Chers amis de Tombouctou, le Mali traverse une crise difficile. Depuis plusieurs jours déjà, notre pays est frappé par une série d’attaques rebelles. Des soldats sont morts au combat pour défendre notre République et notre souveraineté nationale! Je veux dire aujourd’hui ma profonde gratitude aux disparus et ma compassion aux familles endeuillées. Vous pleurez vos morts. Le Mali reconnaissant se joint à vous… Ces attaques sont une trahison. Celle d’une nation généreuse, ouverte et solidaire. Car ceux-là mêmes qui nous tuent aujourd’hui ont été accueillis en frères à leur retour de Libye! Rien n’a manqué. En retour, notre peuple est attaqué, humilié, bafoué… Au moment où nous venons de célébrer le 51è anniversaire de notre armée nationale, j’ai mal. J’ai mal, car je connais les difficultés du combat dans les régions attaquées et les conditions de notre armée. J’ai mal, car je constate que nos troupes sont prises entre le feu des rebelles et celui des terroristes d’AQMI. Ce n’est pourtant pas une fatalité. Demain, à travers une nouvelle loi de programmation militaire, nous devrons doter nos forces armées et de sécurité des moyens techniques et humains leur permettant de mieux faire face aux nouvelles menaces: défense du territoire national et lutte contre le terrorisme», a martelé IBK d’un ton à la fois compatissant et martial.
Côté précampagne, IBK a déclaré devant les militants de son parti, ses alliés d’autres formations politiques et ses sympathisants : « Je serai un combattant indéfectible pour la protection de notre intégrité territoriale et de notre stabilité. Soyez-en rassurés, je ne laisserai pas des hors-la-loi prendre en otage notre unité et notre paix. Je ne laisserai pas AQMI semer la terreur au Nord-Mali ».

Mardi 29 janvier 2013
Conférence des donateurs pour le Mali à Addis Abeba
Les dirigeants internationaux et africains se réunissent pour une conférence destinée à financer le déploiement de la force africaine au Mali et la restructuration de l`armée malienne
La conférence des donateurs pour le Mali s’est tenue, le mardi 29 janvier à Addis-Abeba, et a permis de mobiliser près de 455 millions de dollars sur les 950 millions attendus pour financer le déploiement des 8000 soldats de la MISMA pour une reconquête du territoire perdu et surtout reconstruire l’armée malienne.

L’objectif de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) dont les effectifs au départ ont été relevés de 3300 à 8000 soldats, est de repousser les groupes islamiques et terroristes sévissant au Nord- Mali. Elle doit aussi aider à la reconstruction de l’armée malienne, et surtout pousser le processus politique à son terme, avec des élections démocratiques.
D’ores et déjà, l’Union africaine a annoncé 50 millions de dollars pour la MISMA tandis que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) met dans la cagnotte 10 millions de dollars. L’Union européenne alloue également un montant de 50 millions de dollars, à travers sa facilité de paix pour l’Afrique.
Grosso modo, les donateurs n’ont pas marchandé leurs promesses. Des institutions, des Etats contributeurs ont multiplié les annonces. Pour l’heure, les montants recueillis sont estimés à 455 millions de dollars.
Les Nations unies ont même mis en place deux « trust funds », une sorte de fonds fiduciaires, pour recueillir les dons destinés d’une part à la MISMA, aux troupes de la CEDEAO ainsi qu’aux contingents tchadiens et burundais et d’autre part, à la formation et à l’équipement de l’armée malienne. Le mécanisme onusien vise à permettre aux Etats dont les lois interdisent le soutien aux régimes issus de coup d’Etat, comme c’est le cas actuellement aux Mali, d’apporter leur aide.
La conférence a décidé de mobiliser des ressources à hauteur de 950 millions de dollars ; ce qui est largement supérieur au budget initial de la MISMA qui est de l’ordre de 460 millions de dollars.

La moisson semble bonne à l’issue de cette conférence des donateurs internationaux à Addis-Abeba. Laquelle a réaffirmé avec force que le monde doit mener la guerre contre les terroristes et les narco-trafiquants.
La solidarité internationale est restée généreuse pour l’effort de guerre au Mali. Devant le président Dioncounda Traoré et sa délégation, des donateurs internationaux ont mis la main à la poche. Parmi les gros contributeurs, on peut citer le Japon (120 millions de dollars), les USA (97 millions de dollars), la France (47 millions d’euros), le Nigeria (32 millions de dollars), le Canada (30 millions), la Suède (29 millions), le Bahreïn (10 millions de dollars) ou l’Algérie (10 millions de dollars). D’autres pays comme le Burkina Faso (4 millions US), le Sénégal et le Ghana (3 millions US), le Niger (2 millions US), le Bénin (2 millions US) ont manifesté leur solidarité à la hauteur leurs moyens.

Enfin, le 5 février prochain se tiendra à Bruxelles une réunion du groupe de contact sur le Mali.




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