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lundi 18 mars 2019
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Journée africaine de l’état civil: sensibiliser sur l’importance des faits d’état civil

A la suite de la communauté africaine, le Mali a célébré ce 20 décembre 2018, la Journée africaine de l’état civil (JAEC), au Palais de la Culture de Bamako. Organisée par le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, cette première édition était placée, sur le plan continental, sous le thème central : «Promouvoir un système novateur universel de l’enregistrement de l’état civil et des statistiques vitales pour une bonne gouvernance et une vie meilleure».

Cette problématique se déclinait sur le plan national par le sous le thème «Protection des droits et état civil».

L’objectif de cette journée est de contribuer à sensibiliser chaque année les citoyens, sur l’importance des faits et statistiques d’état-civil afin qu’ils participent activement aux déclarations des faits d’état civil et participe à la construction d’un état civil performant, complet et moderne.

La cérémonie officielle de célébration de cette journée était présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Mohamed Ag ERLAF, en présence du représentant du maire de la commune V, du directeur national de l’état civil, le Dr Abdoulaye ALKADI, du représentant de l’UNICEF, Maxime LE POISSONNIER, etc.

Les origines d’une célébration

Pour rappel, la journée de commémoration de l’état civil, est instituée le août de chaque année, telle que déclarée par la quatrième conférence des ministres, responsables de la gestion de l’état civil et entérinée par le Conseil exécutif de l’Union africaine, lors de sa 32ème session ordinaire de janvier 2018.

Selon le directeur national de l’état civil, le Dr Abdoulaye ALKADI, l’événement a bel et bien été célébré le 10 août au Mali, à travers un message relayé par le quotidien national, L’Essor ; mais le contexte des élections occupait suffisamment l’attention de nos concitoyens. Cette journée du 20 décembre vient donc compléter la célébration du 10 aout 2018.

Pour le Dr Abdoulaye ALKADI, le contexte national explique largement le choix du thème et la présente journée réunit tous les acteurs de l’état civil, c’est-à-dire les populations, l’Etat, les partenaires techniques et financiers et les OSC. Pour le citoyen, pris individuellement, l’enregistrement des faits d’état civil est l’outil principal de garantie du droit à une identité juridique et la source de documents officiels sur les événements importants de la vie (naissance, mariage, décès).

Les actes d’état civil, relatifs à chaque événement, permettent d’apporter la preuve juridique de l’existence et de l’âge, d’établir les droits fondés sur l’âge ; par exemple, le droit de vote, la scolarisation, le permis de conduire, le droit au mariage.

Il permet aussi d’apporter la preuve de mariage ou de divorce, d’établir les liens de parenté, d’apporter la preuve d’un décès ou d’un droit à l’héritage et de faire appliquer les lois portant, par exemple, sur le travail des enfants, la traite des enfants ou le jugement d’un enfant devant un tribunal pour adulte, etc.

Pour sa part, le ministre Ag ERLAF a rappelé que le Code des personnes et de la famille garantit la gratuité des déclarations des naissances, des décès, des mariages et la délivrance des premiers originaux des actes délivrés. De l’avis du ministre, on constate une légère augmentation des taux de déclarations des faits d’état civil et de délivrance des actes.

Etat des lieux

Au Mali, souligne le ministre, les délivrances des actes d’état civil demeurent faibles en termes de taux d’enregistrement, incomplets en termes d’exhaustivité, non fiables en termes de complétudes, non sécurisé en termes de nationalité des détenteurs des actes produits.

Les taux d’enregistrement à la naissance restent faibles pour les enfants. Cela pose, selon Ag Erlaf, un réel problème de sécurité et de protection des citoyens. Celui des décès est dramatiquement préoccupant et celui des mariages stagne avec la tendance de l’oublie de leur enregistrement dans les centres d’état civil des lieux de naissance des époux.

«Quand le taux de déclaration de tous les faits d’état civil ne sont pas élevés, la planification du Développement n’est pas fiable», a lancé le ministre en charge des questions d’état civil, Mohamed Ag ERLAF.

Selon les organisateurs de cette rencontre, la plupart des pays africains, comme le Mali, sont dotés d’un système d’enregistrement des faits d’état civil. Mais force est de constater que peu d’entre eux sont conformes à la norme ONU d’inscription continue, permanente et obligatoire des événements d’état civil avec leurs caractéristiques (naissance vivantes, décès, morts fœtales, mariages et divorces).

Par Abdoulaye OUATTARA




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