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lundi 17 juin 2019
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Journée africaine de la lutte contre la drépanocytose: les acteurs sollicitent une loi pour la gratuité des soins

Le 10 mai, journée africaine de la lutte contre la drépanocytose a été une occasion pour les acteurs de faire un  plaidoyer auprès des parlementaires pour la gratuité des soins de cette maladie dont le traitement revient très cher. C’’était dans la salle Aoua KEITA de l’Assemblée nationale, sous la présidence de l’honorable Boubacar D. SISSOKO, Président de la Commission de la santé, du développement social et de la solidarité de l’Hémicycle.

L’objectif de la journée est d’évaluer la lutte contre la drépanocytose, de parler les difficultés auxquelles les porteurs de ce virus sont confrontés. En délocalisant la tenue de la présente édition à l’Assemblée nationale, il s’agissait pour les personnes affectées et infectées par cette maladie de lancer un vibrant cri de détresse aux législateurs de notre pays, en demandant la gratuité des soins, à l’image de plusieurs maladies.

Selon le Professeur Dappa DIALLO, Directeur du centre de recherche et de  lutte de recherche  (CRLD), son centre  ayant un statut d’EPST, apporte un appui à l’accès aux spécifiques par une médecine préventive et des soins en hospitalisation de jour. « Il se pose aujourd’hui la question de la continuité des soins aux drépanocytaires et de la prise en charge de certaines complications qui demandent une organisation autre que celle en cours dans la structure », a souligné le Pr DIALLO.

Outre ce problème, Pr DIALLO s’est dit préoccupé des cas isolés qui ne sont référés à sa structure spécialisée. Selon ses chiffres, sur les 5 000 naissances, le CRDL ne reçoit que 1 000 cas de nouveau-né drépanocytaires. Ce qui veut dire, selon lui, que les 4000 autres cas sont dans la nature.

« Cette question doit avoir une réponse adéquate en cherchant  ces enfants qui souffrent et les prendre en charge systématiquement », a-t-il dit.

Le professeur Aldjouma GUINDO a expliqué  que  le test d’Emmel révèle la présence de l’hémoglobine drépanocytaires S dans les hématies. Puis, il a insisté sur le dépistage des enfants de 0 à 5 ans pour une prise en charge précoce.

Il a par ailleurs invité  les parlementaires à légiférer la gratuité des soins  adéquats de cette maladie.   

L’Honorable SISSAKO, après s’être informé  sur cette maladie, a  déploré que chaque année, 5 000 enfants naissent avec le trait drépanocytaire au Mali.

En outre, poursuit-il,  environ 50% des drépanocytaires décèdent avant l’âge de 5 ans et 80 % avant leurs 20 ans. Il a déploré  que parmi les enfants drépanocytaires reconnus, 52% ont un retard scolaire et activités professionnelles dus à des complications qui occasionnent des crises graves. « Ces données montrent à suffisance l’ampleur du problème.  Il est urgent  pour le Mali l’adoption des mesures pour alléger la souffrance des populations. Nous ne ménagerons aucun effort, après notre propre étude sur le terrain, de faire rapidement des actes concrets, en ce qui concerne la gratuité de certains produits, dont l’hydroxy urée appropriés pour soulager les souffrances drépanocytaires  », a-t-il promis.

PAR CHRISTELLE KONE




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