Journée de souvenir aux victimes de la route: l’ANASER appuie les SAU et la protection civile

Le ministère de l’Équipement, des transports et du désenclavement, à travers l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), en partenariat avec le Comité national de la sécurité routière, a célébré, hier dimanche, la 6è édition de la journée mondiale des victimes de la circulation routière, à travers une visite de courtoisie aux accidentés de la voie publique au Service d’accueil des urgences du CHU Gabriel TOURE et à la Direction générale de la Protection civile.
Ces deux structures, qui interviennent dans la prise en charge des accidentés, ont reçu un important lot de médicaments d’une valeur d’un million de FCFA et des tickets d’essence d’une valeur d’un million de FCFA, de la part de l’ANASER, chargée de la prévention.

Conduite par le directeur général de l’ANASER, le chef d’escadron Mamadou Sidiki KONATE, l’importante délégation était composée de plusieurs agents de l’ANASER et des membres du Conseil national de la sécurité routière.
Au CHU Gabriel TOURE, la délégation a été accueillie par le directeur général adjoint et le chef des Services des urgences, le Pr Django DJIBO.
Selon le DG de l’ANASER, la journée mondiale de souvenir aux victimes de la route, consacrée par les Nations unies, est célébrée le 3e dimanche du mois de novembre.
À travers cette Journée nationale du souvenir aux victimes de la route, les plus hautes autorités du Mali entendent rendre hommage, compatir et soulager les souffrances des familles, parents, collègues et amis qui vivent avec la mort ou la souffrance d’un être cher, victimes des accidents de la circulation routière.
Par ailleurs, en plus de commémorer la vie des centaines de personnes chaque année, la célébration de la journée vise également à sensibiliser la jeunesse et les usagers sur les dangers de l’incivisme sur la route.
Quant au Pr Django DJIBO, il a vivement salué et félicité l’ANASER pour ce geste qui n’est pas le premier du genre.
Le Service d’accueil des urgences, en 2015 (les statistiques de 2016 ne sont pas encore bouclées) a enregistré 22 000 admissions ; parmi lesquels 70 % sont concernés par les accidents de la voie publique. Ce qui fait, à son avis, 44 admissions par jour.
« Ce qui fait une masse critique de patients des accidentés de la voie publique que nous gérons dans cette structure », a déclaré le Pr Django DJIBO.
Concernant les difficultés, dira le Pr DJIBO, elles sont en amont, à l’intérieur de la structure et à l’aval.
« À amont, les blessés graves, qui représentent 10 % de leurs activités, sont classés parmi les patients polytraumatisés, c’est-à-dire un pronostic vital qui est engagé. La prise en charge de ces types de patients doit être faite dans les premières heures de l’accident ; à défaut, on les perd. Mais malheureusement, au jour d’aujourd’hui, cette prise en charge dans les premières heures avant l’hôpital n’existe pas. Les autres pays par rapport à cela ont avancé. Je suis arrivé de Dakar, juste hier (ndlr samedi), je suis parti voir comment leur système fonctionne. Ils sont déjà dans la médicalisation post-hôpital ; c’est-à-dire c’est l’hôpital qui va chercher le patient et l’amener à l’hôpital ». Au niveau de l’hôpital, il y a également des difficultés ; certes, la Loi hospitalière les aide énormément, car elle exige la prise en charge du patient par l’hôpital. Ce qui nécessite une disponibilité des médicaments au niveau des SAU pour qu’il n’y est pas de retard dans la prise en charge. Car pour ce type de patient, « c’est le temps perdu qui est contre eux », a-t-il expliqué.
Pour le Pr DJIBO, assez d’efforts sont fournis à ce niveau par le département, mais il arrive qu’il ait des ruptures de médicaments ; des radios ou des scanners qui sont en panne. Tous ceux-ci concourent au retard de la prise en charge de ces patients.
En aval, a-t-il rappelé, les missions essentielles des Services d’accueil des urgences consistent à accueillir, stabiliser et dispatcher les patients. Le dispatching peut poser problème dans les services de réception (problème de places) donc garder un patient au-delà des 72 heures règlementaires.
Enfin, a-t-il révélé, le département est en train d’installer la salle de régulation qui va leur permettre de réguler les différentes ambulances de Bamako, en termes de gain de temps.
« Une ambulance se déplace du CSREF de la CV, elle appelle le centre de régulation qui est à mesure de dire qu’à Gabriel TOUTE, il y a ou n’y a pas de place ; et orienter cette ambulance vers d’autres structures », a-t-il conclu.
Après la délégation s’est rendu à la Direction générale de la Protection civile, sise à ACI 2000, où elle a été accueillie par le directeur général adjoint, le colonel Faguimba KEITA.
Selon le colonel KEITA, 70 % des interventions de la protection civile sont des secours accidentés, avec un corolaire d’amputations, de morts et d’invalidité permanente.
Tout en remerciant l’ANASER pour ce geste devenu traditionnel, le DGA l’a invité à insérer la conduite à tenir envers les accidentés de la circulation dans son programme de prévention contre l’insécurité routière.
Le directeur général de l’ANASER a remis, au nom du ministre de l’Équipement, des transports et du désenclavement, TRAORE Seynabou DIOP, successivement au CHU Gabriel TOURE et à la Direction générale de la Protection civile, un important lot de médicaments d’une valeur d’un million de FCFA pour les SAU et des tickets d’essence d’une valeur d’un million de FCFA pour la Protection civile pour la prise en charge des accidentés de la circulation routière.

Par Sékou CAMARA

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